Chapitre 16

. Une heure.
Ca fait maintenant plus d'une heure que Tom parle à cette fille, Karine. Une bonne heure que j'entend deux rires liés l'un à lautre, toujours suivi de prés. L'un masculin, l'autre féminin. Le pire c'est que ces deux rires s'accordent bien... j'crois que c'est ça qui me met le plus en rogne.
Une heure et plus que j'ai l'impression de faire parti du décor. Ou alors peut-être que je ressemble à une chaise qui sait? J'ai beau me regarder sous toutes les coutures et me toucher le bras ou la jambe pour voir si je suis bien réel (je sais pas, on sait jamais peut-être que je me suis volatilisé sans que personne ne remarque U_U), pour me prouver que je suis bien autour de cette table comme eux... mais non je suis bien là alors je comprend pas pourquoi j'ai cette impression d'être invisible.

Karine...
Je déteste d'office ce nom. Jamais je n'appelerais mes enfants comme ça c'est sur. Karrrrrriiiiiiinnnne chai pas c'est moche non? Ca fait... chai pas "Rrrrrrrrrr". Et en plus même elle est moche. Franchement je vois pas ce qui peut lui trouver. Non c'est vrai en toute objectivité je peux dire que ses cheveux sont secs et mal lissés, sa manucure est mal faite, le blanc dépasse sur l'ongle alors que c'est super facile à faire. Et puis son maquillage... franchement personne lui a appris à faire un trait ou quoi? A en juger par son eyeliner mis à l'arrache je crois que non .Le truc encore pire que tout c'est ... elle a aucun goût vestimentaire. C'est quoi ce tee-shirt orange avec une ceinture de couleur rouge. Bien sûr elle a voulu faire un p'tit clin d'oeil pourri avec ses ballerines rouge mais ça marche pas du tout alors elle aurait du s'en tenir à des chaussures noirs. C'est vraiment moche, et laid, j'oserais jamais sortir comme ça moi. T'es naltonienne ou quoi pour pas assortir les couleurs?
En gros ... elle est moche !!! Et surtout ne me dites pas que je suis pas objectif et que je suis jaloux parce que c'est pas vrai du tout. C'est juste ... faut avouer elle a rien pour elle cette fille.

Pffff. Voilà je sens la pure crise de jalousie. On peut pas faire mieux je crois.
Chui pathétique... mais en même temps j'ai mes raisons, depuis plus d'heure Andréas et moi n'avons décrocher un mot, et personne enfin aucune des deux personnes assises avec nous ne semblent sans soucier. Ils sont bien trop "occupés" pour ça. Je m'affale un peu plus dans ma chaise en croisant les bras, le regard ancré sur un point fixe que je ne lâche pas, en l'occurence un rocher. Si je pouvais je suis sur il serait déjà en milles morceaux tellement mes nerfs sont à fleur de peau.

Depuis qu'elle est arrivée Tom ne fait plus attention à moi.
En trois mots... j'existe plus.
Ca résume assez bien ce que je suis entrain de vivre à cette instant précis. Tout c'est passé tellement vite et que j'ai eu le temps de ne rien comprendre. Il est allé la voir puis l'a invité à rester avec nous sans même demander notre avis. En à peine 5 minutes, l'air est devenu plus lourd et plus pesant.
La distance entre nous est si grande à cet instant que je me demande comment on a pu être aussi proche il y a à peine une heure de ça. Comment peut-il être aussi proche de cette fille sans me prêter plus d'attention que ça? Je suis censé être son copain non? Ce qui fait le plus mal je crois c'est qu'il se passe de moi sans problème. Il s'amuse sans moi et ne semble pas affecté par le fait de ne pas me parler alors que je suis à côté de lui alors que moi je peux pas m'empêcher d'être en contact avec lui quand il est à mes côtés.
Comment il fait pour pouvoir changer d'attitude en si peu de temps? Quelques minutes avant qu'elle arrive tout était ... parfait. Comme quoi, il ne faut pas se réjouir trop vite de son bonheur.

Et il y a ce sentiment qui monte à chaque fois que mes yeux se posent sur elle. Il s'accentue un peu plus chaque fois que je vois une partie d'elle toucher Tom... comme sa main, sa jambe... même son regard le touche mais d'une tout autre manière.
Je n'ai jamais ressenti un tel sentiment de rancoeur envers quelqu'un. Vous savez le genre de sentiment qui vous fait bouillir le sang à un tel point qu'on a l'impression qu'on va exploser. Pourtant je ne la connais pas cette fille mais rien qu'en la regardant si proche de Tom, je n'ai qu'une envie: l'éloigner le plus possible de lui. Rien qu'en voyant ses yeux se poser sur lui alors que Tom sourit en la regardant, ses yeux pétillants d'une lueur que je n'ai encore jamais vu, j'ai envie de me lever et... partir. Oui c'est pitoyable je sais mais ça prouverait peut-être une chose... Tom ne le remarquerait sûrement pas.
Il ne m'a même pas dit qui était cette fille... non bien sûr il est trop occupé à la regarder et à lui sourire. Ce sourire en plus... un sourire de charmeur. Non mais sérieux je rêve là? Pourquoi il agit comme ça? Qui c'est cette fille? J'aimerais simplement savoir qui c'est pour lui...

Alors c'est ça la jalousie hein? Elle va de paire avec l'amour sûrement parce que je n'ai jamais autant été jaloux qu'aujourd'hui. Elle est vicieuse et vous rend triste sans que vous ayez le temps de dire ouf. Jaloux... à cet instant je me demande s'il la mérite cette jalousie qui m'envahit un peu plus à chaque seconde passée. Peut-être que c'est moi quie n fait trop, mais à voir Tom cette fille n'est pas comme les autres. Son comportement peut le prouver.

Je jette un coup d'oeil dans leur direction et déglutis en voyant la main de Karine se poser sur la cuisse de Tom. Et le pire? Il ne fait rien pour la retirer. Au contraire leurs têtes se rapprochent d'un même mouvement, leurs bouches laissant échapper un léger rire dû à une anecdote que Tom raconte. Je ne cherche même pas à écouter ce qu'ils disent. En quoi c'est important? Quelques brides de paroles me parviennent aux oreilles mais je n'y prête pas attention. Elle a l'air de connaître Tom beaucoup mieux que moi, et c'est peut-être ça qui me rend jaloux à en crever. Finalement moi je ne le connais pas tant que ça alors que elle semble en connaître plus sur sa vie.
Je lance alors un regard à Andréas qui hausse les épaules en signe d'impuissance. Lui non plus ne sait pas quoi faire. On est complétement paumés et moi plus que lui je pense parce que lui n'a pas cette jalousie qui commence à me ronger un peu plus encore.
Normal d'être jaloux quand on est amoureux non? Mais pourquoi autant?
Mon ventre se tord quand les rires se font plus buyants et plus réguliers. Ils semblent s'entendre à merveille. Je ne l'ai jamais autant entendu rire.

Je ferme les yeux et serre les poings en soupirant bruyamment. Les deux rires s'estompant un peu, Tom se retourne vers moi. Oh tiens j'ai l'immense privilège qu'il pose ses yeux sur moi.
Wow une fois en une heure quelle chance. La jalousie peut-elle amener à la colère? Parce que c'est ce que je ressens quand mes yeux se posent sur lui. Et la seule chose que j'ai envie de faire? Fuir son regard qui m'énerve plus qu'autre chose. Pourtant son regard je l'ai adulé et admiré plus d'une fois...

- Ca va pas ?

Il me regarde d'un air interrogatif, les sourcils froncés attendant visiblement une réponse rapide. Je croise le regard de sa copine et répond en tournant la tête.

- T'inquiète... je me suiciderais pas ce soir..
- ?
- ... plutôt demain.


Je baisse la tête en époussetant un peu mon pantalon évitant volontairement le regard de Tom qui d'ailleurs ne dure pas. Il ne réagit même pas aux mots que je viens de dire. Son regard ne dure que quelques secondes, sans plus, avant de se reposer sur cette fille.
Qui est-elle pour autant captiver son attention?
Andréas pouffe de rire alors que j'entend distinctement Karine glousser avant de prendre la parole.

- Ton nouveau copain est marrant dis moi.

Tu sais même pas à quel point chui son copain.
J'en ai marre, je sature là. Pourquoi ne lui dit-il pas simplement qui je suis pour lui? Mais au fait... qui suis-je à ses yeux? Je croyais le savoir avant que cette fille ne fasse son irruption en arrivant la bouche en coeur. Je commençais à me dire que la réciprocité de mes sentiments était possible... alors pourquoi a t-il fallu qu'elle arrive pour me faire douter. J'ai pas assez douté? Non il faut en rajouter une couche peut-être.

J'ai beau être gay, ou bi c'est pareil, j'ai aussi une dignité et une fierté comme tout homme normalement constitué donc je ne vais pas me laisser faire alors que Tom flirte librement devant mes yeux. Même si ça fait plus mal que je ne le voudrais, je fais tout pour paraître indifférent face aux marques d'affections que Tom et Karine se montrent. Si je m'écoutais je le nommerais de jolis noms d'oiseaux qu'ils seraient ravis d'entendre j'en suis sûr. Je soupire une nouvelles fois et je peux sentir la tête de Tom se tourner quelque peu sans arrêter de parler avec "l'autre".
Mes bras croisés et le regard fixant droit devant, je dois vraiment avoir l'air de bouder mais... c'est le but. Tanpis si j'ai l'air d'un goss qui n'a pas eu ce qu'il voulait. Au fond je suis peut-être un goss qui a trop vite grandi.
Je veux qu'il comprenne que j'en ai marre et que j'en peux plus de son attitude de connard. Pourquoi ne fait-il pas autant attention à moi que les autres jours? C'est vraiment limite s'il me connaît pas et ça fait vraiment peur quoi. Je me racle la gorge de façon peu discrète en tournant la tête à gauche alors que j'entend le froissement des habits trop grand de Tom, signe qu'il bouge. Quand mes yeux se posent sur Tom et Karine, les voyant me regarder une nouvelle fois, je lance mon sourire le plus faux cul possible.

-J'ai un chat dans la gorge... P-A-R-D-O-N de déranger.

J'entend Andréas plus que je ne le vois rire doucement, alors que Tom me regarde en haussant les sourcils. Pourquoi il comprend pas? Il ne cherche même pas à comprendre mon comportement, il ne fait pas attention à ce que je peux ressentir en le voyant aussi proche d'une autre personne... c'est pas si compliqué à comprendre merde.

- Qui t'as dit que tu dérangeais?

Je ne cherche même pas à répondre à la question et détourne le regard une nouvelle fois alors qu'un silence pesant c'est installé autour de la table. Personne n'ose parler ou attend que quelqu'un prenne la parole. En tout cas ce ne sera pas moi.
Tom commence peut-être à comprendre ce qu'il se passe dans ma tête qui sait? Mais il ne cherche pas plus loin et éloigne une nouvelle fois le sujet en se levant. C'est un bonmoyen pour s'éloigner un peu plus de moi.

- Je vais jeter tout ça je reviens.
- Oh attends je viens avec toi, on pourra continuer à parler au moins.


Je jette un bref coup d'oeil et je vois sans mal le sourire qu'ils échangent. Vous génez pas pour moi, franchement ça me fait rien du tout. Vous pouvez même baiser sur la table j'en ai rien à foutre. S'il cherche à me rendre dingue ben c'est gagné. J'ai jamais autant eu l'impression que je vais exploser. Prise d'une pulsion de colère, je murmure assez fort quelques mots pour que tout le monde les entendent.

- Jette toi avec en même temps.

Tom se retourne assez brusquement en entendant le son de ma voix, qui était relativement sec et froid et ses yeux s'arrondissent. Je le regarde aussi, en haussant un sourcil, l'air indifférent même si au contraire mon ventre se tord en voyant son expression d'incompréhesion et cette fille à côté de lui, aussi proche que moi je peux l'être de lui. Pourquoi j'ai cette impression qu'elle a pris ma place? C'est à moi d'être aussi proche de lui, pas à elle.
Il ne sort aucun mot, juste me regarde cherchant à comprendre mon comportement mais il ne semble visiblement pas motivé à chercher beaucoup puisque je le vois s'éloigner de la table en compagnie de Karine.
Putain mais pourquoi il ne veut pas comprendre?
Je souffle un bon coup avant de regarder Andréas qui ne me quitte pas des yeux non plus. Lui doit savoir, il connaît Tom depuis toujours ou presque, il doit forcément la connaître. Je pose mes coudes sur la table en le regardant dans les yeux.
Faites qu'il puisse m'aider.

- Andréas c'est qui cette fille au juste?
- Ben en fait c'est... son ex.
- Quoi? Celle avec qui il a cassé avant qu'on sorte ensemble?
- Non une autre qui date de beaucoup plus longtemps.
- Putain s'il agit comme ça avec toutes ses ex je...
- Non mais elle c'est différent. Il agit tout le temps de cette manière quand ils sont ensemble.
- Mais... pourquoi il m'ignore à ce point?
- Cette fille il y tenait beaucoup et à chaque fois qu'il la voit, c'est comme un retour en arrière. Moi-même je comprend pas sa réaction, quand elle est là, il voit qu'elle pourtant avec tout ce qu'elle lui a fait il devrait la haïr. Je sais pas s'il a vraiment tourné la page en fait.
- Qu'est ce qu'elle lui a fait?
- Elle la trompait alors que ça fait 2 ans qu'ils étaient ensemble. C'est même pas elle qui lui a dit mais un pote qui l'a découvert.
- Ah... pourtant ils sont super proche. Moi j'aurais jamais accepté d'être amie avec une ex si elle m'a fait un coup pareil.
- Il ne voulait pas la barrer de sa vie définitivement. Ils ont parlé longtemps avant de se mettre d'accord et c'est comme ça qu'ils sont devenus super amis, et super complice aussi.
- Hum...
- Je comprend très bien que tu sois jaloux mais ça c'est une partie de Tom que tu dois connaître et vivre avec aussi, il est assez lunatique et des fois il ne fait pas attention au mal qu'il peut faire aus gens qui tiennent à lui parce que c'est ça non? T'es raide dingue de lui?


Je n'ai pas le temps de répondre que Tom et Karine reviennent en rigolant, encore et encore.
Cette complicité qui les lie... est ce qu'elle est aussi forte que la nôtre?
La main de Karine est posée sur son avant bras alors qu'ils se réinstallent puis elle se rapproche de lui. Et elle revient au galop, cette jalousie qui devient maladive. J'avoue que je suis d'une nature jalouse, mais là ça dépasse tout, toute cette jalousie qui m'envahit est au delà de ce que j'ai pu vivre avant. Pourquoi je suis aussi jaloux?
Je devrais lui faire confiance alors... pourquoi j'y arrive pas? Je déglutis quand je la vois se pencher sur lui, ses lèvres à son oreille. A cet instant, je suis certain qu'elle peut sentir cette odeur et effleurer cette peau qui est censée m'appartenir. Ce n'est pas lui qui m'a dit qu'il ne voyait aucun problème à m'appartenir à la seule condition que moi aussi je sois à lui.
Alors pourquoi il agit comme ça? Il a oublié tout ce qu'il m'a dit déjà?

- Au fait Tom, t'as une copine?

Je serre les dents en entendant à peine sa question. J'attend avec inquiètude la réponse que va fournir Tom. Ses yeux se posent directement sur moi alors qu'il commence à parler, bébayant quelque peu.

- Ben en fait, je...euh c'est..
- Tu veux que je t'aides Tom?
- Bill...
- Ce qu'il veut dire c'est qu'il a UN copain. Mais ça il a du l'oublier y a environ une heure.


Je me lève en lui lançant un regard noir sur le point de partir. Je prend mon sac mais une main me retient.

- Attend Bill part pas.

Je retire ma main plus violement que je ne le voulais et me remet droit, plaçant mon sac sur mes épaules.

- Franchement j'vois pas pourquoi je resterais.

Il me regarde avec incompréhension avant que ses yeux ne se posent sur Andréas pour chercher à comprendre qu'est ce qu'il se passe. C'est que maintenant qu'il se rend vraiment compte que quelque chose cloche?

- Hé il lui prend quoi?

Andréas me regarde quand je passe devant lui. J'respire un bon coup. C'est la jalousie qui fait aussi mal? A quoi ça sert d'être amoureux si c'est pour toujours souffrir? J'entend faiblement la réponse d'Andréas qui est resté assis. J'limagine bien lever les yeux au ciel en se levant.

- L'amour Tom, l'amour!

Il suffit d'une ou deux secondes pour le retrouver à mes côtés. Il passe son bras autour de mes épaules comme un ami le ferait dans les moments difficiles. Je ne me retourne pas parce que je sais ce que je vais voir... le regard de Tom fixé sur moi. Je peux le sentir sur mon dos et j'ai qu'une envie de retourner pour croiser son regard mais non il ne faut pas. Je veux juste qu'il comprenne que moi j'ai des sentiments et qu'il m'a fait rêver en agissant de cette manière avec moi. Et là... il est en train de tout détruire pour une ancienne histoire qui remonte à pas mal de temps.
Je souffle un bon coup en reprenant contenance alors qu'Andréas est toujours à mes côtés.

- Allez Bill, tu vas pas laisser cette fille tout gacher si?
- Je sais pas Andréas, il a l'air d'y tenir encore à cette fille. Moi j'suis quoi pour lui?
- Chui sur que tu peux l'aider à l'oublier entièrement.


Je tourne la tête vers lui, cherchant une explication à ses mots.

- Pourquoi t'as autant confiance en moi?
- Parce que même s'il a agi comme un salaud, quand il te regarde j'ai jamais vu ses yeux autant pétillés.
Même pas pour elle...


[...]

Ca fait une bonne demie-heure que je suis assis sur ce banc au lieu de prendre le bus pour rentrer chez moi. J'ai envie de rien faire là et encore moins de m'enfermer dans un endroit clos. Je sais que ma tante va sûrement s'apercevoir qu'il se passe quelque chose si je rentre direct et je ne me sens pas la force de tout lui raconter.
Andréas est parti directement après les cours et de toute façon j'avais besoin d'être seul, de réfléchir seul. Je soupire en passant mes mains sur mon visage. Pendant les cours, j'ai tourné la question dans tous les sens et je vois pas du tout ce que je peux faire. Je ne me vois pas faire comme si de rien était, la seule chose que j'ai envie de faire, c'est lui gueuler dessus, et éliminer toute cette colère que je peux ressentir pour lui.
Comment peut-on être autant amoureux et autant en colère contre la même personne?

- Hé...

Je n'ai pas besoin de relever la tête pour voir à qui appartient cette voix, une voix beaucop trop familière. Une voix qui m'a apaisé et fait sourire plusieurs fois. Vous savez le genre de timbre de voix qui vous colle à la peau tellement vous aimez l'entendre Mais aussi une voix qui m'a blessé parce qu'elle n'était pas présente, enfin... elle ne m'était pas destinée quand je l'entendais.
Je ne me demande même pas comment il a fait pour savoir que j'étais là. Andréas doit y être pour quelque chose, je l'imagine bien en raccomodeur de couple, surtout quand il s'agit de Tom.
Je sens dans son timbre de voix, un brin d'amusement mais moi je n'ai pas du tout envie de rire. Ses mains passent autour de ma taille comme si rien ne s'était passé. Il redevient le Tom attentionné. Et moi je suis censé faire quoi?

- Ca marche pas comme ça Tom...

Je me défais de son étreinte en enlevant ses mains posées sur moi en résistant à l'envie de l'embrasser quand mes yeux se posent sur lui. J'ai essayé de résister et de ne pas le regarder mai sj'avais besoin de me prouver que je ne rêvais pas et qu'il était bien là.

- Tu peux pas agir comme ça Tom.
- Comment?


