-... ta mère a appelé.
Je déglutis bruyamment en ayant l'air décontracté. Ca ne veut strictement rien dire hein? Je n'ai pas de raison de m'affoler, elle a juste appelé. Pourquoi? J'pense que j'vais le découvrir bien trop tôt. Plus tôt que je ne le voudrais d'ailleurs...
Pourquoi l'atmosphère c'est alourdi d'un coup? Pourquoi paraît-elle plus palpable?
Mes yeux restent poser sur ma tante dont je détaille tous les gestes. Je sens que je ne vais pas aimer la suite... pas du tout. Quelque chose, un pressentiment qui s'accroît de seconde en seconde. Un pressentiment qui me forme une boule à l'estomac bien trop grosse pour que ce soit juste un simple... pressentiment. C'est plus que ça. C'est une boule au ventre qui vous prend aux tripes et qui remonte jusqu'à la gorge, donnant un accés difficile à la salive qui suit cette voie.
Pourquoi cette boule au ventre si ce n'est rien?
Elle n'a pas pu appeler juste pour avoir de mes nouvelles...
- Alors?
- Elle... enfin ils...
- Tata...
Ses yeux se relèvent et s'ancrent dans les miens. Pas besoin de mots de plus, il ne suffit de rien de plus pour comprendre. Son regard parle pour elle... malheureusement pour moi. Mais elle dit quand même cette phrase, ces quelques mots que je rêvais de ne pas entendre. Ce bout de phrase qui peut changer mon bonheur en malheur.
Une nouvelle phrase qui change tout... encore une fois mais pas dans le même sens.
- Tu dois rentrer demain Bill...
Ses mots raisonnent dans ma tête comme un écho.
J'crois que ma bulle n'est plus.
Elle a tout bonnement éclaté à l'entente de ces simples mots. Un simple "ploc" a mis à néant tout ce bonheur. Ma bulle à moi... celle dont j'avais tant besoin. Celle que je m'étais construit et j'y tenais à cette bulle... elle était ma bulle de bien-être et elle me donnait chaud au coeur. Même si en ce moment elle s'était fragilisée elle était toujours là mais maintenant... maintenant elle a éclaté d'un seul coup. Comme quoi toutes les catastrophes arrivent en même temps...
C'est pas... ça ne peut pas se passer comme ça. Je vois les yeux de ma tante se voiler de tristesse alors que les miens fixent le sol d'un air absent. Le temps que la nouvelle arrive au cerveau sans doute. Elle n'a pas pu me dire ça. C'est une blague n'est ce pas? Je ne vais pas vraiment devoir retourner chez moi et tout laisser ici. Je vais pas devoir le laisser lui ici hein? Me dites pas que je vais devoir le quitter pour aller dans un endroit que je déteste. Me dites pas que je vais devoir partir et faire une croix sur ce qui m'est arrivé ici.
Me dites pas que je vais partir sans lui...
C'est pas possible... ça peut pas se passer comme ça...
Ou alors ce n'est qu'un rêve ou plutôt un cauchemar et je vais me réveiller. Je déglutis une nouvelle fois, sans oser dire un mot, aucun ne sort, ma bouche est carrément désséchée tellement je n'ose faire le moindre geste.
Pourquoi j'ai l'impression d'étouffer et que personne ne peut m'aider?
- Non...
- Bill je...
Je quitte la pièce comme un zombie. J'ai l'impression d'être dans un autre monde, un monde opposé au mien. J'arrive pas à réaliser. Je peux pas tout simplement...
Et ses mots...
Ils raisonnent encore et encore. Je ferme les yeux, espérant les faire partir en reprenant ma respiration mais ça ne fait qu'empirer. Vous savez le genre d'écho qui vous rend fou et qui donne envie de se tirer une balle dans la tête tellement on aimerait qu'il cesse. Je respire un bon coup en essayant de ma calmer mais rien n'y fait... ils sont là et ils y restent.