Il semble pas comprend que l'attitude qu'il a eu ce midi est tout sauf normal. Il n'a toujours pas compris? Pourtant il m'a vu partir, il m'a vu m'énerver...

- Etre le p'tit copain idéal et deux secondes après ressembler au pire connard que j'ai jamais vu.
- Mais j'ai pas...
- Si tu l'as fait et ne nie pas parce que là vraiment j'vais péter un câble. Chui pas aveugle, depuis qu'elle est là t'as d'yeux que pour elle. J'avais trop l'impression d'être de la merde à côté d'elle et c'est franchement pas agréable.


Il fronce les sourcils puis esquisse un sourire en coin. Il retente de me rapprocher de lui, un de ses bras touchant ma hanche, quelque peu dénudée par mon tee-shrit qui est légèrement remonté. Ce geste plutôt anodin me fait frissonner mais je ferme les yeux pour résister. Ca doit pas être simple pour lui. Pas aussi facile que ça. Si je lui pardonne de suite est ce qu'il va comprendre pourquoi je lui en veux? La page sera trop vite tournée, lui il aura déjà oublié alors que moi non.

- Jaloux?
- J'ai des raisons de l'être?


Je ne lâche pas ses yeux et attend un réponse claire et nette qui ne vient pas de suite. Il me regarde aussi sans trop comprendre... il ne cherche pas à comprendre surtout. Sur ce point Andréas a raison, il ne voit pas le mal qu'il peut faire aux gens inconsciemment.

- Ben non.
- Y a pas que ça de toute façon. Tu trouves vraiment que c'était normal d'agir comme ça?
- C'est juste une amie Bill.
- Alors pourquoi tu voulais pas lui dire qu'on était ensemble?


Il se tait quelques instants, le silence retombant entre nous. Je le vois baisser la tête puis la relève, plantant ses yeux dans les miens.

- J'allais lui dire mais je savais pas comment faire. C'est pas simple à dire.
- Surtout à une ex non?
- Ca a rien à voir avec ça.
- Moi j'pense que si tu vois.On aurait dit que t'évitais carrément de dire que t'étais avec un gars. T'as peut-être honte d'être gay. Pourtant quand on était ensemble avant qu'elle n'arrive, je croyais que tu t'en foutais complet de ce que pouvait penser les autres.
- C'est pas question de ça. Allez Bill on va pas se prendre la tête pour ça.
- Ca te plairait moi si je ramenais une de mes ex et que je la drague presque sous ton nez.
- Je te ferais dire que j'ai vu pire venant de toi...


J'ouvre grand les yeux sous la surprise et secoue la tête de gauche à droite. Il peut pas me dire ça.

- T'as pas le droit de dire ça. C'est différent on était pas encore ensemble et tu m'évitais comme la peste.

Je me redresse un peu et le regarde dans les yeux, cherchant une explication à ses mots. Comment peut-il utiliser cette raison alors que ça a rien avoir avec le problème? Il ne peut pas faire référence à ce qu'il s'est passé avec Enzo. Ce n'est pas de ma faute s'il s'est enfui comme un lâche ce jour-là. Tout aurait été différent si seulement il avait su ce qu'il voulait dés le début.
Il croise mon regard et me dévisage quelques instants. Puis j'entend sa voix, presque un murmure mais je l'entend.

- C'est pire ce que j'ai vu non?
- Je... j'veux bien croire que j'ai foiré mais on était pas dans le même contexte. T'as peut-être oublier que c'est toi qui a merdé aussi.
- Bon je m'excuse ok?
- Ca sert à rien de s'excuser si tu vois même pas pourquoi tu le fais.
- Bill....
- Tu sais ce que ça fait de se faire littéralement ignorer par la personne qui est censé être son petit-ami au moins?
- Tu veux que je te dise quoi d'autre putain? Je vois pas ce que t'attend de moi là sérieux.
- Mais que tu t'expliques merde. C'est si dur à comprendre franchement? Je veux juste savoir pourquoi t'as agis comme un connard.


Son ton commence à monter, tout comme le mien. Je peux voir dans ses yeux qu'il ne veut pas rester sur le sujet et juste oublier pour passer à autre chose.
J'en demande peut-être trop c'est ça? C'est pas normal de demander pourquoi il a eu ce comportement? Je sais pas... si ça se trouve c'est peut-être moi qui est faux sur toute la ligne. Pour moi c'est logique de s'excuser d'une chose qu'une fois qu'on a compris pourquoi on a fait une erreur. Ca ne mène à rien de s'excuser dans le vent.
Son mot d'excuse a une certaine note de lassitude. Il s'excuse pour pouvoir passer à autre chose, et pas se prendre la tête plus que ça. Et moi qui croyait que plus rien ne serait compliqué une fois qu'on serait officiellement ensemble...
Je vivais dans mon p'tit monde heureux et là, je retombe brutalement sur Terre. J'aurais préfèré redescendre en douceur quand même.

- Bill tu te prends la tête pour rien. Je t'ai déjà dis que je m'excusais.
- C'est toi qui comprend rien Tom. Tu cherches même pas à comprendre pourquoi je suis dans cet état. Moi j'croyais que tu ... et puis merde ça me fait chier. Restes têtu moi j'préfère rentrer.


Qu'est ce qu'il peut être chiant parfois. Je me lève et attrape mon sac avant de partir. J'essaie de ne pas me retourner parce que je sais que si je le regarde là, j'aurais envie de l'embrasser même si je lui en veux. C'est contradictoire non? Vouloir être dans les bras de quelqu'un alors qu'on lui en veut. C'est ça aussi l'amour, à mon avis. Ne pas pouvoir se passer de la personne même si elle nous fait souffrir. Mais dans ces cas-là, faut essayer de résister à cette envie, même so c'est dur.

- Putain Bill...
- Quand t'auras enfin tourné la page avec Karine là reviens me voir. Mais j'ai pas tout mon temps Tom...



________________________



Vila vila la suitasse!
Bon elle est plus courte que les deux chapitres d'avant mais j'arrivai spas à faire plus long et comme je voulais pas aller trop vite j'ai préféré m'arrêter là. J'espère que vous avez saisi le comportement de Tom. En gros c'est un connard mais il s'en rend pas compte. lol

J'es
père vraiment que ça vous a plu, c'ets un des chapitres où j'ai le plus la pression parce que je le trouve pas trop trop bien moi... J'esre qui vous plaira un minimum lol. Je le relis pas avant de le poster parce que sinon je sens que je vais pas le mettre -_-". lol

Donnez moi votre avis en tout cas ^^.
J'vais commencer à écrire la suite déjà, donc je sais pas quan vous l'aurez mais j'essaierais de faire vite.

BisouXx.




# Posté le lundi 25 février 2008 13:29

Modifié le lundi 25 février 2008 15:33

Chapitre 17

  Chapitre 17

Sans m'en rendre compte mes pas m'ont mené chez moi. Enfin chez moi... c'est beaucoup dire. Il y a toujours ce p'tit pincement au coeur qui me rapelle qu'ici c'est pas vraiment ma maison. Ce n'est qu'un substitut en l'attente de retrouver mon chez-moi. Mais ce subsitut là je m'y suis attaché, peut-être trop même.
J'arrive devant l'immeuble et m'arrête pour relever la tête vers les fenêtres de notre appart.Y en a une allumée donc il y a forcément quelqu'un. J'espère plutôt que c'est ma tante, pas envie de me prendre la tête ce soir. J'sens que je pourrais dire des mots qui blessent, et que je peux regretter... ou pas.
Je n'ai pas attendu que Tom me parle,ou essaie de me convaincre de toutes les façons qu'il connaît. J'ai avancé sans me retourner même s'il m'appelait. Et pourtant j'en avais envie. Vous savez cette envie de tout oublier, de tout effacer pour repartir à zéro et pouvoir être dans les bras de cette personne qui vous est chère. Cette envie qu'on ressent toujours quand quelque chose ne va pas entre vous. D'un coup on aimerait tout oublier pour ne plus avoir mal et à penser. C'est fou comme les Hommes sont des lâches quand même. Si on pourrait fuir les problèmes au lieu de les résoudre, s'il y avait une potion magique pour tout oublier, pour ne pas avoir à se retrouver face à nos problèmes, je crois que tout le monde la prendrait. C'est tellement plus simple comme ça...
Mais non la vie nous met toujours des batôns dans les roues alors on doit assumer tous nos actes, assumer parfois les actes des autres personnes aussi. C'est de cette manière qu'on avance non? Faire des erreurs nous permet de nous améliorer et de changer.

Je sais que si je m'étais retourné Tom n'aurait pas été face à son erreur. Il aurait juste fallu son regard...
Si j'avais croisé ses deux prunelles qui savent si bien me regarder, là toutes mes résolutions se seraient envolés et hop la page aurait été tourné plus vite que prévu. Alors je crois que j'ai bien fait de partir...
Ca le fait un peu gamberger pour une fois. Même si moi ça me frustre d'être parti sans plus d'explications, je me force à croire qu'il va m'expliquer. Bientôt hein? Je prie intérieurement pour qu'il se dépèche de comprendre ce qui a cloché dans cette histoire et qu'il revienne vers moi avant que j'ai eu le temps de dire ouf. Dans ces moments-là je préfère me dire que les retrouvailles valent largement l'engueulade. Rien qu'à imaginer Tom être avec moi et qu'on a une fois de plus régler nos problème, je mdis qu eça vaut être le coup d'attendre un peu si c'ets pour mieux le retrouver après.
Je rentre dans l'immeuble et m'enferme dans l'ascenceur que je n'ai pas pris si souvent que ça pendant ces semaines passées ici. Il s'arrête rapidement à l'étage demandé, il n'y a personne dans le couloirs.
Il est quelle heure au fait?
Wow 19h... j'croyais pas autant. J'ai pas vu le temps passé. J'ai trop réfléchi et trop pensé pour ça. Je sors ma clé et l'insère dans la serrure, un déclic se fait entendre alors que je pousse la porte. Le bruit de la télé en fond me vient aux oreilles. Je me dirige alors vers la salle après avoir bien fermé la porte derrière moi. En passant par la cuisine, mes yeux captent une marmitte sur feu doux. Je souris à cette vision... c'est surement ma tante. Et en me rendant dans le salon, mes pensées se trouvent confirmées. Elle est assise tranquillement entrain de lire le programme télé tout en jetant un coup d'oeil à la télé de temps en temps. Quand je pose mon sac par terre, elle tourne la tête et un sourire ravage son visage. Qu'est ce que ça fait du bien de ressentir cette chaleur... maternelle ? Je ne sais pas trop mais en tout cas, c'est génial de savoir qu'on est attendu tous les soirs et qu'on s'intéresse à votre vie. Rien que son sourire peut me faire oublier Tom l'espace de quelques instants. Enfin presque... parce que son sourire à lui m'ait tout autant nécessaire que celui de ma tante. C'est mon p'tit monde à moi alors j'essaie de le préserver du mieux que je peux. J'espère que Tom m'aidera ...

- Bill ta journée c'est bien passée?

Je vais m'asseoir à côté d'elle et instinctivement ma tête se pose sur son épaule, mes yeux fixant l'écran en face de nous. Rien que cette position me fait me sentir un peu mieux. Savoir qu'il y a quelqu'un à mes côtés et que je ne suis pas seul, cette sensation que ça procure dans le coeur n'a pas d'égal j'pense. C'est important d'être entouré non? Alors pourquoi je ne l'ai jamais été moi? Et pourquoi quand je le suis et que j'ai tout pour être heureux, il y a forcément quelque chose qui arrive pour me foutre le moral dans les chaussettes?
Je me prend peut-être trop la tête avec cette histoire, avec Tom aussi. Je devrais vivre au jour le jour avec lui mais j'y arrive pas. J'ai tellement envie de vivre quelque chose de bien à ses côtés que la moindre chose me fait douter. Je veux tellement continuer d'être avec lui et ça plus d'un mois...
Je soupire puis ferme mes paupières, j'ai envie de parler enfin... de lui en parler à elle. Besoin d'un avis extèrieur.

- J'ai vu mieux.
- Tu veux en parler?
- Encore et toujours pareil. C'est pas possible de vivre heureux plus d'un jour tata?
- C'est ça les aléas de l'amour mon p'tit Bill. Toujours un problème à résoudre.
- Et si... le problème c'était la personne en elle-même.


Je ne sais même pas pourquoi je dis ça. Ce n'est pas comme si c'était Tom le vrai problème, plutôt son comportement mais ça fait parti de lui et c'est une facette que je dois apprendre à gérer. Est ce que lui fera des efforts? Est ce que lui pourrait changer pour moi?

De fil en aiguille je lui raconte ma journée, enfin surtout le midi.Tous les détails y passent. Et elle, arrêtant son activité pour être complètement à l'écoute, se contente de m'écouter justement, elle ne me coupe pas et attend que j'ai fini. C'est quelque chose qui m'est jamais arrivé encore, me confier à ce point. Et pourtant, tous les mots sortent tout seul ce soir, j'en avais tellement besoin aussi.
Avoir quelqu'un sur qui vous reposez, c'était tellement agréable.
J'aurais jamais cru que ça pourrait m'arriver à moi: avoir autant besoin d'un adulte pour évacuer cette douleur qui demeure mais qui s'atténue quand de véritables mots sont posés dessus. Finalement ce qui m'a manqué c'est la présence d'une mère et c'est dans ce genre de moments que je m'en rends compte. Avant je n'aurais pas fait attention à ça, mais maintenant que je vois le comportement de ma tante à mon égard, maintenant que je sais comment une mère devrait agir, ça me fout une boule au ventre de savoir tout ce que j'ai manqué.
Elle a prêté une oreille attentive à tout mon récit. Je sais qu'elle ne jugera pas Tom ou moi de manière subjective, c'est pour ça que je veux son opinion, je sais qu'elle peut être neutre.

- Tu es parti comme ça?
- Euh oui je... je croyais que c'était le mieux pour qu'il voit que tout ne lui tombe pas dans la main et que... j'ai eu tord?
- Non non pas du tout. Chacun a ses réactions dans ce genre de situation.


Je soupire bruyament avant de reposer ma tête sur son épaule que j'avais retirer quelques secondes auparavant pour voir ce sourire réconfortant qu'elle m'offre à chaque fois que nos regards se croisent. J'ai vraiment besoin de savoir, de sentir qu'elle est là pour moi. Je referme les yeux, pensant à haute voix, lui parlant ouvertement de mes doutes.

- C'est peut-être moi qui en demande trop non? Peut-être que je suis trop collant. C'est pas Tom le problème c'est peut-être moi non?
- Bill ne dis pas ça. Il y a forcément une raison à son comportement et comme Andréas te l'a dit, cette fille est une ex-copine à lui et c'est toujours dur de tourner complètement le dos à son passé. Surtout si on y tenait à ce passé.
- Oui mais moi je veux juste qu'il comprenne pourquoi j'ai été jaloux et ça il essaie même pas. Je sais que je devrais pas réagir comme ça mais c'est plus fort qe moi.
- Sûrement qu'il n'a pas réfléchi à ce que ça pourrait te faire mais je suis sure quand ce moment même il doit se prendre la tête pour comprendre qu'est ce qu'il a fait de mal. Ce garçon est bien, je lui ai parlé et pour le peu qu'il m'en a dit de sa visite, on voyait dans le ton de sa voix, dans ses yeux qu'il prêtait beaucoup d'importance à son histoire avec toi.
- Oui mais il a réagi comme un connard et ...
- Bill laisse le temps à votre histoire de se construire des bases solides. Tu ne peux pas tout avoir de parfait de suite, il faut apprendre à vous connaître pour pouvoir vivre quelque chose l'un avec l'autre. C'est ce que tu veux non?
- Oui...
- Alors il suffit que tu lui laisses le temps de te parler de lui.
- J'ai fait une erreur alors?
- Non tu as simplement réagi sous une pulsion. C'est ton coeur qui t'a dicté ce que tu devais faire et non ta raison.
- Mais ...
- Tu as confiance à lui n'est ce pas?
- Bien sûr.
- Alors prouve lui.
- C'est tellement dur d'..
- ... aimer?
- Oui...
- Bienvenue dans le monde des sentiments mon p'tit Bill!


Je cache ma tête dans son cou en soupirant de lassitude, mes yeux restant fermés. Une de ses mains passent dans mon dos pour me reconforter alors inconsciemment mes bras passent autour de son cou tandis que ma tête s'enfonce un peu plus dans cette chaleur familiale. Ce simple geste me fait frissonner parce qu'à part Tom, personne de ma famille n'a été aussi attentionné et tendre avec moi. Juste un geste qui me fait gonfler le coeur à la limite de le faire exploser.
Je me rend alors compte que c'est la première fois que je suis aussi proche de ma famille et que bientôt j'en serais éloigné. La réalité revient comme une claque en pleine figure. C'est dur à encaisser. Ca accumulé à l'image de Tom qui ne veut pas disparaître de ma vision même les yeux fermés, je crois que tout est prévu pour que je craque. Je ne peux pas empêcher mon esprit d'imaginer mon départ, ni mes doigts de s'enfoncer un peu dans le haut de ma tante, et encore moins une larme tombée sur sa peau.
Pourquoi ça arrive maintenant?
Pourquoi faut que je craque tout de suite?
Pourquoi tout tourne au drame dans ma tête?
Je respire un bon coup mais une boule se formant dans ma gorge m'empêche de reprendre mon calme. Sans que je puisse le contrôler un sanglot s'échappe de mes lèvres.

- Bill ?
- J'veux pas partir ...


Un nouveau sanglot un peu plus bruyant étouffe ma phrase alors que je renfonce mon emprise autour de ce corps qui est devenu important à mes yeux. Si important que je pourrais le comparer à celui d'une mère, celle que j'ai toujours rêver d'avoir. J'ai toujours pensé que l'amour d'une mère n'était pas important, que ça ne valait pas celui des potes qui m'entourent et je crois que je me suis jamais autant trompé. Depuis le début je croyais que je m'en foutais et que çe ne me touchait pas mais ce soir je me demande comment j'ai fait pour vivre sans. Peut-être parce que ma mère n'a jamais été aussi douce avec moi. Peut-être parce que je compte un minimum pour ma tante et que cet affection je la ressens dans toutes les parties de mon corps rien qu'en la regardant dans les yeux.

Je crois que c'est la première fois que je pleure autant en présence de quelqu'un et vous savez quoi?
Ca fait un bien fou.

[...]

Le soir je suis vite allé me coucher sans prêter attention à mon oncle qui est revenu peu de temps après le moment qu'on a passé avec ma tante. Elle ne lui en a pas parlé et je lui en suis reconnaissant. Avant de me coucher j'ai vu que Tom avait essayé de m'appeler. Je me souviens avoir soupirer avant de m'étaler sur le dos dans mon lit, mes yeux fixant le plafond sans cligner. J'ai réussi à m'endormir que longtemps après m'être mis dans mon lit. Ca fait toujours ça quand vos doutes et vos peurs prennent possession de vos esprits... impossible d'arrêter d'y penser. Il n'y a que ça dans votre tête jusqu'à ce que le problème soit réglé.

J'ai jamais autant eu de choses en tête que maintenant.
Même là alors que je marche en direction du lycée, cette histoire me trotte à l'intèrieur, ça passe et repasse, toujours les même pensées, toujours le même problème qui se pose au final: comment je fais maintenant? Et jamais de réponse. Si je m'écoutais sans réfléchir j'irais moi-même m'excuser de mon comportement mais c'est pas à moi non? Hier Tom m'a laissé un message, un seul sur les 4 appels qu'il a passé. Que quelques mots que je me suis écouté en boucle, je crois même que c'est ça qui m'a endormi.

" C'est Tom je ... euh ben rappelles moi si tu peux, j'ai besoin de te parler... bisous Bill. Je ..."

Et ça c'est arrété là, il n'a pas fini sa phrase... volontairement ou pas ça je ne sais pas. S'il savait à quel point j'ai envie de lui parler moi aussi. Qu'est ce que ça peut être chiant d'être amoureux quand même. Avant je serais passé à autre chose et là il n'y a que ça qui hante mes pensées. Je ne pourrais pas passer à autre chose tant que ça ne s'arrangera pas ça je le sais. J'ai besoin de mettre les choses au clair et de savoir que Tom n'est qu'à moi, qu'il ne pense plus à cet ex et qu'il a totalement tourné la page. J'ai juste besoin d'être rassuré au final. Je passe une des mes mains sur mon visage en fermant les yeux quelques secondes alors que j'arrive devant le lycée... j'en peux plus de douter comme ça. Je veux retrouver l'époque où j'étais sûr de moi et que je ne dépendais d'aucun sentiment. Là je sais que quoi je fasse il y a Tom en moi, que j'y pense ou pas, il est dans un coin de ma tête et revient régulièrement envahir mes pensées... beaucoup trop régulièrement.

Il y a aussi ce paradoxe en moi, envie d'attendre que lui vienne pour s'excuser et m'expliquer, et envie de retourner dans ses bras. Laquelle je dois choisir? C'est sur qu'une est plus alléchante que l'autre, mais ce serait la facilité. Aller le voir et faire comme si de rien n'était ce serait me voiler la face non?
Et pourtant j'en crève d'envie. Cette situation me fait vaguement penser à celle qu'on a vécu il n'y a pas si longtemps que ça... avec sa copine qui n'habite pas sur Berlin. Il faut toujours qu'une de ses conquètes viennent pour chambouler tout mon p'tit bonheur.
Il en a beaucoup des comme ça ?
Je préfère même pas imaginer combien de meufs il a pu se faire.
Je regarde le portail qui se dresse devant moi et soupire. La dernière chose que je veux c'est daller au lycée. A peine avoir franchi ce dernier, quelqu'un m'attrape le bras pour me retenir. Je fronce les yeux et tourne le visage.

Andréas...

- Halo Bill ça va ?

Je répond tant bien que mal à son sourire, et redirige mon regard vers la cour tout en avançant.

- J'ai vu mieux et j'ai vu pire on va dire.

Je sens son regard sur moi, mais n'y fait pas attention. Enfin j'essaie...
Je sais qu'il devine parfaitement mon état d'esprit du moment. Il ne me pose pas plus de questions et je le remercie intèrieurement, j'ai pas envie de remuer encore le couteau dans la plaie.
On reste silencieux quelques instants, tout en marchant vers notre salle de cours. On ne s'arrête pas un peu dans la cour, on monte directement les escaliers qui mènent à notre étage sans bruit... le silence complet entre nous.
Je suis toujours perdu dans mes pensées et ça doit surement se voir. J'arrête pas d'y penser même si je sais que je devrais pas, que je devrais laisser le temps faire les choses mais le problème justement c'est que du temps j'en ai pas... alors tout se complique un peu plus.
Je m'adosse au mur qui se trouve en face de la salle où on a cours.
Mais il y a une phrase que me fait sortir de ma torpeur, une phrase qui arrive à mes oreilles et qui attire mon attention.

- Je l'ai vu hier soir...

Mon regard se pose sur Andréas, qui lui regarde le mur en face de lui. Je ne crois pas qu'il attende de réponses, alors je ne lui en donne pas. J'attend juste qu'il m'en dise plus.

- Il avait la même tête que toi ce matin en gros.

J'esquisse un léger sourire en secouant la tête mais ne dis rien de plus.
Il devait être dans un sale état alors...
On soupire en même temps et Andréas reprend la parole quelques minutes plus tard. J'écoute chaque mot qui sort de sa bouche parce que ça parle de Tom et je veux savoir comment il va, ce qu'il pense,je evux tout savoir de lui même si pour l'instant je suis éloigné de lui. Je m'en suis éloigné volontairement.. c'est peut-être moi qui est fait une erreur sur ce coup.
Vous feriez quoi vous? Est ce que vous tourneriez la page sans chercher plus loin? Ou au contraire, est ce que vous feriez comme moi... se forcer à rester loin de lui pour avoir une vraie réponse à vos questions? Même si pour ça il faut attendre et ne plus être dans ses bras pendant un petit moment indéterminé. Si c'est pour mieux les retrouver après ce n'est pas plus mal non? Une confiance et une complicité plus forte peut émerger de cette réconciliation non?

Une fois de plus je suis dans mes pensées et une fois de plus elles sont coupées par la voix d'Andréas qui est lointaine mais qui se fait de plus en plus nette.

- Il a vraiment envie de te voir et te parler tu sais?

Je soupire de lassitude parce que c'est exactement ce que je ressens, et ça ne m'avance pas plus. On est pas ensemble pour rien. Les mêmes sentiments, les même émotions mais causés pour des raisons différentes. On se retrouvent toujours finalement..

- Je sais il m'a appelé hier soir mais..
- Il a réfléchi au pourquoi tu avais pris la chose de cette manière et je l'ai un peu aidé aussi. Il regrette, il croyait pas que t'allais être aussi jaloux.
- On est jaloux quand on est amoureux non?
- Oui mais lui il le sait pas ça.
- Hum...
- T'as pas pensé à...
- Non.
- Mais pourquoi?
- Parce que je me vois pas lui déclarer ma flamme alors que je suis pas sur que c'est réciproque.
- Tu serais surpris des sentiments qu'il peut éprouver.


J'arrête de fixer le mur et le regarde en haussant un sourcil alors que lui me regarde avant de sourire doucement et de tourner la tête.

- C'est pas à moi de te raconter tout ça Bill mais... fais lui un peu confiance même s'il fait beaucoup d'erreurs.

Je regarde Andréas un moment puis redétourne le regard sans lui parler plus. Sa phrase tourne dans ma tête et ne cesse de raisonner à l'intèrieur.
Qu'est ce qu'il a voulu dire par là? Toutes les mots qu'ils prononcent semblent énigmatiques dans sa voix, comme s'ils avaient un sens caché.
Juste une phrase et Andréas me fait naître un espoir monstre. Une seule phrase qui peut faire encoreplus souffrir si jamais je me prend trop au jeu de cette révélation.
Une phrase qui change tout...

[...]

- J'vais partir...

Voilà la seule et première phrase qui sort de ma bouche depuis qu'on a repris les cours cet après-midi.
A midi, Andréas a du avoir l'impression de fare la conversation à un mort. Pour la première fois depuis la rentrée, on a mangé au self et pas au snack. Je l'ai demandé à Andréas et il n'a pas refusé... en même temps avecles yeux de chien battu que je lui lancé, je crois qu'il n'a pas eu le courage de m'infliger ça. Il doit comprendre que je n'ai pas forcément envie de voir Tom alors qu'on est en froid... je déteste cette expression.
Etre en froid avec quelqu'un, ça ne m'était encore jamais arrivé. Enfin surtout avec quelqu'un qui compte pour moi. Andréas me regarde en fronçant les sourcils alors qu'on se dirige vers le dernier cours de la journée... musique. C'est censé être une option facultative donc une option que j'ai choisis volontairement parce que j'aime la musique, mais aujourd'hui j'ai vraiment envie de rien. Même ça ça n'a aucun intérét à mes yeux aujourd'hui...

- Mais on a encore notre option facultative.
- Non j'veux dire... vraiment partir.
- Comment ça? Expliques toi mieux Bill.
- Je vais rentrer à Magdeburg.
- Tu veux dire que ...
- J'étais ici que pour un mois à la base.
- Mais tu peux pas... enfin Bill...
- Tu veux que j'y fasse quoi Andréas je peux pas faire autrement. Je peux pas dire à mes parents que je veux venir vivre ici.. tu les connais pas, ils...
- Tu lui as dit ?


Je relève la tête et croise son regard sérieux. Il n'a aucune envie de rire à cet instant, je le vois bien. Je baisse mes yeux en voyant que lui ne compte pas le faire. Je comprend, c'est son meilleur ami et la dernière chose qu'il veut c'est qu'il souffre et là pour lui c'est moi qui vais le faire souffrire.

- J- j'en ai pas eu le temps.
- Tu peux pas lui faire ça.
- Tu crois que c'est facile pour moi? Pas du tout, au contraire. Finalement tout aurait été plus simple si je ne l'avais pas rencontré.
- Dis pas ça.
- Pourquoi? C'est vrai. J'aurais pas toutes ces questions dans la tête si je n'étais pas avec lui et si je n'étais pas amoureux. Je pourrais partir sans regretter de perdre quelque chose auquel je tiens. Tu peux pas t'imaginer à quel point je veux rester mais c'est pas possible. C'est.... injuste.
- Parles lui Bill, je sais pas mais tu peux pas rester comme ça sans rien faire alors que tu sais que bientôt tu seras plus là. C'est ça que tu veux? Que cette histoire se finisse de manière aussi conne?
- Non.
- Alors réagis merde. Laisse ta fierté de côté pour cette fois et va lui parler si lui ne vient pas.
- ...
- Il attend que ça Bill que tu viennes parce que lui il ose pas...


Andréas ne me lâche pas des yeux et quand je croise ses derniers je vois qu'il ne ment pas. Il veut m'aider, et l'aider lui.
Pourquoi c'est aussi dur de tourner la page? Il me suffirait d'aller le voir pour tou oublier et reprendre là où on s'est arrété. Encore ce paraoxe, attendre ou pas, aller le voir ou pas. Quel est le meilleur choix?
Pourquoi il oserait pas venir me parler?
Ma tête se baisse un peu plus alors que les élèves commencent à rentrer en classe. Et comme si Andréas avait lu mes pensées, il se tourne vers moi. Je crois que mon visage est trop explicite à certains moments, qu'on peut lire mes sentiments rien qu'en regardant mes yeux.. un ami me l'avait déjà fait remarqué. Mais j'espère que ce soit faux.
Qu'est ce qu'on lit dans mes yeux à cet instant?

- Il a juste peur que tu le rejettes...

Il ne dit rien de plus et rentre dans la salle. Et moi? Je reste planter devant la porte sans savoir quoi faire, quoi penser... à cet instant je sais plus rien. Chui complètement paumé. J'ai l'impression de ne plus rien contrôler à ma vie. Je suis tiraillé entre deux envies aussi fortes l'une que l'autre. J'entre finalement et m'installe à côté d'Andréas.
Le cours se passe assez vite mais de quoi il parle?
J'en sais pas plus que vous.
Je sais juste qu'il se termine plus tôt parce que mon prof a une réunion et que je me suis retrouvé devant chez moi peu de temps après.
Trop perdu dans mes pensées, je n'ai rien calculé. Faut vraiment que j'arrive à garder la tête sur Terre défois mais en même temps comment la garder alors qu'il y a Tom à l'intèrieur? J'arrive pas à me l'enlever de la tête rien qu'une seconde... chui vraiment foutu du cerveau >_<.

Inconsciement car c'est une habitude à présent, je fais à nouveau les mêmes gestes pour me retrouver dans l'appart. C'est devenu machinal. La porte se ferme et je vais directement dans la chambre de ma tante où je peux entendre sa centrale (son fer à repasser lol) faire un léger bruit. J'ai envie de la voir et de me retrouver de nouveau dans cette bulle de bonheur que je me suis forgée en venant ici. J'ai besoin de ressentir cette douce sensation rien qu'un peu. Je veux voir cette bulle se former en voyant ma tante sourire en me voyant même si elle est légèrement fissurée. En espérant que j'arrive à la garder intacte... Aides moi pour ça Tom...

Ma présence la fait sursauter alors que je la coupe en pleine réverie. Son fer tenu dans une main, ses yeux perdus dans le vide.

- Oh Bill t'es déjà là?
- Ben oui notre prof de musique nous a laché plus tôt.
- Ah euh d'accord.
- Pourquoi qu'est ce qu'il se passe?


Je vois dans son attitude qu'elle est nerveuse. Sa manière de baisser le regard ou de se tripoter les doigts pour éviter justement mon regard.
Qu'est ce qu'il se passe?

- Euh... Bill... ta.. ta mère a appelé.


____________________


Helli hellooo!!
Et non je suis pas morte et non vous ne vez pas la sutie est là O_O
Wow miraQueUL mdr

solé pour toute cette attente. Dés que j'ai finis de poster je retourne vite à l'écriture du chapitre suivent et j'essaie de vite le finir ^^ lol.
J'espère en tout cas que ce chapitre vous a plu et que la ttente n'a pas été trop longue >_<

Bisous tout le mondeUh !!!


# Posté le mercredi 05 mars 2008 16:59

Modifié le mercredi 12 mars 2008 17:17

ChaPiTre 18:

ChaPiTre 18:



-... ta mère a appelé.

Je déglutis bruyamment en ayant l'air décontracté. Ca ne veut strictement rien dire hein? Je n'ai pas de raison de m'affoler, elle a juste appelé. Pourquoi? J'pense que j'vais le découvrir bien trop tôt. Plus tôt que je ne le voudrais d'ailleurs...
Pourquoi l'atmosphère c'est alourdi d'un coup? Pourquoi paraît-elle plus palpable?
Mes yeux restent poser sur ma tante dont je détaille tous les gestes. Je sens que je ne vais pas aimer la suite... pas du tout. Quelque chose, un pressentiment qui s'accroît de seconde en seconde. Un pressentiment qui me forme une boule à l'estomac bien trop grosse pour que ce soit juste un simple... pressentiment. C'est plus que ça. C'est une boule au ventre qui vous prend aux tripes et qui remonte jusqu'à la gorge, donnant un accés difficile à la salive qui suit cette voie.
Pourquoi cette boule au ventre si ce n'est rien?
Elle n'a pas pu appeler juste pour avoir de mes nouvelles...

- Alors?
- Elle... enfin ils...
- Tata...


Ses yeux se relèvent et s'ancrent dans les miens. Pas besoin de mots de plus, il ne suffit de rien de plus pour comprendre. Son regard parle pour elle... malheureusement pour moi. Mais elle dit quand même cette phrase, ces quelques mots que je rêvais de ne pas entendre. Ce bout de phrase qui peut changer mon bonheur en malheur.
Une nouvelle phrase qui change tout... encore une fois mais pas dans le même sens.

- Tu dois rentrer demain Bill...

Ses mots raisonnent dans ma tête comme un écho.
J'crois que ma bulle n'est plus.
Elle a tout bonnement éclaté à l'entente de ces simples mots. Un simple "ploc" a mis à néant tout ce bonheur. Ma bulle à moi... celle dont j'avais tant besoin. Celle que je m'étais construit et j'y tenais à cette bulle... elle était ma bulle de bien-être et elle me donnait chaud au coeur. Même si en ce moment elle s'était fragilisée elle était toujours là mais maintenant... maintenant elle a éclaté d'un seul coup. Comme quoi toutes les catastrophes arrivent en même temps...
C'est pas... ça ne peut pas se passer comme ça. Je vois les yeux de ma tante se voiler de tristesse alors que les miens fixent le sol d'un air absent. Le temps que la nouvelle arrive au cerveau sans doute. Elle n'a pas pu me dire ça. C'est une blague n'est ce pas? Je ne vais pas vraiment devoir retourner chez moi et tout laisser ici. Je vais pas devoir le laisser lui ici hein? Me dites pas que je vais devoir le quitter pour aller dans un endroit que je déteste. Me dites pas que je vais devoir partir et faire une croix sur ce qui m'est arrivé ici.
Me dites pas que je vais partir sans lui...
C'est pas possible... ça peut pas se passer comme ça...
Ou alors ce n'est qu'un rêve ou plutôt un cauchemar et je vais me réveiller. Je déglutis une nouvelle fois, sans oser dire un mot, aucun ne sort, ma bouche est carrément désséchée tellement je n'ose faire le moindre geste.

Pourquoi j'ai l'impression d'étouffer et que personne ne peut m'aider?

- Non...
- Bill je...


Je quitte la pièce comme un zombie. J'ai l'impression d'être dans un autre monde, un monde opposé au mien. J'arrive pas à réaliser. Je peux pas tout simplement...
Et ses mots...
Ils raisonnent encore et encore. Je ferme les yeux, espérant les faire partir en reprenant ma respiration mais ça ne fait qu'empirer. Vous savez le genre d'écho qui vous rend fou et qui donne envie de se tirer une balle dans la tête tellement on aimerait qu'il cesse. Je respire un bon coup en essayant de ma calmer mais rien n'y fait... ils sont là et ils y restent.
Ma tante ne me retient pas. En même temps qu'est ce qu'elle pourrait faire? J'ouvre la porte de l'appartement et la ferme derrière moi pour m'y adosser. Mon dos glisset tout seul jusqu'à me retrouver par terre... j'en peux plus. J'suis fatigué de tout ce qui m'arrive. Trop de choses en même temps. Trop de questions sans réponses et surtout... trop d'illusions sur ce que pouvait être ma vie ici. L'espace d'un certain temps j'ai vraiment voulu croire qu'une nouvelle vie c'était offert à moi.
En venant ici j'ai réappris à vivre.
C'est les mots juste je pense... mais pourquoi? A quoi ça sert si c'est pour tout laisser derrière moi? Pour le laisser derrière moi... Tom...
Comment je vais faire? Ma tête se trouve vite sur mes genoux, alors que mes bras les entourent. Mes yeux se ferment et je ne vois plus rien... j'aimerais ne plus les ouvrir si c'est pour ne pas affronter ce regard. Le sien... parce que je sais, maintenant je vais être obligé de lui parler. Je me lève tout penaud et prend une grande bouffée d'air avant d'aller vers l'ascenceur. J'appuie sur le bouton après avoir jeter un regard en ailleurs vers cette porte qui cache l'appartement qui m'a acceuilli.
Je descend dans la rue et me dirige vers chez Tom... la dernière fois que je prend cette route dans ce sens. Cette boule à la gorge et au ventre ne se sont pas calmées... au contraire, plus j'avance plus elles augmentent en proportion. Cette impression que cette boule se compresse contre vos organes pour celle du ventre et que l'autre vous empêche d'avaler votre salive correctement tant elle prend de la place dans votre gorge. J'ai l'impression que je ne vais jamais y arriver. Que je n'aurais pas le courage de l'affronter mais qu'est ce que je fais sinon? Je pars sans lui dire au revoir... non jamais. Alors là même pas en rêve, je vais supporter cette putain de pression et aller le voir.

Qu'est ce que je vais lui dire une fois en face de moi?
J'imagine déjà sa réaction et la mienne... ça n'envisage rien de bon. Comment va t-il réagir quand il saura? Il va gueuler ça j'en suis pratiquement sur... en même temps je le comprend. Il me fait ce coup moi je le tue sur place alors pourquoi lui devrait se retenir? Je peux pas l'empêcher de faire un truc que moi-même je ferais.