Ma tante ne me retient pas. En même temps qu'est ce qu'elle pourrait faire? J'ouvre la porte de l'appartement et la ferme derrière moi pour m'y adosser. Mon dos glisset tout seul jusqu'à me retrouver par terre... j'en peux plus. J'suis fatigué de tout ce qui m'arrive. Trop de choses en même temps. Trop de questions sans réponses et surtout... trop d'illusions sur ce que pouvait être ma vie ici. L'espace d'un certain temps j'ai vraiment voulu croire qu'une nouvelle vie c'était offert à moi.
En venant ici j'ai réappris à vivre.
C'est les mots juste je pense... mais pourquoi? A quoi ça sert si c'est pour tout laisser derrière moi? Pour le laisser derrière moi... Tom...
Comment je vais faire? Ma tête se trouve vite sur mes genoux, alors que mes bras les entourent. Mes yeux se ferment et je ne vois plus rien... j'aimerais ne plus les ouvrir si c'est pour ne pas affronter ce regard. Le sien... parce que je sais, maintenant je vais être obligé de lui parler. Je me lève tout penaud et prend une grande bouffée d'air avant d'aller vers l'ascenceur. J'appuie sur le bouton après avoir jeter un regard en ailleurs vers cette porte qui cache l'appartement qui m'a acceuilli.
Je descend dans la rue et me dirige vers chez Tom... la dernière fois que je prend cette route dans ce sens. Cette boule à la gorge et au ventre ne se sont pas calmées... au contraire, plus j'avance plus elles augmentent en proportion. Cette impression que cette boule se compresse contre vos organes pour celle du ventre et que l'autre vous empêche d'avaler votre salive correctement tant elle prend de la place dans votre gorge. J'ai l'impression que je ne vais jamais y arriver. Que je n'aurais pas le courage de l'affronter mais qu'est ce que je fais sinon? Je pars sans lui dire au revoir... non jamais. Alors là même pas en rêve, je vais supporter cette putain de pression et aller le voir.
Qu'est ce que je vais lui dire une fois en face de moi?
J'imagine déjà sa réaction et la mienne... ça n'envisage rien de bon. Comment va t-il réagir quand il saura? Il va gueuler ça j'en suis pratiquement sur... en même temps je le comprend. Il me fait ce coup moi je le tue sur place alors pourquoi lui devrait se retenir? Je peux pas l'empêcher de faire un truc que moi-même je ferais.
Mes pas m'ont bien mené chez lui. Je suis devant cette maison où tant de choses agréables ceux sont passées. Est ce qu'on ne peut pas revenir en arrière? Au moment où je l'embrasse alors que j'arrive chez lui, ou alors quand il me masse... ou encore quand on le fait une première fois. A ce moment il était loin le temps où je devrais faire mes valises et m'éclipser de sa vie... et lui de la mienne.
On ne peut pas revenir à ce jour-là?
Non bien sûr que non ce serait trop facile. Encore et toujours cette lacheté... mais si on peut éviter ce genre de situation c'est mieux non?
Mes pas se sont de plus en plus petits alors que je regarde la seule lumière allumée. Celle de sa chambre. Je me souviens être allé à cette fenêtre pour voir la vue qu'il avait. Je me souviens aussi de ses mains qui s'étaient posées sur ma taille quand il s'est mis derrière moi. Et de sa chaleur contre la mienne... c'était il y a à peine deux jours et voilà où on en est à présent. Je me suis toujours dit dans les films à l'eau de rose c'était abusé toutes ces histoires qu'ils inventaient pour mettre à l'épreuve le couple du film et que tout était tourné au mélodrame, que dans la vraie vie rien ne se passait comme ça. Et pourtant aujourd'hui je vois bien que rien est tout rose dans les relations sentimentales, que chaque histoire peut s'envenimer pour un rien. En fait ce n'est pas forcément des conneries qu'on voit à la télé. C'est juste parce que c'est à travers un écran qu'on a l'impression que tout est exagéré. Après sûr que ça ne se finit pas toujours bien...
Et pour moi ça va se finir comment?
Il n'y a qu'une façon de le savoir.
J'arrive sur le palier et s'en attendre je sonne. Le bruit me fait un peu sursauter et c'est là que je me rend que je ne peux plus faire machine arrière. Des pas précipités sur des escaliers se font entendre et mon coeur qui accélère. Une lumière qui s'allume, une silhouette qui arrive jusqu'à la porte et mon ventre qui se tord encore plus. Un bruit de verrous, une silhouette qui se tient devant moi et moi qui reste là les yeux fixés sur ceux qui me regardent. Putain ça fait du bien...
Comment je fais maintenant?
Il a l'air vraiment abasourdi de me voir devant sa porte. Il ne fait aucun geste et reste stoïque. Il ne s'y attendait pas...
- Bill?
- Euh.. je... et bien oui c'est moi. Surprise... enfin non pas surprise. Je sais pas pourquoi je suis là mais euh.. je suis là. C'est con non? Moi qui voulait que tu t'excuses et attendre que tu reviennes toi c'est moi qui me retrouve devant ta porte parce que j'avais envie de te voir. Chui pas logique je sais, j't'en veux mais je viens quand même parce que je fais que penser à toi et même si j'attend des excuses, qui vont surement se perdre je ne sais pas où , chui quand même là parce que ben euh.. tu .. tu me manquais. Un truc de fou quand même, je pensais pas me rappeler où t'habitais, quoi le chemin exact hein. A croire que quand on veut un truc ben on peut.
- Bill...
- J'en reviens pas que je sois venu quand même. A ce que je sache c'était pas à moi hein? Non mais franchement tu te fous de ma gueule tu la dragues ouvertement et tu viens même pas t'excuser. C'est quoi ça? C'est moi qui ramène mon cul jusqu'à chez toi parce que sinon chui sûr que j'aurais pas eu d'explications. Et là je sais même pas si je vais en avoir plus...
- Biiill...
- Non mais tu le crois ça? C'est à moi de revenir vers toi comme toujours enfin c'est vrai ça fait pas longtemps qu'on est ensemble mais comme toujours quand même. Je me répète peut-être mais franchement tu te fous de moi hein? Chai ça t'as pas traversé l'esprit que moi j'attendais que tu viennes. Oh Tom je te parle tu pourrais me rép...
Des mains m'agrippent par le tee-shirt pour me faire rentrer alors que la porte d'entrée se ferme. Je sens le bois de cette dernière contre mon dos et deux lèvres se posent sur les miennes, mes paroles se perdant dans la bouche de Tom. Mes yeux au début ouverts se ferment et je fond complétement à ce contact. Tout ce que je viens de dire je l'oublie alors que mes bras passent autour de son cou pour le rapprocher de moi. Je le veux proche, très proche.
Putain et dire que je vais devoir me passer de ça.
Je gémis dans le baiser quand je sens ses deux mains intensifier leurs prises sur mes hanches pour que mon corps se colle au sien. Nos langues jouent ensemble et ça m'a manqué. Ce goût qui n'appartient qu'à lui, cette façon qu'il a de passer sa langue sur mes lèvres, et sur ma propre langue dans un effleurement. On sent le manque de contact qu'il y a eu dans ce baiser. Sa façon de me coller à lui et de m'embrasser... alors je ne suis pas le seul à avoir souffert de l'éloignement? Mes mains appuient sur sa nuque alors que je le sens se retirer doucement. Non pas encore, j'ai envie de profiter de cet échange un peu plus parce que c'est un des derniers.
Nos yeux s'ouvrent en même temps alors qu'il effleure mes lèvres des siennes, en me regardant. Il ne lâche pas son emprise sur moi, au contraire il la resserre. Ses bras se place mieux autour de ma taille. Ses mains se posant sur ma chute de reins, rapprochant mon corps du sien.
On peut être plus proche que ça?
- Me refais plus ce coup là Bill.
Je bouge la tête de droite à gauche en fermant les yeux.