Mes pas m'ont bien mené chez lui. Je suis devant cette maison où tant de choses agréables ceux sont passées. Est ce qu'on ne peut pas revenir en arrière? Au moment où je l'embrasse alors que j'arrive chez lui, ou alors quand il me masse... ou encore quand on le fait une première fois. A ce moment il était loin le temps où je devrais faire mes valises et m'éclipser de sa vie... et lui de la mienne.
On ne peut pas revenir à ce jour-là?
Non bien sûr que non ce serait trop facile. Encore et toujours cette lacheté... mais si on peut éviter ce genre de situation c'est mieux non?
Mes pas se sont de plus en plus petits alors que je regarde la seule lumière allumée. Celle de sa chambre. Je me souviens être allé à cette fenêtre pour voir la vue qu'il avait. Je me souviens aussi de ses mains qui s'étaient posées sur ma taille quand il s'est mis derrière moi. Et de sa chaleur contre la mienne... c'était il y a à peine deux jours et voilà où on en est à présent. Je me suis toujours dit dans les films à l'eau de rose c'était abusé toutes ces histoires qu'ils inventaient pour mettre à l'épreuve le couple du film et que tout était tourné au mélodrame, que dans la vraie vie rien ne se passait comme ça. Et pourtant aujourd'hui je vois bien que rien est tout rose dans les relations sentimentales, que chaque histoire peut s'envenimer pour un rien. En fait ce n'est pas forcément des conneries qu'on voit à la télé. C'est juste parce que c'est à travers un écran qu'on a l'impression que tout est exagéré. Après sûr que ça ne se finit pas toujours bien...
Et pour moi ça va se finir comment?
Il n'y a qu'une façon de le savoir.

J'arrive sur le palier et s'en attendre je sonne. Le bruit me fait un peu sursauter et c'est là que je me rend que je ne peux plus faire machine arrière. Des pas précipités sur des escaliers se font entendre et mon coeur qui accélère. Une lumière qui s'allume, une silhouette qui arrive jusqu'à la porte et mon ventre qui se tord encore plus. Un bruit de verrous, une silhouette qui se tient devant moi et moi qui reste là les yeux fixés sur ceux qui me regardent. Putain ça fait du bien...
Comment je fais maintenant?
Il a l'air vraiment abasourdi de me voir devant sa porte. Il ne fait aucun geste et reste stoïque. Il ne s'y attendait pas...

- Bill?
- Euh.. je... et bien oui c'est moi. Surprise... enfin non pas surprise. Je sais pas pourquoi je suis là mais euh.. je suis là. C'est con non? Moi qui voulait que tu t'excuses et attendre que tu reviennes toi c'est moi qui me retrouve devant ta porte parce que j'avais envie de te voir. Chui pas logique je sais, j't'en veux mais je viens quand même parce que je fais que penser à toi et même si j'attend des excuses, qui vont surement se perdre je ne sais pas où , chui quand même là parce que ben euh.. tu .. tu me manquais. Un truc de fou quand même, je pensais pas me rappeler où t'habitais, quoi le chemin exact hein. A croire que quand on veut un truc ben on peut.
- Bill...
- J'en reviens pas que je sois venu quand même. A ce que je sache c'était pas à moi hein? Non mais franchement tu te fous de ma gueule tu la dragues ouvertement et tu viens même pas t'excuser. C'est quoi ça? C'est moi qui ramène mon cul jusqu'à chez toi parce que sinon chui sûr que j'aurais pas eu d'explications. Et là je sais même pas si je vais en avoir plus...
- Biiill...
- Non mais tu le crois ça? C'est à moi de revenir vers toi comme toujours enfin c'est vrai ça fait pas longtemps qu'on est ensemble mais comme toujours quand même. Je me répète peut-être mais franchement tu te fous de moi hein? Chai ça t'as pas traversé l'esprit que moi j'attendais que tu viennes. Oh Tom je te parle tu pourrais me rép...


Des mains m'agrippent par le tee-shirt pour me faire rentrer alors que la porte d'entrée se ferme. Je sens le bois de cette dernière contre mon dos et deux lèvres se posent sur les miennes, mes paroles se perdant dans la bouche de Tom. Mes yeux au début ouverts se ferment et je fond complétement à ce contact. Tout ce que je viens de dire je l'oublie alors que mes bras passent autour de son cou pour le rapprocher de moi. Je le veux proche, très proche.
Putain et dire que je vais devoir me passer de ça.
Je gémis dans le baiser quand je sens ses deux mains intensifier leurs prises sur mes hanches pour que mon corps se colle au sien. Nos langues jouent ensemble et ça m'a manqué. Ce goût qui n'appartient qu'à lui, cette façon qu'il a de passer sa langue sur mes lèvres, et sur ma propre langue dans un effleurement. On sent le manque de contact qu'il y a eu dans ce baiser. Sa façon de me coller à lui et de m'embrasser... alors je ne suis pas le seul à avoir souffert de l'éloignement? Mes mains appuient sur sa nuque alors que je le sens se retirer doucement. Non pas encore, j'ai envie de profiter de cet échange un peu plus parce que c'est un des derniers.
Nos yeux s'ouvrent en même temps alors qu'il effleure mes lèvres des siennes, en me regardant. Il ne lâche pas son emprise sur moi, au contraire il la resserre. Ses bras se place mieux autour de ma taille. Ses mains se posant sur ma chute de reins, rapprochant mon corps du sien.
On peut être plus proche que ça?

- Me refais plus ce coup là Bill.

Je bouge la tête de droite à gauche en fermant les yeux.
Je l'ai jamais entendu parler avec cette voix. Comme s'il avait vraiment souffert.. c'est peut-être le cas qui sait. Je préfère me dire qu'il a été aussi mal que moi pendant un jour, plutôt que de me dire que lui s'en foutait. Un seul jour où j'ai cru le perdre vraiment. Un seul jour où moi j'ai vécu un p'tit enfer sans lui. Ma tête tournant dans tous les sens à la recherche de réponses. C'est débile non? Une simple dispute de jalousie j'en fais un fromage. Ca prouve que je peux plus vivre sans lui... non j'peux plus. Mais je fais comment maintenant? Les mots vont-ils sortir de ma bouche? Ses mots qui vont briser ces retrouvailles douces et paisible... je veux pas gâcher ça.
Alors qu'il allait parler, mes lèvres se posent sur les siennes pour un baiser mouillé. J'entrouve la bouche et passe ma langue entre les siennes que je peux sentir s'ouvrir sous mon passage. Mes mains sur sa nuque appuient une nouvelle fois sur son visage alors que nos deux langues rentrent en contact l'une contre l'autre. C'est tellement bon... un contact où plusieurs sentiments peuvent se faire ressentir. En un baiser on peut montrer tant de choses... du désir, de l'envie, de désespoir, on peut même s'apercevoir des sentiments de quelqu'un rien qu'en l'embrassant. On embrasse pas de la même manière une personne quelconque et une personne qu'on aime.
C'est tout un art d'embrasser quelqu'un et moi je le fais avec amour. Vous savez ce sentiment qui a pointé le bout de son nez il n'y a pas si longtemps? Et ben dans ce baiser, je veux lui montrer ça. Je veux lui montrer que pour moi, il est plus qu'un passe temps. Qu'il n'est pas un simple mec avec qui j'ai passé du bon temps. Je veux qu'il comprenne qu'au fil du temps j'ai appris à l'aimer et que je suis devenu accro à chaque partie de lui. A cette personne qu'il forme avec son caractère de con, son corps que je désire tout le temps, son regard qui me fait fondre et ce grain de beauté dont je suis raide dingue.
Pourquoi ne pas simplement lui dire?
Le mots ne sortent pas, ils restent dans ma gorge où cette boule est toujours présente.
Nouveau paradoxe qui s'offre à moi. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans ses bras mais en même temps rien qu'en sachant la raison de ma venue, j'ai envie de m'éloigner de lui si ça veut dire ne pas lui dire que demain je serais plus là.
Cette bulle est revenue mais je sais qu'elle va s'envoler aussi vite qu'elle est réapparue. Je n'ai pas envie de me noyer dans un bonheur qui sera éphémère quoique je fasse. Mais je sais qu'en restant ici avec lui, le bonheur sera obligatoirement au rendez-vous et que demain le retour à la réalité sera beaucoup plus dur.

Dans mon geste il y a peut-être aussi ce sentiment qui me ronge depuis que j'ai appris la nouvelle: le désespoir de perdre cette personne qui compte pour moi. C'est plus fort que moi... mes lèvres qui se pressent un peu plus sur les siennes, mes mains qui s'accrochent à lui comme si on allait me l'enlever... et c'est le cas.

- Qu'est ce que tu veux me dire?

Il se décolle un peu de moi et me regarde en haussant un sourcil. Je dis quoi moi là? Juste ce qu'il me vient à l'esprit. Je ne me demande même pas si c'est la bonne solution. J'en ai marre de trop réfléchir. Je veux profiter et rattraper...

- Rien... je veux juste rattraper le temps perdu.


SUITE


Au fur et à mesure que ma phrase se forme, je fais reculer Tom pour qu'il se retrouve contre le mur. Pourquoi attendre plus? Pourquoi se prendre la tête sur ce qui va inévitablement se passer? Je le veux encore une fois, peut-être une dernière fois.
Peut-être que je devrais réfléchir plus et lui dire vraiment la raison de ma venue mais... à quoi ça servirait à part faire un peu plus mal? Je sais que certains penseront surement que je suis lâche de pas assumer mais chui un Homme non? Alors oui je suis lâche et ça je l'assume.
Lâche de prononcer ces mots qui concrétiseront mon départ, lâche de lui dire que demain je serais plus là, lâche de voir son visage se fermer. Je suis lâche de le faire souffrir, c'est mal peut-être?
Une fois Tom contre le mur, je passe mes bras autour de son cou une nouvelle fois en posant mes mains sur sa nuque pour rapprocher son visage du mien, ses lèvres à quelques centimètres à peine des miennes. Je sens la peau de sa nuque se couvrir de chaire de poule. C'est mes mains qui lui font cet effet....
Je plonge mon regard dans le sien mais bien vite il dérive vers sa bouche. Une bouche qui semble m'appeler de plus en plus. Est ce que des lèvres peuvent-être aussi attirantes? Aussi tentantes?
Mon nez frôle le sien alors que je murmure tellement bas qu'on peut avoir l'impression que seules mes lèvres bougent.

- Tu veux pas rattraper?

Mes yeux ne peuvent pas se détâcher de ses lèvres, et mon visage ne peut pas s'empêcher de s'approcher de celui de Tom. C'est un aimant c'est ça? Pourquoi il a fallu que je sois aussi dépendant de lui? Pourquoi il a fallu que.. je tombe amoureux?
Sans attendre de réponse, ma bouche s'aligne à la sienne. Elles se rencontrent et s'accoutument l'une à l'autre. Mes yeux se ferment automatiquement alors que je sens les mains de Tom soulignaient ma silhouette jusqu'à arriver à mon visage. Elles se posent sur mes joues et du bout de ses doigts, ils effleurent ses dernières, tout doucement, comme si j'étais de la porcelaine et qu'il avait peur de me casser. Son geste est si doux que ça me donne envie de pleurer rien qu'en pensant que je vais être privé de ce bien-être involontairement, sans qu'on m'est demandé mon avis. Non on décide pour moi...

Mes mains descendent autour de sa taille pour que mes bras s'y entourent. Elle est aussi fine que la mienne mais est cachée par tous ses vêtements superflus. Je me demande pourquoi il met des habits aussi large... c'est son style mais son corps est tellement beau pourquoi ne pas profiter de cette silhouette si finement construite pour attirer encore plus le regard?
Enfin je ne dis rien parce qu'il est à moi. Oui c'est même lui qui l'a dit, il 'était d'accord. Vous ne vous souvenez pas? Moi ça reste là-dedans et je ne suis pas prêt de l'oublier. Comment? Il est tout à moi... cette pensée me fait sourire à travers ses lèvres qui prennent possession des miennes, sa langue passant entre elles. Putain qu'est ce que je vais faire sans lui..
C'est possible d'aimer à ce point en si peu de temps?
C'est possible de tomber amoureux et devenir dépendant aussi vite? A croire que oui. Tom c'est mon p'tit coup de foudre...

Une fois que mes mains se trouvent sur sa chute de reins, elles passent sous son tee-shirt sans que je lâche ses lèvres. Pas question de louper une miette de lui tant que j'suis là. J'aime tellement sentir sa peau frissonner au contact de mes doigts sur elle. Il passe les siennes dans mes cheveux alors qu'il emprisonne ma lèvre inférieure entre ses deux lèvres, jouant avec avant d'aller chercher ma langue de la sienne. Ses yeux s'entrouvent et bizarrement les miens aussi.
Tellement connectés et synchro...
On se regarde et nos lèvres s'étirent en même temps. Effet miroir qui me fait un peu plus mal au coeur même si à cet instant je me suis jamais senti aussi bien.

Le baiser s'amplifie, on peut sentir l'atmosphère changer. Vous savez ce genre de moment où on sent que le baiser échangé n'est plus un simple baiser, qu'il se transforme petit à petit en quelque chose de plus sensuel, de plus connoté. Ce moment où on sent l'atmosphère s'alourdir et se transformer sous la chaleur qui émane des corps collés l'un à l'autre. C'est ce qui se passe en ce moment, le baiser n'est plus exactement un baiser et il se termine quand ma tête va trouver refuge dans son cou.
Cette odeur... j'en redemande encore de cette putain d'odeur qui me fait me sentir si bien. Elle est la preuve qu'il est bien là avec moi. Toute son odeur m'envahit, elle s'imprègne dans mes narines, sur mes habits, elle me colle à la peau. Je sentirais encore son odeur sur moi demain j'en suis sur... mais cette fois elle sera pas accompagnée, elle sera seule comme moi. Loin de lui, ce ne sera que résidu de ce qui se passe ce soir. Une preuve qui met plus de temps à se dissiper parce qu'il est imprégné dans le tissu.

- Bill...

Je l'entend soupirer alors que son corps est une nouvelle fois collé contre le mur et contre moi. Je n'ai jamais pris autant d'initiative mais ce soir plus que n'importe quel soir j'ai besoin de sa chaleur. J'ai besoin de voir, et de sentir qu'il est avec moi, contre moi. En ouvrant les yeux je peux voir que la trace que j'ai faite disparaît petit à petit, elle n'est plus aussi visible que l'autre fois. Ma bouche effleure cet endroit avant d'emprisonner la chaire pour la maltraiter une nouvelle fois. Je veux qu'il pense à moi même si je ne suis plus là. Une nouvelle trace pour prouver qu'il n'est pas un coeur à prendre même si je suis loin. Je ne veux pas que tout s'arrête juste parce que je pars. Je veux qu'il soit aussi dépendant de moi que je le suis de lui c'est possible?

Je sais pas... finalement je ne connais pas ses réels sentiments. Je veux qu'il pense à moi autant que je pense à lui, qu'il ait envie de moi autant que j'ai envie de lui. Qu'il soit à moi autant que je suis à lui...
Est ce que je les connaîtrais un jour ces fameux sentiments?

Je sens ses mains déserter mon corps pour se poser à nouveau sur mes joues et remonter ma tête au niveau de la sienne. Je le regarde dans les yeux alors que mes mains se posent sur son ventre, caressant de droite à gauche. Il s'est rendu compte que quelque chose clocher. Alors il peut vraiment lire en moi comme dans un lire ouvert?

- Dis moi Bill.

Je me mord la lèvre infèrieure en posant mon front contre le sien, avant d'effleurer ses lèvres en fermant mes yeux à moitié.
C'est trop dur...
Mes yeux captent à nouveaux les siens qui ne m'ont pas lâché. Je souffle contre ses lèvres, un murmure mélangé entre le désespoir et l'envie. Le désespoir parce que je sais que ce sera sans doute la dernière fois. Comment ça pourrait être autrement? L'envie parce qu'elle monte de plus en plus.

- J'ai envie de toi..

Mes lèvres retrouvent les siennes un peu brutalement. Pas besoin de mots, il suffit juste d'agir.
Son tee-shirt remonte de plus en plus, jusqu'à ne plus être sur son corps. Il tombe par terre et un sourire se dessine sur mes lèvres en sentant les mains de Tom tirer sur mon tee-shirt pour l'enlever aussi. Il ne reste pas longtemps sur moi, bien vite il tombe à côté de celui de Tom.
Torse contre torse, encore une fois.
Le mieux dans ce genre de situation c'est le moment qu'on passe à déshabiller son partenaire. Trouver une nouvelle idée pour ne pas que ça devient la chose habituelle. Trouver le bon moment pour l'enlever, quand il faut.
D'un seul mouvement, il inverse les rôles. Moi entre le mur et lui.
Il enfouit son visage dans mon cou alors que ses mains vont se poser sur mes fesses. Sa peau contre la mienne, une mes jambes s'enroule autour de sa taille. Je me mord la lèvre inférieure en sentant ses dernières passées entre mes cuisses à travers le vêtement sans jamais remonter trop haut. Son bassin se presse alors contre le mien, son souffle se répandant dans mon cou, sans que ses lèvres ne le touchent.
C'est chaud et ennivrant. Vous savez cette chaleur qu'on ressent quand c'est cette personne si particulière à vos yeux qui est le propriétaire de cette respiration. Ca vous fait vous sentir bien et un cocon se forme autour de vous. Une bulle de bien-être rien qu'en ayant le contact léger de cet air qui balaie votre peau. Ma bulle de bonheur qui est plus que jamais présente à cet instant et ça grâce à lui, cet être qu'on peut nommer en trois lettres.. Tom. Seulement en sentant un souffle, mon coeur peut se gonfler à bloc. Pourquoi? Parce que ce n'est pas celui de n'importe qui mais le sien. Son souffle à lui, sur ma peau.
Juste sentir sa respiration contre ma peau me met dans un état que je n'aurais jamais cru possible. Mais c'était avant... avant que je le connaisse et que je connaisse ce sentiment que décuple les sensations quand Tom en est l'auteur.
Putain qu'est ce que je donnerais pas pour vivre ce genre de moments tous les jours. Le sentir contre moi, et sentir l'effet que je lui fais contre mon entrejambe. C'est mes mains qui le font frissonner, c'est mon toucher qui le fait soupirer, et c'est moi qui vais le faire gémir...

Sa main droite se déplace de mes fesses à ma ceinture en passant par ma hanche dénudée. Tout n'est que sensation quand je suis avec lui. Je ne fais que ressentir le moindre de ses gestes. Je n'ai jamais été aussi attentif aux caresses qu'on me procure. Ce soir plus que jamais je veux le sentir me toucher, sentir sa peau contre la mienne mais pas seulement. C'est ce soir que je veux sentir que pour lui je ne suis pas simplement Bill, un gars qu'il a mis dans son lit. Je veux qu'il me montre, qu'il me fasse ressentir qui je suis à ses yeux.

" Tu serais supris des sentiments qu'il peut avoir"

Je veux le sentir ça aussi. Tous les sentiments que je peux lui apporter, qui l'envahissent quand il me voit. Qu'il me touche et qu'il me fasse ressentir que je suis important pour lui. Même si ce n'est pas aussi fort que moi, ce soir je veux juste qu'il me fasse ressentir. Il y a tellement de façon de toucher quelqu'un...

Sa bouche effleure mon cou en retraçant des courbes que lui seul imagine... mais il me les fait entrevoir à moi aussi.. rien qu'en me touchant à peine. Ma tête part en arrière, se cognant doucement contre le mur quand je sens sa main défaire ma ceinture pour ouvrir mon pantalon. Un frisson se faufile sur tout mon corps quand elle touche ma peau plus sensible. Une peau qui ne demande que ça.

- Tom j't'en supplie.

Son visage face au mien, j'ouvre les yeux quand je sens ses lèvres effleurer les miennes, alors que ma jambes droite est toujours attachée à sa hanche.

- Qu'est ce qu'il y a?
- S'il te plaît... montre moi que je suis important pour toi. Juste ce soir, mens s'il le faut mais je..