Je l'ai jamais entendu parler avec cette voix. Comme s'il avait vraiment souffert.. c'est peut-être le cas qui sait. Je préfère me dire qu'il a été aussi mal que moi pendant un jour, plutôt que de me dire que lui s'en foutait. Un seul jour où j'ai cru le perdre vraiment. Un seul jour où moi j'ai vécu un p'tit enfer sans lui. Ma tête tournant dans tous les sens à la recherche de réponses. C'est débile non? Une simple dispute de jalousie j'en fais un fromage. Ca prouve que je peux plus vivre sans lui... non j'peux plus. Mais je fais comment maintenant? Les mots vont-ils sortir de ma bouche? Ses mots qui vont briser ces retrouvailles douces et paisible... je veux pas gâcher ça.
Alors qu'il allait parler, mes lèvres se posent sur les siennes pour un baiser mouillé. J'entrouve la bouche et passe ma langue entre les siennes que je peux sentir s'ouvrir sous mon passage. Mes mains sur sa nuque appuient une nouvelle fois sur son visage alors que nos deux langues rentrent en contact l'une contre l'autre. C'est tellement bon... un contact où plusieurs sentiments peuvent se faire ressentir. En un baiser on peut montrer tant de choses... du désir, de l'envie, de désespoir, on peut même s'apercevoir des sentiments de quelqu'un rien qu'en l'embrassant. On embrasse pas de la même manière une personne quelconque et une personne qu'on aime.
C'est tout un art d'embrasser quelqu'un et moi je le fais avec amour. Vous savez ce sentiment qui a pointé le bout de son nez il n'y a pas si longtemps? Et ben dans ce baiser, je veux lui montrer ça. Je veux lui montrer que pour moi, il est plus qu'un passe temps. Qu'il n'est pas un simple mec avec qui j'ai passé du bon temps. Je veux qu'il comprenne qu'au fil du temps j'ai appris à l'aimer et que je suis devenu accro à chaque partie de lui. A cette personne qu'il forme avec son caractère de con, son corps que je désire tout le temps, son regard qui me fait fondre et ce grain de beauté dont je suis raide dingue.
Pourquoi ne pas simplement lui dire?
Le mots ne sortent pas, ils restent dans ma gorge où cette boule est toujours présente.
Nouveau paradoxe qui s'offre à moi. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans ses bras mais en même temps rien qu'en sachant la raison de ma venue, j'ai envie de m'éloigner de lui si ça veut dire ne pas lui dire que demain je serais plus là.
Cette bulle est revenue mais je sais qu'elle va s'envoler aussi vite qu'elle est réapparue. Je n'ai pas envie de me noyer dans un bonheur qui sera éphémère quoique je fasse. Mais je sais qu'en restant ici avec lui, le bonheur sera obligatoirement au rendez-vous et que demain le retour à la réalité sera beaucoup plus dur.
Dans mon geste il y a peut-être aussi ce sentiment qui me ronge depuis que j'ai appris la nouvelle: le désespoir de perdre cette personne qui compte pour moi. C'est plus fort que moi... mes lèvres qui se pressent un peu plus sur les siennes, mes mains qui s'accrochent à lui comme si on allait me l'enlever... et c'est le cas.
- Qu'est ce que tu veux me dire?
Il se décolle un peu de moi et me regarde en haussant un sourcil. Je dis quoi moi là? Juste ce qu'il me vient à l'esprit. Je ne me demande même pas si c'est la bonne solution. J'en ai marre de trop réfléchir. Je veux profiter et rattraper...
- Rien... je veux juste rattraper le temps perdu.
SUITE
Au fur et à mesure que ma phrase se forme, je fais reculer Tom pour qu'il se retrouve contre le mur. Pourquoi attendre plus? Pourquoi se prendre la tête sur ce qui va inévitablement se passer? Je le veux encore une fois, peut-être une dernière fois.
Peut-être que je devrais réfléchir plus et lui dire vraiment la raison de ma venue mais... à quoi ça servirait à part faire un peu plus mal? Je sais que certains penseront surement que je suis lâche de pas assumer mais chui un Homme non? Alors oui je suis lâche et ça je l'assume.
Lâche de prononcer ces mots qui concrétiseront mon départ, lâche de lui dire que demain je serais plus là, lâche de voir son visage se fermer. Je suis lâche de le faire souffrir, c'est mal peut-être?