J'ai peut-être l'air d'un désespéré mais j'crois que je le suis un peu aujourd'hui. J'ai beaucoup de raisons de l'être, savoir que je vais partir, savoir que je vais le laisser derrière moi, savoir que cette nuit il me fera l'amour sans penser que c'est la dernière fois. Ses lèvres m'empêchent de terminer ma phrase, et mes pensées. C'est pas une mauvaise chose finalement. Je pense trop, je le sais mais je ne peux pas m'en empêcher. Quand on est heureux on aimerait arrêter de penser et profiter mais nos pensées demeurent toujours présentent alors imaginez quand on est autant préoccupé que moi.
C'est possible d'arrêter de penser? Peut-on ne pas le faire? Ou alors je ne pense qu'à Tom. A Tom et ses lèvres qui sont sur les miennes pour l'instant.
Elles sont douces et humides. Il garde les yeux ouverts et ses yeux sont dans les miens. Il n'y a pas de mensonge...
A cet instant il me touche de la plus belle des manières... avec le regard. Ses deux prunelles plongées dans les miennes. Toucher invisible qui en dit beaucoup plus que le physique. Mes lèvres s'accrochent toujours aux siennes tandis que mes mains se posent sur ses épaules. Elles passent ensuite le long de ses bras où la chaire de poule naît après mon passage. Quelques secondes plus tard, d'un geste habile le pantalon tombe... il suffit juste d'ôter la ceinture. Il l'éloigne d'un coup de pied et m'attrape sous les fesses pour me soulever et me porter.

- On va quand même pas faire ça là?

J'effleure son nez du mien en le regardant un léger sourire dessiné sur les lèvres. Chui tellement bien quand il me touche... cette sensation de ses mains sur moi. Même à travers le tissu de mon jean, je peux les sentir me brûler tellement je trouve le contact fort. Et il peut l'être encore plus.
Ma tête se pose dans son cou, et mes bras enclerclent ses épaules pour me soutenir.
Mon bassin se frotte inconsciemment contre celui de Tom pour enlever cette démangeaison dûe à mon pantalon. Démangeaison qui s'accentue un peu plus à chaque fois que mon entrejambe durcie rencontre le tissu de mon boxer. Je me mord la lèvre pour ne pas gémir avant de faire passer ma langue sur le lobe de son oreille et de soupirer en murmurant.

- Hum... je m'en fous de l'endroit.

Ses mains sur mes fesses, Tom nous amène à sa chambre sans dire un mot de plus alors que je butine son cou de multiples baisers en me faisant violence pour ne pas me frotter lascivement contre lui. Ca peut paraître tellement cliché cette situation. L'homme qui porte la femme ou l'homme dans notre cas alors que l'autre lui embrasse le cou, attendant patiemment d'être arrivé dans la chambre à coucher. Ca a un effet de déjà vu mais en fait non. Chacun à sa manière fait que la situation devient unique. Pour moi par exemple, c'est unique parce que c'est avec Tom, et que ses mains sur moi ne me touchent jamais de la même façon même si c'est au même endroit.
Il pousse la porte de son pied et on pénètre dans sa chambre, moi toujours accroché à lui et je ne compte pas me séparer de lui avant d'y être obligé. Je sens quelque chose de mou sous mes fesses et les mains de Tom déserte cet endroit. Ma tête reste dans son cou et s'enfonce même un peu plus, mes bras serrant un peu plus leur emprise.

- Bill...
- Je te lâche plus jusqu'à demain.


Quelques murmures à travers sa peau qui s'échappent de ma bouche. Encore une phrase à double sens.
Je l'emporte avec moi dans ma chute.
Mais laquelle? Celle qui m'amène sur son lit mais aussi celle qui va venir demain. Elle sera plus lente et douleureuse. Je le rend complice et partenaire en ne lui avouant pas que demain je ne serais plus là.

- Je t'en voudrais pas si demain tu me tiens toujours.

Je me mord la lèvre en entendant ses mots. Il dit tout ce que je veux entendre. A sa manière c'est une déclaration. Pour me dire quoi? Je ne sais pas exactement mais en tout cas je le vois comme ça. Il veut peut-être me dire qu'il veut me garder avec lui? Je ne répond rien pour ne pas me trahir et scelle nos lèvres dans un baiser qui s'intensifie immédiatement. Il se fait désireux de plus, sa langue taquine la mienne autant que ses mains qui déviennent vraiment coquines en s'évertuant à m'ôter mon jean. Au passage, elles effleurent la bosse qui s'est déformée en dessous avant d'appuyer dessus mon bassin partant en avant. Je gémis au travers du baiser qui se termine quelques secondes plus tard, me laissant face à un Tom qui sourit en coin.

- Tu sais que c'est super sex ce que tu fais là.
- Hum?


Il rapproche sa bouche de mon oreille, ses lèvres prenant possession de mon lobe alors que sa main s'active toujours à caresser ma virilité à travers son boxer. De sa deuxième main, il descend un peu plus mon jean qui se retrouve bien vite à mes chevilles.
Ses doigts qui ondulent doucement sous ma peau presque découverte et sa voix qui se fait sensuelle... ce n'est qu'un murmure. Un doux murmure mais qui me fait soupirer quand il s'ajoute aux caresses incessantes de sa perverse de main.

- Gémir contre ma bouche... c'est super excitant pour moi.
- Tom..


Je ferme les yeux, mes mains se positionnant dans son dos puis carrément sous son boxer, pressant ses fesses, mes ongles rentrant malgré moi dans sa peau. Je l'entend soupirer au creux de mon oreille alors que ses lèvres se plaquent contre ma mâchoire. Sa main se retire et se pose à plat sur le lit pour se soutenir alors qu'il fait un mouvement d'avant, faisant se rencontrer nos deux bassins voilés par deux simples boxers. Ma tête s'enfonce un peu plus dans son oreiller, plissant mes yeux un peu plus même s'ils sont déjà clos.

- J'ai déjà des marques de toi dans le dos tu vas pas m'en faire... han..

Il ne finit pas sa phrase. Ses mots se bloquent et seul un gémissement osrt de sa bouche. Il me mord doucement la peau sous ma mâchoire quand il sent que je lui ai enlevé son boxer, un de mes mains passant le bout de mes doigts à son entrée, en appuyant un peu mais jamais assez pour le pénétrer. J'en ai envie mais je ne sais pas si je dois, et s'il a déjà fait quelque chose avec un mec en inversant les rôles. C'est tellement tentant mais en même temps... je ne sais pas sa réaction face à ça. Je reste en surface appréçiant ses soupirs dans le creux de mon cou quand la pression se fait un peu plus forte. Son bassin bouge tout seul, ses mains posées de chaque côté des mon corps. De ma main inactive je remonte à son visage et l'oblige à me regarder pour l'embrasser. Je croise quelques secondes son regard brumeux avant qu'il ne capture lui-même mes lèvres.
Un gémissement quand je rentre une phalange. J'ouvre un peu les yeux et peux voir les sienns fermer, forçant dessus comme pour s'accrocher à quelque chose de réel. Il est tellement beau comme ça... Et encore ce n'est même pas le mot exact à cet instant. J'crois même qu'aucun mot ne peut vraiment le définir à ce moment. Tellement de choses, d'émotions traversent son visage et qui font qu'une expression complètement orgamisque en ressort, que c'ets impossible de mettre un mot sur ce que Tom est à cet instant.
Beau? Magnifique? Parfait? Adorable? Excitant? Trés Adorable?
Un peu tout ça mélangé.
Je ne vais pas plus loin et retire mon doigt avant de trop en faire. Chaque chose en son temps et ce soir je ne pense pas que ce soit le vrai moment pour inverser les rôles. Pourquoi? Parce que demain je pars et qu'il n'aura sans doute aucune explication, sauf celles d'Andréas. Et si c'est sa première fois je ne veux pas lui voler en sachant que je ne serais plus là le lendemain.
Un soupir est lâché et ce n'est pas le mien. Je le regarde passé sa langue sur son perçing... ma tête se soulève d'elle-même. Juste un coup de langue à l'endroit où sa propre langue est passée.

- Ton but c'est vraiment de me rendre fou c'est ça?
- Peut-être bien...


J'esquisse un sourire coquin en caressant sa joue. Je peux vraiment pas m'empêcher d'être tendre avec lui. Il répond à mon sourire puis frotte mon nez au sien en fermant ses yeux, sa respiration reprenant peu à peu une allure plus calme.

- Bien...

Juste un mot susuré entre ses lèvres avant de s'éloigner de moi.
Il enlève son boxer qui lui bloquait les chevilles sous mes yeux et s'applique à me retirer complètement mon jean avant de remonter ses mains tout en embrassant mon mollet droit. Sa bouche est chaude et chaque passage laisse une trace sur ma peau. C'est si doux comme contact. Un véritable moment de tendresse dans ce que les gens peu tolérants pourraient appeler un acte barbare.
Mais quand on aime la vision de cet acte change non?
Je sens ses mains prendre possession de l'élastique de mon sous-vêtement et tirer dessus. Il frôle chaque partie de mes jambes qui passe sous ses doigts. Juste ce p'tit contact comme il a l'habitude de faire maintenant et qui me rend complètement fou.
Il retire entièrement mon boxer et le jette négligemment dans se chambre sans arrêter ses bisous qui remontent à l'intèrieur de mes cuisses. Mes jambes se replient d'elles-mêmes pour poser les pieds à plat. Je me retrouve face à Tom qui posent ses lèvres sur les miennes juste en surface avant de dévier dans le cou.
Il me caresse comme si j'étais quelque chose de précieux qu'il ne fallait pas casser. Qu'est ce que ça fait du bien de le sentir me toucher de cette manière. J'crois qu'à cet instant je me rend vraiment compte que j'ai besoin de ce contact. Je le savais déjà mais là c'est encore plus fort.
Ses mains qui passent sur mon torse dénué, mes hanches puis mes cuisses. A chaque contact, je ressens ce besoin qui envahit toutes les parties de mon corps. Comment peut-on être aussi dépendant? Je crois que c'est une question que je n'arrêterais pas de me poser.
Je me cambre en soulevant mon bassin, sa bouche descendant sur mon buste pour rejoindre mon torse, passant par le nombril qu'il humidifie de sa langue. C'est tellement chaud comme contact. Je soupire, son nom traversant mes lèvres à plusieurs reprises. Je me lasse pas de dire ces trois lettres qui m'ont fait connaître tant de choses.
Mais quand je prend conscience de ce qu'il compte faire, sa langue glissant le long de la ligne qui mène à mon entre jambe, je passe mes mains dans ses dreads.
Je veux juste... qu'il me fasse l'amour ce soir. Rien de plus. Pas besoin de préliminaires qui retarderait le moment où je le sentirais vraiment en moi. Pas besoin de plus pour qu'il entre en moi et que je retrouve cette sensation de son corops dans le mien. Je veux juste sentir qu'on fait qu'un et qu'une fois encore il est tout à moi.
Ce soir il n'y a pas besoin de superflus charnels.

- Non..
- P-pourquoi?


Je le fais remonter en tirant sur une de ses dreads que j'enroule autour d'un de mes doigts. Mes yeux retrouvent les siens, ma tête se soulevant de l'oreiller pour effleurer ses lèvres alors que je ferme les yeux, essayant de refouler un peu le désir qui commence vraiment à me consumer. Dans ses yeux c'est pareil. Je peux lire le même manque que moi même si finalement on ne s'est pas éloigner si longtemps que ça.

- Je veux juste... en moi.
- ?
- S'il te plaît Tom.
- Mais...
- Chui assez excité pas besoin de ça.


Mes bras entourent son cou alors qu'il se place mieux entre elles, ses mains se posant sur l'arrière de mes cuisses. Son sexe cogne contre mon entrée. Putain c'est tellement bon comme sensation. J'ondule sous son corps, enfonçant mes pieds à plats dans le matelas. On est aussi dur et humide l'un que l'autre. On attend tous les deux la même chose alors pourquoi attendre?

Je ne saurais pas expliquer pourquoi mais j'ai papillons dans le ventre rien qu'à le voir au dessus de moi, prêt à me faire l'amour une nouvelle fois. Je ressens toujours le même sentiment en le voyant dans cette position. C'est dans ces moments d'intimité que je me rend vraiment compte qu'il m'a choisi moi pour être à ses côtés. Je me dis alors que mes sentiments sont peut-être, même un minimum, réciproque. En voyant son regard doux, et peut-être même un peu amoureux sur moi, j'ai envie de le croire. Peut-être que je me mens à moi-même mais ce soir, je veux croire que si je n'avais pas à partir, notre histoire aurait pu durer encore longtemps.
Entre les engueulades bidons, les réconciliations, les moments de complicités, et les mots doux, on aurait pu faire un beau couple. Le pur couple dans toute sa splendeur. Avec nos deux caractères on aurait pu vivre des choses vraiment géniales... Pourquoi je dis "on aurait.." ? Pourquoi je ne pense même pas une seconde que ce n'est peut-être pas fini? Parce que je suis de nature pessimiste et que je sais qu'une relation à distance ne marche jamais longtemps. Je préfère ne pas me voiler la face.

Il décolle un peu son buste du mien, se décollant de moi par la même occasion, son bassin rentrant encore plus en contact avec le mien alors qu'il ne dit rien. Il me regarde alors que son gland frotte contre mes fesses, entrant que superficiellement en moi. Il cogne contre ma peau sans jamais vraiment entré, ce que je désire plus que tout. Je pose mes mains sur ses fesses en appuyant dessus.

- Tom s'il te plaît.

Un sourire apparaît sur ses lèvres. Ca doit encore plus envie de les goûter ce que je fais. Elles sont douces et chaudes, comme d'habitude. Je ne me lasse pas de ses lèvres, en même temps comment je pourrais? Tout en me regardant, il pousse et me pénètre.

- Han...

Un soupir soufflé ensemble. Deux paires de yeux qui se ferment pour la même raison. Le plaisir. Le mien est d'abord associé à une sensation bizarre... douleur? Je ne la qualifierais pas de ce nom. C'est étrange et désagréable au début mais tellement indéfinissable en même temps. Sentir son sexe entré de plus en plus en moi, intégré chaque centimètre de mon corps avec une douceur qui n'appartient qu'à lui. Comment dire que c'est de la douleur ce qui arrive là?
C'est impossible...
C'est juste le début de ce qui va être encore plus merveilleux. Et encore ce mot n'est pas exactement bon. Il n'y a pas de mot pour décrire ce qu'on est entrain de faire. A part faire l'amour, ça ne se définit pas, ça se vit et ça se ressent. Comme je ressens chaque millimètres de Tom en moi.

On est enfin emboîtés.
Il pose alors sa tête sur mon épaule en soupirant. Il se contrôle je peux le sentir. Tout comme je sens chaque caresse qu'il prodigue à mon corps, c'est doux et léger.
Chaque main qui effleure mes hanches alors que son sexe durci pulse à l'intèrieur de moi ne demandant qu'une chose: bouger.
Chaque mouvement de Tom me fait réagir. Ils peuvent être même infimes je les ressentirais dans tout mon corps, tellement je les aime. Parce que ça vient de lui et chacun de ses mouvements tendres me sont destinés. Ca ne peut que me gonfler le coeur.
Il relève la tête pour poser son front contre le mien alors qu'il bouge un peu. Mes jambes se resserrent contre ses hanches alors que je cambre mon dos pour le sentir plus contre moi. Il n'y aura jamais assez de contact avec Tom.
Nos yeux ne se quittent pas. Son regard qui est tant nécessaire pour moi ne me lâche pas. Il fait comme moi... parcourt de ses yeux chaque partie de son visage, chaque expression que je peux dégager.Il me regarde comme je le regarde.
Je peux voir la couleur de ses prunelles assombris par l'envie. Elles ne sont plus tout à fait marron, maintenant elles tendent vers le noir. Il est encore plus beau. Et cette expression qui se lit sur son visage. Il a envie de moi tout comme j'ai envie de lui. Ca fait un bien fou de se sentir autant désiré, surtout par lui. En regardant chaque parcelle de son visage, je m'aperçois qu'il n'a pas de casquette et que je ne lui ai pas enlever. Je passe mes mains dans ses dreads alors que mes yeux reviennent sur les siens.

- T'es beau sans casquette au fait.

Il se penche et m'embrasse en débutant enfin un mouvement lent, me faisant soupirer.
Je m'accroche à ses lèvres que je ne veux pas quitter en sentant sa virilité s'insinuer délicatement en moi pour ensuite déserter chaque partie de la même manière. J'ai jamais trouvé le sexe aussi bon qu'avec lui.Il y a un mélange de tant de sentiments que ce serait dur de les énumérer. Mais le plus important... l'amour change vraiment les choses finalement. Il n'y a aucun rapport entre les deux. Je donne un coup de bassin en ne quittant pas ses lèvres. Il me mord la lèvre infèrieure en gémissant alors que le rythme accélère tout seul.
Mes jambes s'enroulent autour de sa taille, mes mains se contractent sur ses épaules, ma bouche dévore la sienne... tout pour avoir un maximum de contact. Les fines mains de Tom vont se loger dans ma chute de reins, me fait un peu plus cambrer alors que nos torses entrent plus en contact. Il cherche la même chose que moi... le contact.
Je ne peux pas m'empêcher de gémir contre ses lèvres que je relâche. Nos yeux s'ouvrent et se parlent. Oui il se disent les choses qui ne sortent pas avec des mots. Un regard peut dire tellement de chose,s luine ment pas. On peut tant voir dans un regard.
Un coup de bassin qui touche ma prostate alors qu'il change un peu l'angle de pénétration. Je me mord la lèvre alors que Tom passe sa langue dessus, descendant sur mon menton, puis mon cou.
C'est tellement bon...

- P'tain.. Tom.

Est ce que c'est possible d'étouffer dans la chaleur du plaisir?
Je peux sentir la sueur s'installer sur nos corps, les rendant luisant alors qu'ils se collent l'un à l'autre. Cette sueur provoquée par le plaisir qui justement prouve tant de choses. Je ferme mes yeux en sentant un coup de rein plus brutal que les autres. L'intrusion se fait plus rapide et plus régulière, ça n'a jamais été aussi bon. Son corps qui bouge au dessus de moi alors que nos hanches ondulent en parfaite synchronisation. Il mord la peau de mon cou alors que mes muscles se resserrent autour de lui.

- Han Bill!

Un tourbillon de sensation et de sentiments me parcourent. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans ses bras et avec lui qu'à cet instant. Il y a quelque chose de nouveau, ou alors de plus prononcé. De la passion, je peux sentir dans les gestes de Tom son envie de me faire du bien, de me faire plaisir... et il y arrive. C'est putain de bon.
Et ce mouvement qui va me rendre dingue. J'ai envie de lui faire atteindre l'orgasme mais en même temps je ne veux pas que ça s'arrête, je veux que ça continue encore et encore. Nos corps tremblent l'un contre l'autre, alors que mes mains descendent aussi dans le dos de Tom, mes ongles griffant cette peau quelques peu bronzée. Un mouvement de plus, de trop... pourquoi? Parce que c'est le mouvement qui marque la fin. Je sens le corps de Tom se tendre alors qu'il mord plus fort mon épaule. Mais même avec ça un gémissement sourd se fait entendre, et je sens sa semence s'écouler en moi. Oui elle est en moi, et c'est extraordinaire.
Un coup et encore un... il n'en faut pas plus. Tom s'empare de mes lèvres entrouvertes alors que je me laisse emporter par le plaisir qui me donne une claque à cet instant. Ca n'avait jamais été aussi fort et aussi bon.

- Hum!!

Gémissement étouffé mais bien réel.
Tom tombe sur moi quelques secondes après et hume mon odeur. Sa respiration se calque sur la mienne comme si elle ne formait qu'une. Ca toujours été comme ça... est ce que c'est possible de ne former qu'un? Je crois oui. Il se retire de moi doucement et je sais ce qu'il va arriver mais je n'ai aucune envie de me lever. Mes jambes sont toujours attachées à la taille de Tom, et mes mains caressent son dos couvert de sueur, je dessine des p'tits coeur et je peux le sentir sourire contre mon coup. Ca me fait sourire aussi... s'il est content je le suis aussi.