Une fois Tom contre le mur, je passe mes bras autour de son cou une nouvelle fois en posant mes mains sur sa nuque pour rapprocher son visage du mien, ses lèvres à quelques centimètres à peine des miennes. Je sens la peau de sa nuque se couvrir de chaire de poule. C'est mes mains qui lui font cet effet....
Je plonge mon regard dans le sien mais bien vite il dérive vers sa bouche. Une bouche qui semble m'appeler de plus en plus. Est ce que des lèvres peuvent-être aussi attirantes? Aussi tentantes?
Mon nez frôle le sien alors que je murmure tellement bas qu'on peut avoir l'impression que seules mes lèvres bougent.
- Tu veux pas rattraper?
Mes yeux ne peuvent pas se détâcher de ses lèvres, et mon visage ne peut pas s'empêcher de s'approcher de celui de Tom. C'est un aimant c'est ça? Pourquoi il a fallu que je sois aussi dépendant de lui? Pourquoi il a fallu que.. je tombe amoureux?
Sans attendre de réponse, ma bouche s'aligne à la sienne. Elles se rencontrent et s'accoutument l'une à l'autre. Mes yeux se ferment automatiquement alors que je sens les mains de Tom soulignaient ma silhouette jusqu'à arriver à mon visage. Elles se posent sur mes joues et du bout de ses doigts, ils effleurent ses dernières, tout doucement, comme si j'étais de la porcelaine et qu'il avait peur de me casser. Son geste est si doux que ça me donne envie de pleurer rien qu'en pensant que je vais être privé de ce bien-être involontairement, sans qu'on m'est demandé mon avis. Non on décide pour moi...
Mes mains descendent autour de sa taille pour que mes bras s'y entourent. Elle est aussi fine que la mienne mais est cachée par tous ses vêtements superflus. Je me demande pourquoi il met des habits aussi large... c'est son style mais son corps est tellement beau pourquoi ne pas profiter de cette silhouette si finement construite pour attirer encore plus le regard?
Enfin je ne dis rien parce qu'il est à moi. Oui c'est même lui qui l'a dit, il 'était d'accord. Vous ne vous souvenez pas? Moi ça reste là-dedans et je ne suis pas prêt de l'oublier. Comment? Il est tout à moi... cette pensée me fait sourire à travers ses lèvres qui prennent possession des miennes, sa langue passant entre elles. Putain qu'est ce que je vais faire sans lui..
C'est possible d'aimer à ce point en si peu de temps?
C'est possible de tomber amoureux et devenir dépendant aussi vite? A croire que oui. Tom c'est mon p'tit coup de foudre...
Une fois que mes mains se trouvent sur sa chute de reins, elles passent sous son tee-shirt sans que je lâche ses lèvres. Pas question de louper une miette de lui tant que j'suis là. J'aime tellement sentir sa peau frissonner au contact de mes doigts sur elle. Il passe les siennes dans mes cheveux alors qu'il emprisonne ma lèvre inférieure entre ses deux lèvres, jouant avec avant d'aller chercher ma langue de la sienne. Ses yeux s'entrouvent et bizarrement les miens aussi.
Tellement connectés et synchro...
On se regarde et nos lèvres s'étirent en même temps. Effet miroir qui me fait un peu plus mal au coeur même si à cet instant je me suis jamais senti aussi bien.
Le baiser s'amplifie, on peut sentir l'atmosphère changer. Vous savez ce genre de moment où on sent que le baiser échangé n'est plus un simple baiser, qu'il se transforme petit à petit en quelque chose de plus sensuel, de plus connoté. Ce moment où on sent l'atmosphère s'alourdir et se transformer sous la chaleur qui émane des corps collés l'un à l'autre. C'est ce qui se passe en ce moment, le baiser n'est plus exactement un baiser et il se termine quand ma tête va trouver refuge dans son cou.
Cette odeur... j'en redemande encore de cette putain d'odeur qui me fait me sentir si bien. Elle est la preuve qu'il est bien là avec moi. Toute son odeur m'envahit, elle s'imprègne dans mes narines, sur mes habits, elle me colle à la peau. Je sentirais encore son odeur sur moi demain j'en suis sur... mais cette fois elle sera pas accompagnée, elle sera seule comme moi. Loin de lui, ce ne sera que résidu de ce qui se passe ce soir. Une preuve qui met plus de temps à se dissiper parce qu'il est imprégné dans le tissu.
- Bill...
Je l'entend soupirer alors que son corps est une nouvelle fois collé contre le mur et contre moi. Je n'ai jamais pris autant d'initiative mais ce soir plus que n'importe quel soir j'ai besoin de sa chaleur. J'ai besoin de voir, et de sentir qu'il est avec moi, contre moi. En ouvrant les yeux je peux voir que la trace que j'ai faite disparaît petit à petit, elle n'est plus aussi visible que l'autre fois. Ma bouche effleure cet endroit avant d'emprisonner la chaire pour la maltraiter une nouvelle fois. Je veux qu'il pense à moi même si je ne suis plus là. Une nouvelle trace pour prouver qu'il n'est pas un coeur à prendre même si je suis loin. Je ne veux pas que tout s'arrête juste parce que je pars. Je veux qu'il soit aussi dépendant de moi que je le suis de lui c'est possible?
Je sais pas... finalement je ne connais pas ses réels sentiments. Je veux qu'il pense à moi autant que je pense à lui, qu'il ait envie de moi autant que j'ai envie de lui. Qu'il soit à moi autant que je suis à lui...
Est ce que je les connaîtrais un jour ces fameux sentiments?
Je sens ses mains déserter mon corps pour se poser à nouveau sur mes joues et remonter ma tête au niveau de la sienne. Je le regarde dans les yeux alors que mes mains se posent sur son ventre, caressant de droite à gauche. Il s'est rendu compte que quelque chose clocher. Alors il peut vraiment lire en moi comme dans un lire ouvert?
- Dis moi Bill.
Je me mord la lèvre infèrieure en posant mon front contre le sien, avant d'effleurer ses lèvres en fermant mes yeux à moitié.
C'est trop dur...
Mes yeux captent à nouveaux les siens qui ne m'ont pas lâché. Je souffle contre ses lèvres, un murmure mélangé entre le désespoir et l'envie. Le désespoir parce que je sais que ce sera sans doute la dernière fois. Comment ça pourrait être autrement? L'envie parce qu'elle monte de plus en plus.
- J'ai envie de toi..
Mes lèvres retrouvent les siennes un peu brutalement. Pas besoin de mots, il suffit juste d'agir.
Son tee-shirt remonte de plus en plus, jusqu'à ne plus être sur son corps. Il tombe par terre et un sourire se dessine sur mes lèvres en sentant les mains de Tom tirer sur mon tee-shirt pour l'enlever aussi. Il ne reste pas longtemps sur moi, bien vite il tombe à côté de celui de Tom.
Torse contre torse, encore une fois.
Le mieux dans ce genre de situation c'est le moment qu'on passe à déshabiller son partenaire. Trouver une nouvelle idée pour ne pas que ça devient la chose habituelle. Trouver le bon moment pour l'enlever, quand il faut.
D'un seul mouvement, il inverse les rôles. Moi entre le mur et lui.
Il enfouit son visage dans mon cou alors que ses mains vont se poser sur mes fesses. Sa peau contre la mienne, une mes jambes s'enroule autour de sa taille. Je me mord la lèvre inférieure en sentant ses dernières passées entre mes cuisses à travers le vêtement sans jamais remonter trop haut. Son bassin se presse alors contre le mien, son souffle se répandant dans mon cou, sans que ses lèvres ne le touchent.