Sa tête se relève pour écarter les mèches qui me barrent le visage. Mes yeux se ferment lentement en sentant son contact sur moi. Il me regarde, je le sens, et ça me fait un peu plus sourire. Ses mains sur mon visage, sur mes joues puis dans mon cou me montrent bien qu'il me regarde. Et si j'ouvre les yeux... je verrais les siens. C'est ce que je fais et je me trouve dans la situation que j'avais imaginé. Ses lèvres sur les miennes, son corps se pressant contre le mien, je peux sentir qu'il en a autant envie que moi... de ce contact vital.

- Putain Bill... si tu savais..

Sa tête s'enfouit dans mon cou une nouvelle fois alors que je le sens se serrer contre moi. Je détache mes jambes et fais une légère roulade pour qu'on soit de profil face à face. Il n'a pas quitter son refuge, et ses mains s'accrochent à mon dos, comme s'il avait peur que je parte. Je passe une jambe au dessus des siennes, alors que mes mains plongent dans ses dreads.

J'crois qu'aucun mot n'est utile. Je ne préfère même pas lui poser de questions sur sa phrase énigmatique. Je profite des dernière heures que j'ai avec lui pour rester coller à lui l eplus possible, pour sentir son corps contre le mien, sa peau au goût acide et fruité en même temps.

Ce soir je vais m'endormir contre lui, en entendant sa respiration calme et apaisé contre mon cou. Il suffira juste que je ferme à nouveau les yeux pour que je plonge.
Et demain... qu'est ce qu'il va m'arriver demain?

[...]

J'ouvre mes yeux en sentant la pression des mains sur mon ventre se faire plus présente. J'avais beau les avoir fermé, je ne dormais pas. Jeme suis réveiller deux, trois heures après mettre endormi et depuis... le sommeil ne vient plus.
Comment je pourrais de toute façon? Je me tourne et me retrouve face à un Tom qui dort. Il a l'air si paisible, là devant moi, les yeux fermés avec un léger sourire sur ses lèvres. C'est l'image idéal à prendre en photo. Un Tom endormi, qui se montre sous son vrai jour. Pas de façades ou des barrières pour se protéger, il y a juste lui, et sa respiration calme. Mes yeux scannent le moindre détail de son visage.
Je le connais par coeur...
Ce grain de beauté qui porte bien son nom sur sa joue. Ces faussettes qui se forment quand il sourit.
Ils parcourent tout son visage pour ensuite se poser sur sa bouche.
Ses lèvres... un des mes mains se lève et mes doigts redessinent leurs contours. Tout doucement, de peur de le réveiller. Ce n'est même pas un vrai contact mais il me suffit. Mon visage se rapproche inconsciemment du sien, et mes lèvres effleurent celles de Tom. Juste un effleurement avant de me reculer avant nouveau. Elles vont me manquer... tout va tellement me manquer que ça en est effrayant. Tom se rapproche de moi, ses mains tenant plus fermement mon corps.. comme si j'allais partir. Il a peut-être un pressentiment. Un mauvais pressentiment qui se révèle véridique. Sa tête va se loger dans mon cou alors qu'une de ses jambes passent sur les miennes. Sa bouche se pose sur mon cou alors qu'il entrouve un peu pour passer sa langue sur ses lèvres, comme pour se déssécher la bouche après une merveilleuse nuit. Comment je le sais? Juste le faible contact de sa langue sur ma peau me fait frissonner.

- Je t'aime.

Juste quelques mots souffles dans son oreille. Je lui aurais au moins dit une fois. J'en avais envie donc je l'ai fais.. même s'il ne m'entend pas. Je m'éloigne un peu de lui en le sentant grogner dans son sommeil. Mais à peine mon corps écarté de quelques centimètres je le sens se recoller à moi. Ca va être beaucoup plus dur que je pensais...
Mon regard balaie la pièce et tombe sur le réveil 9h48. Mes yeux se reposent sur Tom, et je remonte le drap qui est un peu tombé dans la nuit. Je m'en fonce dans le lit pour me retrouver à sa hauteur. Là j'embrasse son grain de beauté, et ses bras autour de ma taille se font plus fort. J'attrape ses maisn des miennes, les caressant du bout des doigts alors que je me recule.
Je sors du lit, mon regard toujours posé sur Tom. Sur sa p'tite bouille qui grimace en sentant l'air frais remplacé mon corps. Sur ses mains qui prennent l'oreiller pour le ramener contre son torse en compensation de mon corps.Ma tête s'enfouit à l'intèrieur et là, son visage s'apaise. On dirait un bébé qui a retrouvé son doudou. Ca me donne envie de le prendre dans mes bras et le serrer fort contre moi.
J'laisse échapper un p'tit rire nerveux à la place de ça. Vaut mieux ça que pleurer non?
Je passe mes mains sur mes yeux et les frotte énergiquement pour me remettre les idées en place. J'attraper mon boxer et pantalon et les enfilent sans vraiment envie. M'habiller ça veut dire m'éloigner de lui alors pourquoi je le ferais avec enthousiasme? Alors je le fais doucement, sans un bruit, mon regard se perdant plusieurs fois sur ce corps devant moi qui m'incite de plus en plus à venir le rejoindre. Et Dieu sait combien j'en ai envie... mais je ne le ferais pas.
Je ne sais pas d'où me vient toute cette volonté, mais je l'ai alors mieux vaut que je parte avant qu'elle s'en aille... et je le sens. Elle fait de plus en plus en faible alors un fois que mes habits sont mis, je me dirige toujours sans bruit vers le lit. Je me penche et embrasse Tom sur le joue, son visage toujours enfouit dans le coussin. Je souris encore un peu à cette vision.
Un sourire empli de tristesse qui ne fait que grandir.

Je descend les escaliers en silence en soufflant doucement une fois la dernière marche de l'escalier franchie. A peine arriver dans le couloir qui mène à la porte d'entrée je tombe sur ses habits de la veille. Je vois mon tee-shirt sur le sien. Sans réfléchir je remet mon tee-shirt et par dessus, j'enfile celui de Tom, qui sent son odeur. Je ferme les yeux et crispe mes doigts sur le tissu.
Ne fais pas le con.. ne remonte pas en courant dans sa chambre pour lui criant que tu l'aimes.
Je souffle un bon coup avant d'ouvrir les yeux. Il se portent sur cette porte que je défie du regard. Une fois ouverte plus possible de faire machine arrière. C'est en baissant la tête que je tourne la poignée de la porte et que je l'ouvre.
Est ce que j'aurais l'occasion de la rouvrir cette porte?


__________________


Valaaaaaaaaaa !!!!
Bon dois y avoir des fautes lol, je les corrigerais demain là... la flemme U_U
Je vais aller me coucher lol, mon lit m'apelle depuis 1h mdr. J'espère que ça vous a plu en tout cas ^^. Et désolé poru celle qui attendent depuis le début de la soirée T_T.
Gros bisous tout le mondeUh ^^



EDIT:

Juste une p'tit question qui demande une réponse ^^

chaosimsystem:
OUIIIIIII je suis bienune manue de Entre-manue lol. Chui contente que t'ai aimé cette fiction parce que nous on s'est éclaté à l'écrire,et d'ailleurs yen a une nouvelle en route ^^.
Sinon ça me fait super plaisir que tu lis ma fic à moi aussi ^^. J'espère que ça te plaît toujours depuis le chapitre 10.

BisouXxX!!!!




EDIT:

Gniiaaaaaaaaaaa je suis désolée de pas encore mettre la suite mais j'ai juste commencé à l'écrire et comme y a un p'tit changement (vous saurez pas ce que c'essst U_U) je l'écris encoreplus doucement que d'habitude. En plus j'dois faire deux sujets pour ma pratique, un lundi, un jeudi ET j'dois rendre un devoir ou j'ai compris que dalle mercredi U_U. Snif, c'est dur la vie d'une étudiant >_<.
Et je dois aussi rattraper un cours d'allemand de trois heures parce que j'ai pas pu aller en cours ... c'est de la fouliiie et heureusement que ya bientôt les vacances c'ets moi qui vous le dit mdr.

Bref tout ça pour vous dire... disoulé è_è
J'espère mettre la suite dans la semaine mais au pire ce week-end ....

*pars se cacher*

Sinon... chui super contente parce que y a toujours de nouvelles lectrices qui me mettent des news coms et ça me fait trop plaisir ^^.
Merchi beaucoup, beaucoup et désolé... vraiment. j'comprendrais si vous m'en voulez è_è....

BisouX et à trés vite ^^.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 15:52

Modifié le samedi 29 mars 2008 09:02

Chapitre 19.

Chapitre 19.
/!\POV TOM /!\

La lumière filtre les volets à moitié ouverts de ma chambre. Je resserre ce que j'ai dans les bras en m'enfonçant un peu plus sous la couette.
Premier réflexe: Retrouver ce cocon de chaleur qui a duré toute la nuit. Je me suis jamais senti aussi bien en dormant au côté de quelqu'un. C'est peut-être parce que c'est Bill. Ca m'a fait ça dés la première nuit. A croire qu'il a quelque chose de spécial en lui pour me faire devenir si... tendre? C'est pas dans mes habitudes, mais là, quand je vois sa bouille j'ai qu'une envie, être doux avec lui. Il l'a lair si innocent que j'ai pas le coeur à lui faire du mal.. ou alors bien malgré moi. Ca c'est mon côté "bad boy" qui ressort... ou plutôt mon passé qui ressurgit.

Il aura définitivement changé ma vie ce p'tit gars venu de Magdeburg. Il a suffi que je le vois pour que son magnétisme agit sur moi aussi. Vous pensez peut-être que c'est exagéré mais non au contraire c'est bien sérieux. On pourrait penser que toute cette histoire est absurde, parce que tout est allé assez vite, mais même le plus cruel des hommes craquerait face aux sourrie de Bill.
Son putain de sourire...
Mes lèvres s'étirent doucement en pensant à Bill qui me sourit. Un léger sourire à travers mes rêves qui se diluent petit à petit. Toutes ces fois où il m'a regardé en souriant de toutes ses dents, ou un sourire plus timide. Il est encore plus beau quand il sourit ce mec. Si je pouvais je le ferais toujours sourire. Encore hier soir j'ai remercié Dieu de me l'avoir ramener lui et son sourire qui me rend dingue.
Et ce matin qu'est ce que je vais voir en premier: lui. Endormi, le visage tout innocent, les yeux fermés. C'est toujours moi qui me réveille en premier et ensuite je m'occupe de son réveil personnalisé. Je serre contre moi ce que j'ai entre les mains en m'étirant un peu, ma bouche laissant échapper un faible gémissement de contententement.

Mais en parlant d'elle, où elle est ma bouillote humaine? Je fronce les sourcils, toujours dans un demi-sommeil qui tarde à partir. Mes yeux ne veulent décidement à s'ouvrir. Je serais bien resté encore un peu dans cette ambiance qui devient familière. Peut-être un peu trop à mon goût même. Il ne faut pas que je m'attache encore plus. C'est peut-être trop tard... je sais pas. En tout cas, hier soir j'aurais été capable de lui dire trois petits mots qui auraient tout changer. Je ne sais pas si je suis encore prêt pour me dévoiler complètement. Sans qu'on le voit venir, ça peut changer une relation, la faire devenir vraiment sérieuse.
Est ce que je le veux?
Quand je m'imagine Bill ou quand je le vois, la réponse me saute aux yeux. C'est dur d'avouer ce genre de sentiments, une fois prononcée on ne voit plus la chose de la même façon, mais quand chui avec lui, la réponse est évidente.
C'est juste trois lettres...
Oui.
Qui d'autre peut autant faire bondir mon p'tit coeur? Au point que j'ai l'impression qu'il va sortir tellement c'est fort. J'aurais jamais cru qu'une personne pouvait me faire sentir aussi bien. Chui une pile électrique quand je sais que je vais le voir et chui une guimauve à la crême quand il est avec moi. Alors je vous dis pas quand je le vois pas ou quand on se disppute... chui pire qu'un lion en cage, j'mord et j'agresse tout ce qui bouge, et toute personne à un kilomètre à la ronde.

Et Justement ces mots.
"Je t'aime"

Est ce qu'on peut faire un rêve aussi beau?
Ca avait l'air tellement réel, comme un chuchotement que je ne dois pas entendre. J'ai même cru sentir un souffle sur mon oreille tellement la sensation était là. Vous savez ce genre de rêve qu'une fois les yeux ouverts on a l'impression de vraiment avoir vécu tellement c'était... réel. C'était un truc de fou et je crois même que j'ai du sourire en dormant. Comme à cet instant, d'ailleurs. En fait j'crois que j'aimerais que ce soit vrai, ça me pousserait moi-même à réfléchir sur le tournant que je veux que cette histoire prenne. D'un côté ça m'obligerait à vraiment être face à mes sentiments et ce serait pas plus mal...

Je fronce les sourcils et frissonne en sentant un courant d'air traverser mes draps. Instinctivement ma prise sur le pauvre coussin se serre alors que je me recroqueville sur moi-même. C'est rare, d'habitude je m'étale comme une merde pour prendre le plus de place possible. Pourquoi j'ai la mauvaise impression que ça c'est rafraîchi à côté de moi? Et surtout... que c'est vide. J'ouvre difficilement les deux yeux après avoir taté le côté du lit où Bill est censé être. A part les draps et un deuxième oreiller, ma main ne touche rien d'autre. Pourquoi y a rien?

Mes yeux s'ouvrent vraiment, scannant la place à côté de moi et confirme mon toucher... il n'y a plus personne. Quelques sencondes passent sans que je fasse le moindre geste. Seul avec le silence de cette maison, beaucoup trop grande à mon goût. Puis mon regard se pose sur ce que je tiens contre mon torse: le fameux coussin. Je baisse légèrement ma tête et sent l'odeur de Bill. C'est l'oreiller qu'il avait hier soir.
Pourquoi je le tiens aussi fort?
Je m'allonge sur le dos, l'oreiller toujours dans mes bras alors qu'un soupir sort de mes lèvres. Un souffle chaud et léger qui se répand dans l'air. En parlant de souffle, je me souviens encore de celui de Bill dans mon cou cette nuit. Je crois que j'ai jamais autant aimé dormir avec quelqu'un. Je me suis senti bien et dans une bulle..
Pfff... Bill me rend vraiment trop poète et romatique. Pourquoi? Parce que je ne suis pas du genre à tout ramener à une seule personne d'habitude. Je vais vraiment finir en guimauve si ça continue. Ca m'arrive déjà quand je le vois alors si même quand il n'est pas là je deviens gniangnian... En même temps, comment ne pas craquer devant cette bouille d'ange? Il ferait devenir homo le pire des hétéros. Je pouffe de rire alors qu'une de mes mains vient machinalement se poser sur mon front pour finir sa lancée dans mes dreads.

"T'es beau sans casquette"

Un nouveau sourire sur mon visage. Quand je disais que tout me faisait penser à lui... c'est peut-êtrre une maladie qui sait? Si s'en est une j'aei pas envie d'en être guéri. Et voilà ça recommence, c'est quoi cette pensée tout culcul la praloche?

On me l'a déjà dit mais venant de lui ça sonnait différemment. Ca semblait plus... réel. C'est peut-être aussi la situation dans laquelle on était qui veut ça. Putain j'préfère même pas penser à la veille parce que sinon tout va se réchauffer en moi. Chui un mec non? C'est tout ce qu'il y de plus normal. Avoir une légère réaction lorsqu'on pense à une personne qu'on désire et encore plus quand cette personne est devenue particulière pour vous. Si le contraire se produisait je me poserais des questions. Donc pour l'instant ça marche donc je n'ai pas à m'en faire.
Je m'étire de la racine de mes dreads à la plante de mes pieds avant de jeter un regard sur le réveil à me droite.
13h...
Tout s'explique, il a dû simplement aller en cours et ne m'a pas réveillé. Voilà pourquoi il n'y a personne ce matin. Je crois que je me monte le bourrichon pour rien ces derniers temps. C'est peut-être parce qu'hier soir j'ai eu un sale pressentiment en le voyant à ma porte. Le connaissant j'aurais mis ma queue à couper (mdr fallait que je le mette, c'était trop tentant U_U) qu'il allait se faire désirer et attendre que je vienne moi vers lui. Ce que j'aurais sans doute fait le lendemain, donc aujourd'hui...
Alors le voir devant moi sans que je m'y attende ça m'a paru étrange. C'est peut-être aussi cette façon qu'il avait de m'embrasser ou de s'accrocher à moi. Comme si j'allais partir alors que j'en ai pas l'intention. Ou alors ses mots qu'il prononçait. Tout semblait enigmatique, et avoir un sens caché. J'pense que c'est arrivé à tout le monde de ressentir ça et hier pour moi, c'était encore plus fort que d'habitude. On aurait dit que tout ce qu'il disait était controlé pour ne pas en dévoilé trop, de peur d'avouer quelque chose qui ne devait pas. C'est sans doute rien mais je me suis quand même posé pas mal de questions avant de m'endormir hier soir. Je le sentais contre moi, resserrant de plus en plus son étreinte, ses jambes s'emmélant aux miennes alors qu'il n'arrêtait pas de caresser mes bras, mon torse pendant que ses lèvres embrassaient mon cou. Je me fais peut-être des films, son attitude est tout ce qu'il y a normal dans un couple mais je le connais et j'avais cette impression que ce n'était pas tout.
Comme s'il voulait profiter de chaque contact au maximum.
J'ai du halluciner. De toute façon il me l'aurait dit si ça avait été important. J'pense pas qu'il m'aurait caché quelque chose d'important.
Et depuis quand je me tracasse d'un pressentiment qui s'est avéré faux?
Je préfère ne pas m'attarder sur ce sujet sinon une multitude de questions vont encore ressurgir et il est bien trop tôt (pour lui 13h c'est l'équivalent de 9h U_U lol) pour que mon cerveau surchauffe. C'était juste un pressentiment non?
Vu que je sais à quelle heure il finit, j'irais le retrouver à la sortie du lycée. En plus d'une petite surprise ça me donnera l'occasion de voir Andréas.Dans cette histoire qu'est ce que j'aurais fait sans lui? C'est une question rhétorique bien sûr. Rien. J'aurais vraiment rien fait. J'aurais réfreiner mes pulsions et toutes ses sensations que je ressens en présence de Bill. J'aurais joué le jeu de l'ami, que j'avais d'ailleurs commençé avant que tout tourne au vinaigre après la soirée en boîte. J'crois qu'en parlant de Bill, le mot ami ne peut pas fonctionner, j'aurait trop eu envie de plus.
Surtout qu'hier soir j'ai vraiment pris conscience de quelque chose que je me doutais déjà mais qui n'était pas encore concret.

[...]

On dit que le miroir ne ment jamais non? Je pense que cette expression n'a jamais été aussi vrai. Une fois prét je me pose devant pour faire une dernière retouche à la position de ma casquette et.. chui trop beau. (
-_-" rhumrhum c'est Tom...)
Pas que je me surestime mais faut savoir s'avouer à soi-même quand on est dans un bon jour. Et en regardant bien, de plus près, j'ai une impression de changement. C'est étrange mais en regardant mon visage, plus précisément mes yeux, j'ai l'impression que quelque chose à changer dans mon regard, ce qui fait une grande différence.
Une nouvelle étincelle peut-être...
Elle est arrivée récemment mais je crois qu'elle est pas prête de s'envoler et pour être franc, j'en ai aucune envie. Je veux la garder aussi longtemps que possible. C'est ce qu'on appelle le bonheur. J'ai eu du mal a vraiment le connaître alors pourquoi je le laisserais partir? Un bonheur dans lequel je plonge un peu plus chaque jour. Il y a des hauts et des bas mais l'important c'est qu'il repointe le bout de son nez dans ma vie non? Qu'il ne parte jamais très loin pour revenir encore plus fort.
En tout cas quand il y a Bill pas loin, il est toujours au rendez-vous et c'est tout ce que je demande.