C'est chaud et ennivrant. Vous savez cette chaleur qu'on ressent quand c'est cette personne si particulière à vos yeux qui est le propriétaire de cette respiration. Ca vous fait vous sentir bien et un cocon se forme autour de vous. Une bulle de bien-être rien qu'en ayant le contact léger de cet air qui balaie votre peau. Ma bulle de bonheur qui est plus que jamais présente à cet instant et ça grâce à lui, cet être qu'on peut nommer en trois lettres.. Tom. Seulement en sentant un souffle, mon coeur peut se gonfler à bloc. Pourquoi? Parce que ce n'est pas celui de n'importe qui mais le sien. Son souffle à lui, sur ma peau.
Juste sentir sa respiration contre ma peau me met dans un état que je n'aurais jamais cru possible. Mais c'était avant... avant que je le connaisse et que je connaisse ce sentiment que décuple les sensations quand Tom en est l'auteur.
Putain qu'est ce que je donnerais pas pour vivre ce genre de moments tous les jours. Le sentir contre moi, et sentir l'effet que je lui fais contre mon entrejambe. C'est mes mains qui le font frissonner, c'est mon toucher qui le fait soupirer, et c'est moi qui vais le faire gémir...
Sa main droite se déplace de mes fesses à ma ceinture en passant par ma hanche dénudée. Tout n'est que sensation quand je suis avec lui. Je ne fais que ressentir le moindre de ses gestes. Je n'ai jamais été aussi attentif aux caresses qu'on me procure. Ce soir plus que jamais je veux le sentir me toucher, sentir sa peau contre la mienne mais pas seulement. C'est ce soir que je veux sentir que pour lui je ne suis pas simplement Bill, un gars qu'il a mis dans son lit. Je veux qu'il me montre, qu'il me fasse ressentir qui je suis à ses yeux.
" Tu serais supris des sentiments qu'il peut avoir"
Je veux le sentir ça aussi. Tous les sentiments que je peux lui apporter, qui l'envahissent quand il me voit. Qu'il me touche et qu'il me fasse ressentir que je suis important pour lui. Même si ce n'est pas aussi fort que moi, ce soir je veux juste qu'il me fasse ressentir. Il y a tellement de façon de toucher quelqu'un...
Sa bouche effleure mon cou en retraçant des courbes que lui seul imagine... mais il me les fait entrevoir à moi aussi.. rien qu'en me touchant à peine. Ma tête part en arrière, se cognant doucement contre le mur quand je sens sa main défaire ma ceinture pour ouvrir mon pantalon. Un frisson se faufile sur tout mon corps quand elle touche ma peau plus sensible. Une peau qui ne demande que ça.
- Tom j't'en supplie.
Son visage face au mien, j'ouvre les yeux quand je sens ses lèvres effleurer les miennes, alors que ma jambes droite est toujours attachée à sa hanche.
- Qu'est ce qu'il y a?
- S'il te plaît... montre moi que je suis important pour toi. Juste ce soir, mens s'il le faut mais je..
J'ai peut-être l'air d'un désespéré mais j'crois que je le suis un peu aujourd'hui. J'ai beaucoup de raisons de l'être, savoir que je vais partir, savoir que je vais le laisser derrière moi, savoir que cette nuit il me fera l'amour sans penser que c'est la dernière fois. Ses lèvres m'empêchent de terminer ma phrase, et mes pensées. C'est pas une mauvaise chose finalement. Je pense trop, je le sais mais je ne peux pas m'en empêcher. Quand on est heureux on aimerait arrêter de penser et profiter mais nos pensées demeurent toujours présentent alors imaginez quand on est autant préoccupé que moi.
C'est possible d'arrêter de penser? Peut-on ne pas le faire? Ou alors je ne pense qu'à Tom. A Tom et ses lèvres qui sont sur les miennes pour l'instant.
Elles sont douces et humides. Il garde les yeux ouverts et ses yeux sont dans les miens. Il n'y a pas de mensonge...
A cet instant il me touche de la plus belle des manières... avec le regard. Ses deux prunelles plongées dans les miennes. Toucher invisible qui en dit beaucoup plus que le physique. Mes lèvres s'accrochent toujours aux siennes tandis que mes mains se posent sur ses épaules. Elles passent ensuite le long de ses bras où la chaire de poule naît après mon passage. Quelques secondes plus tard, d'un geste habile le pantalon tombe... il suffit juste d'ôter la ceinture. Il l'éloigne d'un coup de pied et m'attrape sous les fesses pour me soulever et me porter.