Je range toutes mes affaires, prenant mes clés et mon portable avant de dévaler les escaliers et de sortir de la maison. J'ai qu'une image en tête et elle me donne le sourire. J'ai peut-être l'air d'un débile profond à sourire tout seul mais ça fait du bien de se sentir aussi léger et serein. Mes ennuis semblent être partis pour laisser la place à une plénitude dont je peux très vite m'habituer. Je prend le bus qui ne tarde pas à arriver et 10-15 minutes après j'arrive à l'arrêt ou je dois descendre. Je crois que je ne suis jamais autant aller devant le lydée que cette année. Même si je travaille à proximité, la plus part du temps Andréas venait me rejoindre quand il avait fini les cours. D'ailleurs en parlant de lui, je le vois installer contre le mur en face du portail entrain de fumer son habituelle cigarette qu'on a nous-même nommé la "post-cours". Cette expression remonte à loin, si je me souviens bien c'est en troisième qu'on a inventé ce nom.
Trouver une expression pour une action qui revenait toujours les jours.

- Hé Andréas ça va?
- Tom, je t'avais pas vu. Ca va bien et toi?
- Très bien même.
- J'en conclus que tout c'est arrangé avec la diva Bill.


Il ponctue sa phrase d'un petit rire avant de porter sa cigarette à la bouche, inspirant une grosse bouffée de fumer pour détendre ses nerfs. C'est comme ça après chaque journée de cours, il prend sur lui, les remarques qu'on peut lui faire, préfèrant ne pas répondre. Pour évacuer, il n'a besoin que d'une seule chose: une cigarette. C'est s'il n'a pas sa part de nicotine après les cours, qu'il peut être vulgaire et même blessant parfois. Finalement ce n'est pas forcément bon de tout garder pour soi.
Je regarde la cigarette bouger dans sa main puis détourne mon regarde. Ca fait longtemps que j'en ai plus toucher. Pas que ça me manque mais parfois une cigarette me serait bien utile. Enfin, j'en aurais bien eu besoin après la dispute avec Bill mais maintenant que tout est rentré dans l'ordre ça ne m'est d'aucune utilité.

- Effectivement. D'ailleurs je venais le chercher, il est pas avec toi?
- Ah non, je l'ai pas vu de la journée. Je pendais que tu l'avais kidnappé pour la journée et que vous vous étiez fait une Saint-Valentin en avance.
- Euh non.


Je fronce les sourcils en regardant Andréas qui a l'air aussi surpris que lui.
Encore ce pressentiment qui revient.
Je tourne un peu la tête pour regarder des élèves sortir, un peu paumé. Moi qui voulais lui faire une surprise c'est lui qui m'en a fait une. Involontairement surement mais je m'attendais pas du tout à ne pas le trouver ici. A croire que j'ai loupé un épisode. Je ne comprend pas tout. Il n'était pas chez moi, ni en cours. Il est peut-être chez lui alors... Il peut-être que là-bas de toute façon. A part s'il est sorti...
Pourquoi n'est-il pas resté avec moi s'il n'est pas allé en cours?

- Je..euh.. il doit surement être chez lui.

Un malaise m'envahit un peu. Je me suis complètement trompé et ça fait bizarre de s'en rendre compte. J'essaie de sourire à Andréas mais il sonne faux et il le remarque bien. Je le regarde et voit bien qu'il sait quelque chose que j'ignore. Son regard est compatissant, comem s'il comprenait ce que je peux ressent. Il tire une dernière bouffée de sa cigarette et la jette par terre avant de l'écraser.

- Pollueur...
- T'es pas avec Bill pour rien toi.


Je l'entend pouffer de rire alors que la fumée qu'il recrache se diperse dans l'air. Comme un gros nuage qui prévoit une tempête mais qui se dissout trop vite et laisse place à un ciel bleu. Un ciel sans soucis, sans problèmes...
Il relève la tête en souriant toujours un peu mais redevient sérieux en posant ses yeux dans les miens.

- Tom... Bill, il t'a parlé?
- De quoi?


Il baisse la tête en secouant doucement la tête de droite à gauche. Son corps se décolle du mur et il se baisse pour attraper son sac qu'il avait posé par terre en arrivant sans doute.

- C'est pas à moi de te le dire. Va le voir.
- Andréas dis m...?
- Tom, me demande pas ça. C'est lui qui doit te le dire.


Le pressentiment grandit et se faufile dans toute ma tête. Les moindres recoins qui étaient neutres sont recouverts. Qu'est ce qu'on me cache?
Je croyais que ça allait être une journée sans problème, une belle journée alors pourquoi on me gâche mon plaisir? Il est plus fort que ce matin et cette fois il n'est pas prêt de partir. Pas tant que j'aurais pas des explications.

- Je-... vais chez lui.

J'ai jamais été aussi perdu. Je tourne les talons et me dirige vers l'arrêt de bus. Je peux sentir qu'Andréas me regarde. Je peux sentir son regard sur mon dos, et aussi sa compassion mais je préfère ne pas penser à ça. Je veux juste comprendre ce qu'il se passe et il n'y a que Bill qui peut m'aider alors je vais aller le voir.
J'espère juste trouver des explications à toute cette histoire.

[...]

Trois coups légers qui retentit dans un couloir vide. Ca me fait bizarre de revenir ici. Je n'ai pas gardé un bon souvenir de la première fois que je suis venu alors je me sens mal à l'aise à cet endroit.
Des talons résonnent et un cliquetis se fait entendre. Je souffle un bon coup en entendant le verrou se défaire. J'ai l'impression que tout se passe au ralenti et que je ne vais jamais percevoir cette porte s'ouvrir devant moi.
Pourquoi mon ventre se tord quand la poignée s'abaisse?
Pourquoi je suis aussi stressé alors que je ne sais pas ce qu'il m'attend? C'est peut-être qui faittoute la différence. Ne pas savoir ce que Bill va me dire. Est ce qu'il va vraiment m'expliquer ce qu'il se passe ou va t-il dévier le sujet?
J'ai envie de le voir, pas seulement pour parler mais parce que j'ai beosin de le sentir près de moi. La je ne sens plus rien. Je veux sentir son odeur et sa peau en contact avec la mienne. Je veux revenir en arrière et que la soirée d'hier se déroule une nouvelle fois. Au moment où on se retrouve. Au moment où je vois dans ces yeux qu'il veut être avec moi, et qu'il tient à moi.
Pourquoi on ne peut pas vivre une journée de couple tout ce qu'il y a de plus normal?

Le porte s'ouvre finalement alors que mes doigts s'emmèlent les uns aux autres pour essayer d'évacuer cette boule de stress qui est entrain de me submerger. Je tombe sur un femme que j'ai déjà vu, enfin une seule fois mais son visage m'est familier. C'est sa tante. Elle m'adresse un regard interrogateur avant de me sourire. Un sourire que je lui rend. Aux premiers abords, elle a direct l'air d'être un sacré brin de femme, si je me souviens bien de notre rencontre. Je baisse un peu la tête et voyant qu'elle attend que je parle, je la regarde en esquissant un nouveau sourire.

- Bonjour Madame. Je viens voir Bill.

Pourquoi son sourire disparaît quand je prononce son nom? Pourquoi j'ai l'intuition que ce qui va me suivre ne va pas me plaire?

- Bonjour Tom c'est ça? Euh Bill? Viens rentre à l'intérieur, on sera mieux.

Je la suis jusqu'à la salle à manger sans dire un mot et m'asseoir sur le canapé en l'entendant me dire de la cuisine de m'installer. Je regarde autour en espérant voir Bill mais personne ne vient. Aucun bruit qui pourrait trahir la présence d'une autre personne que sa tante. C'est le silence complet, un silence beaucoup trop pesant pour moi. Sa tante revient de la pièce en ramenant une boisson et un verre puis le pose sur la table basse avant de s'asseoir à mes côtés.

- Bill m'a tellement parlé de toi, j'ai l'impression de déjà te connaître.

Je relève la tête vers elle et lui souris une nouvelle fois. Elle semble un peu mal à l'aise comme une personne prise en faute, ou alors comme une personne se sent avant de dire quelque chose qui risque de ne pas plaire à l'entourage. Je prend le verre qu'elle me tend en bougeant la tête en signe de remerciement.
Où est Bill?

- S'il est sorti je reviendrais ou je l'appelerais. J'aurais du le faire avant de venir, je n'y ai pas pensé. Je veux pas vous déranger.
- Tu ne me gènes pas ne t'inquiète pas je...


Elle pose la bouteille qu'elle avait encore dans les main, redressant des magasines posés négligemment sur la table. Elle semble stressée par les mots qu'elle va sortir dans peu de temps. Je peux sentir ses nerfs à fleur de peau tellement ils sont palpables, tout comme je sens mon ventre se tordre dans tous les sens.
J'appréhende.
La tante de Bill remet sa jupe correctement, évitant soigneusement de me regarder en face.

- Je ne sais pas comment te dire ça. Je pensais vraiment qu'il allait te le dire.

De quoi elle parle aussi? Tout le monde semble être au courant sauf moi. Qu'est ce que tu me caches Bill? Mon pressentiment se fait plus fort alors que je serre un peu plus le verre dans ma main en attendant qu'enfin on me dise ce qu'il se passe.

- Madame... où est Bill?

Ma question est simple mais dite de manière très incertaine. L'appréhension de la réponse se sent. Elle lâche enfin les coutures de sa robe des yeux pour me regarder. Elle est un pauvre sourire qui ne me convainc pas du tout, au contraire. Ses yeux sont voilés d'une certaine tristesse, que je ne pourrais pas décrire. Maiss mon coeur se serre un peu en voyant ce regard, elle a le même que Bill... La même intensité qui se dégage, le même charme, la même sensibilité qui le traverse.

Il est pas mort quand même ? O_O
Tom -_-"... chui con c'est pas le moment de penser à n'importe quoi. Stresser me fait sortir des choses vraiment trop stupide.

- Il... il est chez lui.
- Ah et... c'est où chez lui pour que j'aille le voir?


J'crois que ma phrase la surprend et la fait un peu rire. Peut-être une phrase trop innocente dit de manière spontanée. Je n'ai pas réfléchi en la posant, elle m'a juste traverser l'esprit. D'ailleurs... c'est vrai que je ne sais rien de sa vraie vie.
Où il vit?
Ses parents?
Ses amis?
Sa maison?
Il m'a juste dit que son oncle et sa tante l'héberger. Mais je ne connais rien de sa vie... comment ça se fait? Je suis son copain, je suis censé et j'ai envie de tout savoir de lui alors pourquoi je ne sais pas.
Je sais juste qu'il a un grain de beauté à droite de son nombril, et qu'il agit comme un gamin tout mignon quand il veut quelque chose.
Je sais juste qu'il aime se faire masser et qu'il adore les habits.
Je sais juste qu'il se mord la lèvre pour passer le temps et qu'il prend soin de ses mains quand il est nerveu.
Je sais aussi qu'il ne réfléchit pas toujours avant d'agir, et que son point faible c'est les bisous dans le cou.
Je sais ça mais sa vie? Sa vie avant qu'il ne rentre dans la mienne qu'est ce que c'est? Qu'est ce qu'il aimerait devenir plus tard? A quoi il jouait quand il était petit?

- Tom?
- Euh pardon.. vous disiez?
- Bill est rentré à Magdeburg ce midi.


Ca tombe comme une pierre au fond de l'eau. On pourrait même entendre le bruit de la pierre tombée dans le fond de mon ventre. Et dans mon coeur au contraire on ne l'entend plus. Il s'est arrêté quand ses mots on franchit les lèvres de sa tante.
Magdeburg mais c'est... loin.

- Quoi? Il... Non il a pas pu me faire ça. Pas sans me le dire!

Putain... c'est quoi ça?

Finalement, je n'aurais jamais du autant m'attacher et même... tomber amoureux.


_______________________


ENFIN!!!
Allez y vous pouvez le dire ENFIN elle a mis la suite... et j'aimerais qu'elle vous plaît sinon je saute par dessus ma fetre qui est juste à côté U_U.
Pe
tit changement de POV!
J'
espère que j'ai réussi à bien cerner Tom, comme vous l'imginez à peu près. Un peu paumé dans ses sentiments, une note d'humour et s'il y a une ressemblance avec Bill c'est normal, c'est voulu ^^.
J'atten votre avis et j'esre vou smettre rapidement la suite. Pas demainq uand même U_U A moins que je m'y mette de suite XD mdr.

GROS bisous!!!!! Et merchi pour tous vos commentaires qui me font chaud au coeur.
Et merchi aux nouvelles lectrices qui mettent des coms ^^. C afait toujoru splaisir de savoir qu'il y a quelqu'un de plus qui vou lit.



EDIT:

Désolé de pas avoir mis encore la suite et désolé de vous avoir fait une fausse joie en vous laissant croire qu'il y a une suite vuq u'il y a une mise à jour et désolé de vous emmerder avec mes explications pourries -_-".
Chui fatiguée ça se voit? ;p
J'espère que vous allez bien ^^
Moi oui sauf que je suis explosée et que j'ai pas eu le temps de finir mon chapitre. Cette semaine j'ai pratiquemetn pas dormi chez moi et quand je rentre je suis tellement à l'envers que je peux rien écrire (imaginez la .
Ce soir encore je pourrais pas écrire parce que je vais au concert de Nightwish et demain je bosse toute la journée donc je vais essayer j'ai bien dit ESSAYER mdr de finir le chapitre avant de partir c'est à dire avant 17h. J'ai el temps nan? J'en suis à plus de la moitié donc on verra bien.
Allez je vous dit peut-être à tout à l'heure ^^.
Bisous tout le monde et merchi pour vos coms ^^

PS: N'hésitez pas à me raconter votre vie :p je me sentirais moins seule à vous raconter mes semaines de pure débauches XD mdrrr non je wigole je suis sérieuse U_U lol

# Posté le vendredi 04 avril 2008 13:30

Modifié le lundi 28 avril 2008 15:14

Chapitre 20

Chapitre 20
POV TOM

On a parlé un moment avec la tante de Bill.
Tout ce que j'ai découvert aujourd'hui me trotte dans la tête. Ca m'a obnibilé sur le chemin du retour et là encore, allongé sur mon lit, les bras croisés derrière ma tête, je ne fais qu'y penser. J'arrive pas à réaliser qu'il est parti, vraiment parti.
Magdeburg... c'est pas la porte à côté.
Je soupire en fermant les yeux alors que les paroles de l'après-midi repassent sans cesse dans ma tête. On a beau être le soir, cette après-midi me hante et je n'arrive pas à me l'enlever de la tête. En même temps comment je pourrais? C'est comme si vous me demandez de me l'enleverlui dela tête...

J'ai appris beaucoup de choses en une demie-journée, des choses que je n'imaginais même pas. J'étais peut-être trop focalisé sur Bill pour me rendre compte qu'il n'était pas ici de son propre gré. Il cachait peut-être aussi bien son jeu à mon avis. Ou alors il a su trouver quelque chose ou quelqu'un qui le fasse changé d'avis.
Alors pourquoi il est parti comme ça?

La raison pour laquelle il était venu vivre à Berlin, son séjour à durée déterminée, sa relation avec ses parents, sa tante m'a tout raconté. Elle voulait que je sache ce qu'était la vie de Bill, que ce n'était pas son choix d'être ici mais que grâce à moi, selon elle, il a réussi que se reconstruire dansun environnement qui n'était initialement pas le sien.
Elle m'a aussi expliqué pourquoi il ne m'a rien dit, enfin elle a supposé, parce que même à elle, avec qui il semblait proche il ne lui a pas révélé qu'il ne m'avait rien avoué. Elle m'a dit de pas lui en vouloir, qu'il était perdu et qu'il ne voulait surtout pas me faire souffrir mais même si c'est parti d'une bonne intention, j'arrive pas à croire qu'il ne m'en ai pas parlé. D'après elle, il savait que de toute façon la relation à distance ça ne marchait jamais. Qu'il était persuadé qu'on ne pourrait pas continuer notre relation parce qu'il habitait trop loin. Bill c'est aussi ça. Son côté pessimiste prend le dessus et il a même du se dire que ce n'était pas être pessismiste mais plutôt réaliste, je l'imagine bien penser ça.

Mais il est aussi égoiste. Je sais qu'il a fait ça pour l'éviter de souffrir mais ce n'était pas à lui de décider si oui ou non je devais rester dans l'ignorance. On aurait pu simplement en parler mais non, il a fallu qu'il parle comme ça, du jour au lendemain sans que je m'y attende. J'aimerais tellement pouvoir m'expliquer avec lui, qu'on ait une vraie conversation. Dans un geste un peu brusque, je m'empare de mon portable sur la table de nuit et cherche son numéro avant d'appuyer sur la touche verte. C'est tout simple, il suffit juste que je l'appelle pour qu'on parle, même si j'aurais préféré un face à face. Ca sonne un coup, deuxx coups... messagerie. Je raccroche et rappelle de suite après.

J'essaie à deux ou trois reprises. Toujours le même scénario qui revient. Personne ne décroche, une chanson de Nena qui se met en route, le bip d'un message, puis je raccroche.
La première fois il n'a peut-être pas entendu son portable ça arrive à tout le monde. Pourquoi j'essaie de lui trouver des excuses?

- Répond pas surtout...

Je raccroche pour jeter mon portable à l'autre bout du lit, mais n'ayant pas contrôler ma force, il cogne contre un mur et retombe au sol dansun bruit sourd.
Pourquoi ne décroche t-il pas?
Je m'assois en appuyant contre le mur en soufflant un bon coup. J'ai les nerfs à fleur de peau depuis que j'ai appris la nouvelle. Vaut mieux que je me calme avant de faire n'importe quoi, surtout que mon portable n'a rien demandé. Après si j'en ai plus, là je serais vraiment dans la merde.
C'est pas possible cette histoire, je vais me réveiller et tout va redevenir comme avant.
En réfléchissant bien, tout s'explique. Hier soir, sa façon d'être venu à la maison, un peu déboussolé quand la porte s'est ouverte. Cette intuition qu'il avait quelque chose a me dire. Ce sentiment qu'il voulait profiter de chaque instant passé avec moi. Tout a une logique quand on sait le fin mot de l'histoire. Je suis pas du genre à me poser trop de questions, mais depuis que je le connais je fais que ça. Et maintenant plus que jamais j'en ai une qui restera dans ma tête tant que j'aurais pas de réponses:
Pourquoi il ne me l'a pas dit?
Sa tante a tenté d'y répondre mais je veux sa version des faits. Je veux que ce soit lui qui m'explique ses actes. S'il est parti sans rien dire, c'est qu'il n'a pas compris...
Il n'a pas compris mes sentiments envers lui. S'il avait réussi à lire en moi ce que je peux éprouver pour lui, il serait pas parti de cette manière. Parce que maintenant, le fait qu'il soit parti fait mal mais ça fait encore plus mal de savoir qu'il ne m'a rien dit.

Un coup à la porte me fait sortir de mes pensées. La poignée se baisse pour laisser la place à mon père. Il a du entendre le bruit de mon portable taper le mur. Je baisse les yeux en même temps que lui alors que les siens se posent sur mon portable, ou la batterie se fait la malle. Il referme la porte et se baisse pour ramasser ma bétise.

- Je l'aurais fait.
- Je sais.


Il se redresse en remettant les pièces de mon portable en place avant de venir s'asseoir sur mon lit, à côté de moi, posant mon portable juste à côté de mes mains. Je regarde mon portable avant de l'attraper dans ma main, appuyant sur la touche verte pour le rallumer.

- Qu'est ce que tu fais là?
- En entendant un objet se crasher contre un mur j'ai pensé que mon fils avait besoin de moi.


Je pouffe de rire avant de jeter enfin un regard vers mon père, qui me regarde attendant visiblement une réponse. De ma main valide, je me masse la nuque après avoir soulever mes dreads, un peu mal à l'aise.

- Ce n'est rien.

Une fois mon portable allumé, je le garde en main quelques instant, attendant que le réseau soit trouvé. Je le repose soigneusement sur ma table de nuit en soupirant, déçu qu'il n'y ait aucuns appels en absence.
J'avais peut-être pensé qu'il aurait essayé de m'appeler en voyant mes appels en absences. Mais non, il n'y a rien. Est ce qu'il va tout oublier?
Repartir chez lui et faire une croix sur ce qu'il a vécu ici?
Je ne peux pas croire que ça n'avait pas un minimum d'importance. Qu'est ce que je vais faire si tout s'arrête comme ça?

- Tom...
- C'est compliqué...


J'emmèle mes doigts les uns aux autres, trouvant tout à coup cette activité très passionnante. Il sait quel genre de relation j'entretiens avec Bill, mais je ne lui ai jamais vraiment parler de ça. Il sait juste que j'aime autant les mecs que les filles, et nos discussions ne sont jamais allés plus loin que ça.

- C'est Bill?

Je relève les yeux, mon regard rempli de confusion. Il me regarde avant de pouffer un peu de rire. Je suis si prévisible que ça?

- Je suis ton père Tom. Je te connais.

Je soupire doucement en reposant mes yeux sur mes mains. Je sais que d'en parler à quelqu'un me ferait du bien mais j'avais plutôt pensé que la personne appropriée serait plutôt Andréas et pas mon père. Qu'est ce que je perds de toute façon? Je sais qu'il ne me jugera pas. Ce n'est pas dans son caractère, et je suis son fils, ça ne lui viendrait pas à l'esprit d'être dégouté par moi. Je replie mes jambes jusqu'à poser mes pieds à plat et entoure mes genoux de mes bras. Je pose ma tête dessus et le regarde avant de me lancer.

- Hier soir, il est venu me voir je ne sais pas trop pourquoi en fait. Enfin il voulait qu'on se réconcilie mais c'est pas dans son habitude de faire le premier pas après les disputes donc j'ai trouvé ça louche. Mais j'ai préfèré ne pas faire attention à ça parce qu'après tout, tout c'était arrangé et c'était génial.

Je déglutis en baissant les yeux, cherchant insconsciemment une trace du passage de Bill dans ma chambre.
Mais il n'y a rien...
Même son odeur a disparu.

- Ce matin quand je me suis réveillé il était plus là alors je me suis dit qu'il était surement au lycée, enfin c'était logique. Mais en fait non. Alors je suis allée chez sa tante pour le voir et...

Mon père m'écoute attentivement sans parler. Il ne me coupe pas et je le en suis reconnaissant je ne sais pas si j'aurais eu la force de continuer sinon. Mes mains resserrent l'emprise autour de mes jambes.

- Il.. il est parti enfin il est rentré chez lui.

Il hausse un sourcil, ne comprenant pas du tout où je veux en venir. Je respire doucement avant de reprendre pour éclaircir la situation.

- Bill habitait chez sa tante pendant quelques semaines, ses parents étaient partis en seconde lune de miel je crois et maintenant.. il est reparti.
- Mais, où est le problème?
- Il n'habite pas à Berlin. Il vit à Magdeburg.


Un lourd silence s'installe à mes mots. Les prononcer me fait réaliser une nouvelles fois qu'il est vraiment parti. Mes yeux se posent sur ma porte fermée et ils sont plus rêveurs... il ne peut pas franchir la porte et me lance avec son sourire que je connais par coeur un mot style "surpriiise" puis venir m'embrasser comme il sait si bien le faire ?
Non bien sûr ce serait trop simple. Les mots sortent tout seuls, sans vraiment que je les prépare.

- Il me l'a pas dit et il est parti ce matin. J'ai essayé de l'appeler mais il me répond pas c'est pour ça le... le portable.
- Oh je comprend.
- Ben moi tu vois je comprend pas. Pourquoi il me l'a pas dit? Pourquoi il a fait son salop et il est parti comme ça? Pourquoi il m'a caché ça alors que.. putain.


Le ton monte petit à petit mais redescend aussi vite que la colère m'a envahit. Ce n'est même pas de la colère que je ressens, c'est juste de la déception. Ma tête s'enfonce dans le creux que provoque ma position, mon nez se posant sur mon genoux alors que je chuchote en serrant les dents.

- Connard...
- Tom il a peut-être une raison pour ne pas te l'avoir dit. Il ne voulait sans doute pas te faire souffrir.
- Sa tante m'a dit la même chose mais même si c'étaitpour mon bien, il aurait du me le dire. Je trouve ça logique de m'annoncer qu'il part. Non au lieu de ça on a fait l'amour et il n'a pas songé un instant à ce que je pourrais ressentir moi le lendemain.


J'entend mon père toussoter en même temps que je finis ma phrase. Prenant conscience de ce que j'ai dit, ma main droite lâche mon genou pour aller se poser derrière ma nuque. Je jette un regard vite fait en faisant un sourire géné à mon père, qui me le rend.
Et merde...
Pourquoi avoir tout balancé? Pourquoi c'est sorti aussi facilement?
Surement le coup d'une pulsion de vouloir se dévoiler entièrement à une personne de confiance.

- Tom, je me doute que ça doit être compliqué à vivre, et je ne te dis pas que je te comprend parce que je n'ai jamais vécu une situation semblable mais tu ne peux pas lui en vouloir tant que tu n'as pas ses propres explications. Même si c'est dur, dis toi qu'en prenant sa décision c'est à toi qu'il pensait.

Il ne semble pas plus choqué que ça. Ou alors il fait abstration de cette phrase parce qu'il y a en a des plus importantes. C'est tellement futile à côté de cette histoire compliquée, beaucoup trop compliquée pourmoi. Je veux juste que tout redevienne comme avant. Avant qu'on se dispute à cause de Karin, au moment où tout allait bien.
Attendre ses explications mais comment les avoir?

- Il me répond pas.

Un blanc entre mes paroles. Un blanc avant que le flot de mots qui sort de ma bouche ne refasse surface. Ca libère de parler.

- Il n'a rien compris. S'il a agit comme ça c'est qu'il a vraiment rien compris. Il a pas vu que j'étais tombé amoureux de lui? Non il a pensé qu'à sa petite personne et moi je suis de la merde à côté.

Je renfonce mon visage entre mes jambes en regardant un point sur le mur sans le lâcher. Les traits de mon visage et mes yeux traduisent ce que je peux ressentir en moi. C'est tellement confus mais tellement net à la fin.

- Quel con...

Deux mots chuchotés pour conclure.

- S'il ne te répond pas tu n'as plus qu'une chose à faire: vas les chercher toi ses explications.

J'ouvre grands les yeux alors qu'ils se posent sur mon père qui me lance un regard compréhensible, accompagné d'un sourire tout ce qu'il y a de plus paternel.


[...]

Je tape trois coups à la porte. J'ai l'impression d'être revenu un jour en arrière mais aujourd'hui je ne viens pas pour la même chose.
La porte s'ouvre sur un homme assez agé qui me regarde de haut en bas en haussant un sourcil. Pas un sourire échangé, ni une parole. C'est donc lui son oncle... Je ne le lâche pas non plus du regard, en le défiant de le baisser en premier. Bll m'en a un peu parlé et rien qu'à voir sa tronche, je comprend pourquoi il ne le supporte pas. Ce type n'a pas l'air très tolérant alors j'imagine bien sa réaction face à son p'tit neveu au style bien affirmé.
Je lui lance un sourire en coin alors que mes lèvres bougent d'elles-même.

-Bonjour je viens voir votre femme!

Ses yeux s'arrondissent alors que j'entend des talons claquer contre le sol et voit une silhouette se dessiner à côté de son oncle.

- Chéri tu as oubli... Tom?
- Bonjour est ce que je peux vous parler s'il vous plaît? Ce sera pas loin. J'ai juste besoin d'un ou deux renseignements.
- Euh oui bien sûr. C'est un ami à Bill.


Son oncle marmonne quelques mots dans sa barbe qu'il ne veut surement pas que j'entende mais malheureusement pour lui j'ai entendu. Je fronce les sourcils et lui lance un regard noir alors que sa tante me fait entrer dans l'appartement.

"Même loin ce minot est encore là indirectement."

Mon regard sur cet homme se fait insistant jusqu'au moment où je franchis la porte d'entrée, mon champ de vision changeant au rythme de mes pas. Qu'est ce qui lui a fait au juste? Je ne préfère pas m'attarder là-dessus, il n'est pas la raison de ma venue.

Sa tante me regarde en souriant et dit aurevoir à son mari qui ferme la porte derrière lui pour aller travailler si j'ai bien compris. Nos pas nous mènent au salon comme hier. Mais l'ambiance est quelque peu différente. Je suis déterminé à avoir ce que je veux aujourd'hui alors qu'hier j'étais perdu et sans repère.

- Alors Tom que t'arrive t-il?
- Euh... ben en fait c'est à propos de Bill. Il faut que vous m'aidiez.


On s'installe sur le canapé pour parler tranquillement. Alors par où commencer? Il y a tellement de choses que j'ai besoin de savoir. Partons du début non? Ce sera surement plus simple et je pense qu'elle comprendra assez bien.

- Je vais aller le voir.

Je tourne mon visage pour voir sa réaction qui ne se fait pas attendre. Ses yeux s'arrondissent, sa bouche s'ouvre légèrement pour parler mais aucun son ne sort.

- J'en ai parlé avec mon père et c'est lui qui m'a donné cette idée. J'ai bien réfléchi et c'est le seul moyen pour qu'on s'explique... il ne répond pas au téléphone...
- Et tu comptes faire comment?
- Ce matin je suis allé prévenir mon patron qui n'a vu aucun problème. J'avais des congés que je n'avais pas pris de toute de façon. Et mon père a appelé pour réserver le billet de train et aussi une chambre d'hôtel. Je ne sais pas exactement combien de temps je vais rester mais je sais juste que si je fais rien, je vais le regretter. Je peux pas laisser les choses comme ça. J'ai envie de comprendre où on en est et puisque Bill ne semble pas vouloir m'expliquer via le téléphone, il devra le faire de vive voix.
- Tom tu as bien réfléchi avant de te lancer?
- J'y ai pensé toute la nuit et j'vois pas d'autres solutions. Vous pensez que c'est mieux de laisser la situation telle qu'elle?
- Non pas du tout mais ce n'est pas une décision à la légère. En allant là-bas, tu vas lui prouver que tu veux une relation sérieuse avec lui, de longue durée et qui ne dure pas seulement une semaine ou deux. Es-tu prêt pour ça?


Je souffle un bon coup et ferme quelques secondes les yeux pour réfléchir. Automatiquement, le visage de Bill se forme dans ma tête. Son sourire, sa voix (qu'il n'a plus pour l'instant XD chui méchante U_U), sa façon de me regarder, puis ses gestes envers moi... tout devient clair. Cette pensée me fait sourire. Comment ne pas être plus sûr?

- C'est ce que je veux en tout cas.
- Bien.


Un sourire complice échangé, un regard qui comprend beaucoup. J'comprend pourquoi Bill s'est aussi vite attaché à elle.

- J'ai besoin de vous pour l'adresse et quelques renseignements. Je ne suis jamais allé à Magdeburg et je pense que vous oui. Je ne voudrais pas me perdre.

Je rigole nerveusement parce que malgré les apparences, j'ai une sacrée peur de l'inconnu. Me retrouver seul dans une ville que je ne connais pas. Je me met à la place de Bill et je peux comprend ce qu'il a ressenti en débarquant ici.

- Bien sûr je vais te donner tout ça et t'expliquer par où passer quand tu seras arrivé à la gare. Sa maison n'est pas très loin et ce n'est pas compliqué quand on se repère bien.

Je la regarde se lever et aller vers une comode pour ouvrir un tiroir, sortant papier et stylo. Puis elle ouvre un deuxième tiroir où elle sort un cahier, peut-être un agenda. A cette vue, mon coeur manque un battement. Une fois que j'aurais cette adresse, tout sera concrétisé. Je saurais où allait et où se trouve Bill. A cet instant, une seule question hante mes pensées:

Est ce qu'il sera là pour m'accueillir?

[...]

- Tu nous appelles dés que t'es arrivé hein?
- Oui oui je dois aussi appeler la tante de Bill de toute de façon.
- Nous d'abord. Comment j'ai pu te donner cette idée. Pour une fois que mon fils écoute mes conseils il a fallu que ce soit sur ça.
- Il y a une première fois à tout.


Je lui souris et lui donne un p'tit coup dans l'épaule pour qu'il me regarde. J'ai jamais été doué pour les aurevoirs alors avec ma famille c'est encore pire. Je ne suis pas très fort pour les preuves ou marques d'affections à l'égard de ce que j'aime. Sauf avec Bill peut-être... mais lui c'était différent. On a appris à se connaître et à s'apprécier d'une manière différente, qui a tout de suite tendu vers le côté tactile de notre relation. Ca n'a jamais été dur d'être tendre et doux avec lui. Tout se fait tout seul avec lui, il suffit juste qu'il me regarde pour que l'envie de le prendre dans mes bras ressurgit alors qu'elle s'est envolée que quelques minutes auparavant.

- Allez 'pa j'suis assez grand pour faire attention et de toute de façon je vais pas rester longtemps tout seul... enfin j'espère...

Un coup de stress m'envahit. Et s'il n'était pas content de me voir? Et s'il me rejettait en disant qu'il n'a plus à rien à voir avec moi? Tom ressaisit. Il ne faut surtout pas que je me fasse des idées comme ça, sinon je n'aurais pas le courage de monter dans ce train pour le retrouver. Je vérifie que l'adresse de Bill se trouve encore dans ma poche. Mes doigts touche un papier qui se froisse un peu au contact de ma main qui le presse nerveusement entre mes doigts.

Une voix s'élève dans la gare, prévenant les passagers du train pour destination de Magdeburg qu'il est arrivé en gare.

- Bon fais attention Tom.

Mon père me prend rapidement dans ses bras avant de me relâcher en poussant un soupir d'éxaspération.

- Ta mère va me tuer en rentrant de son voyage d'affaires.

Je rigole un peu en prenant mon sac à dos.

- Oublies pas de l'embrasser pour moi quand même.
- Si je suis encore en vie oui.


Je lui fais un p'tit signe de main en souriant et rejoint mon train. Ma tête se tourne une dernière fois vers mon père alors que je monte les marches qui me vont me mener à Bill. Je souffle un bon coup en m'installant sur un siège, ma place de train entre mes mains.
Maintenant je ne peux plus reculer....


__________________________


Helloo!!!

Enfin je vous met la suite.... ralalala qu'est ce que je vous fait attendre dites moi. Vraiment sorry lol. J'espère que ça vous aura plu quand me parce qu'avec tout ce que vous attendez si vous n'aimez pas chui mal barrée U_U mdr.
J'vous laisse, faut que je prévienne des gens et que je réponde à des questions lol. En espérant que je vais pouvoir écrire un peu aujourd'hui ^^.

Gros bisous!!!!
Et merchi cent fois pour vos coms ^^


Réponses aux coms:


Plusieurs m'ont demandé comment était le concert de Nightwish alors je vais vour le décrire en quelques mots. Même un suffit en fait: GENIAL. Tout simple génial et extraordinaire. J'ai jamais vu un groupe aussi bien en concert.
La mise en scène était super.
Sur certaines chansons, des jets de feu sortaient de la scène ou des genres de feu d'artifices (je sais pas tropcomment appelé ça lol) aussi en forme de ronds se dipercés sur le devant de la scène en montant vers le plafond jusqu'à s'éteindre, puis aussi des papiers ou des rubans sortaient de machines (enfin je crois) pour aller sur le public (en parlant de ça avec ma pote on a vu un papier argenté rescapé du concert de TH XD mdr).
Puis les lumières et le son étaient grandioses. On se serait cru dans un autre monde. Je pense que c'est le meileur concert de ma vie jusqu'à maintenant. J'ai adoré le concert de th mais comparé à celui-là... il n'y a même pas de comparaisons en fait.
Tout simplement parfait *_*.

T-wincest:
Wow tu m'en poses des questions mdr. Déjà pour Nightwish, ben t'as ma réponse en haut ^^.
Sinon j'ai 19 ans... enfin je suis sur ma vingtième année U_U. Snif... je veux pas è_è. TH je le connais depuis le début, un peu avant qu'il soit connu en France et sans aucune hésitation mon préféré c'est le premir album. Ne me demande pas pourquoi, je saurais surement pas l'expliquer lol. Sinon niveau chanson... j'dirais Wenn nicht mehr gehts mais c'est surtout parce que pour moi quand j'ai écouté cette chanson c'était à un moment où le sparoles prenaient leurs vrais sens pour moi... fin dur à expliquer, et pas trop l'envie. J'ai pas trop envie de bader en fin de soirée lol. Il suffit juste que je dise deux-trois mots sur ce sujet pour me sapper le moral donc on a vite zapper :p.
Et oui je connais bien Rognac lol, je passe en voiture avec mon moniteur de conduite mdr.
Sinon merchi de lire ma fic et je suis contente qu'elle te plaise. Vraiment ^^.
Bisous!


Ma-yaoi-483:
Ne t'en fais pas c'est pas grave si t'as oublié de laisser des coms, je t'en veux pas lol. Ca arrive à tout le monde, et encore plus à moi donc je peux pas te faire lamorale la dessus mdr.
Moi aussi j'ai fait L. ^^
Je te souhaite bonne chance et encore plus en philo c'est la galère lol tu me diras les sujets qui sont tomber :p lol.
P'tit poutouX.


x-malici3uz-girly-D:
Je vais pas te mentir.... j'ai pris ce nom de blog au pif XD. Fin au début je suis partie du titre d'unautre de mes blog Virtuelle-realitat. Je voulais que ça sonne pareil et après j'ai modifier realitat avec yaoi et jeme susi dit que ça ferait l'affaire mdr.
J'ai cassé le mythe de la grande réflexion autour du nom du blog hein? è_è
Chui disouléééééééééé :p.
Fin après je me susi dit que ça sonnait bien parce que c'était yaoi mais ce n'était pas réel, vuq ue déjà les twins ne sont pas jumeaux dans mon histoire, donc c'est Virtuel. Un p'tit mix de tout ça a fait que maintenant il porte ce nom ^^.
Tchussss.


Sinon pour ceux qui veulent que je les prévienne ok ça ne prend pas énormément de temps et ya pas tout lemmonde qui me demande (j'crois que je pourrais pas sinon XD mdr) mais moi je fais à partir des coms du dernier chapitre et quand on me dit merci de m'avoir prévenue, je suis sure qu'il faut que je prévienne, mais sinon je zappe complet. Donc si certaines me demandent de les prévenir au chapitre 18 par exemple et qu'après au dernier chapitre elles me le rappellent pas ben.... je le fais pas vu que j'ai déjà oublié qui je dois prévenir depuis le début . >_<
Je sais pas trop si vous comprenez ma manière de fonctionner mais tout ça pour dire que... si certaines ne sont pas prévenues alors que je suis censée le faire, je suis désolée mais laissez moi un com à chaque fin de chapitre pour me le rappeler.
Comment ça j'ai une mémoire de poisson? U_U
mdr


Bisouxxxx tout lemonde et pour toutes celles qui me laissent de coms et qui lisent ma fic, un seul mot: MERCI.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 11:19

Modifié le dimanche 13 avril 2008 19:05