- On va quand même pas faire ça là?
J'effleure son nez du mien en le regardant un léger sourire dessiné sur les lèvres. Chui tellement bien quand il me touche... cette sensation de ses mains sur moi. Même à travers le tissu de mon jean, je peux les sentir me brûler tellement je trouve le contact fort. Et il peut l'être encore plus.
Ma tête se pose dans son cou, et mes bras enclerclent ses épaules pour me soutenir.
Mon bassin se frotte inconsciemment contre celui de Tom pour enlever cette démangeaison dûe à mon pantalon. Démangeaison qui s'accentue un peu plus à chaque fois que mon entrejambe durcie rencontre le tissu de mon boxer. Je me mord la lèvre pour ne pas gémir avant de faire passer ma langue sur le lobe de son oreille et de soupirer en murmurant.
- Hum... je m'en fous de l'endroit.
Ses mains sur mes fesses, Tom nous amène à sa chambre sans dire un mot de plus alors que je butine son cou de multiples baisers en me faisant violence pour ne pas me frotter lascivement contre lui. Ca peut paraître tellement cliché cette situation. L'homme qui porte la femme ou l'homme dans notre cas alors que l'autre lui embrasse le cou, attendant patiemment d'être arrivé dans la chambre à coucher. Ca a un effet de déjà vu mais en fait non. Chacun à sa manière fait que la situation devient unique. Pour moi par exemple, c'est unique parce que c'est avec Tom, et que ses mains sur moi ne me touchent jamais de la même façon même si c'est au même endroit.
Il pousse la porte de son pied et on pénètre dans sa chambre, moi toujours accroché à lui et je ne compte pas me séparer de lui avant d'y être obligé. Je sens quelque chose de mou sous mes fesses et les mains de Tom déserte cet endroit. Ma tête reste dans son cou et s'enfonce même un peu plus, mes bras serrant un peu plus leur emprise.
- Bill...
- Je te lâche plus jusqu'à demain.
Quelques murmures à travers sa peau qui s'échappent de ma bouche. Encore une phrase à double sens.
Je l'emporte avec moi dans ma chute.
Mais laquelle? Celle qui m'amène sur son lit mais aussi celle qui va venir demain. Elle sera plus lente et douleureuse. Je le rend complice et partenaire en ne lui avouant pas que demain je ne serais plus là.
- Je t'en voudrais pas si demain tu me tiens toujours.
Je me mord la lèvre en entendant ses mots. Il dit tout ce que je veux entendre. A sa manière c'est une déclaration. Pour me dire quoi? Je ne sais pas exactement mais en tout cas je le vois comme ça. Il veut peut-être me dire qu'il veut me garder avec lui? Je ne répond rien pour ne pas me trahir et scelle nos lèvres dans un baiser qui s'intensifie immédiatement. Il se fait désireux de plus, sa langue taquine la mienne autant que ses mains qui déviennent vraiment coquines en s'évertuant à m'ôter mon jean. Au passage, elles effleurent la bosse qui s'est déformée en dessous avant d'appuyer dessus mon bassin partant en avant. Je gémis au travers du baiser qui se termine quelques secondes plus tard, me laissant face à un Tom qui sourit en coin.
- Tu sais que c'est super sex ce que tu fais là.
- Hum?
Il rapproche sa bouche de mon oreille, ses lèvres prenant possession de mon lobe alors que sa main s'active toujours à caresser ma virilité à travers son boxer. De sa deuxième main, il descend un peu plus mon jean qui se retrouve bien vite à mes chevilles.
Ses doigts qui ondulent doucement sous ma peau presque découverte et sa voix qui se fait sensuelle... ce n'est qu'un murmure. Un doux murmure mais qui me fait soupirer quand il s'ajoute aux caresses incessantes de sa perverse de main.
- Gémir contre ma bouche... c'est super excitant pour moi.
- Tom..
Je ferme les yeux, mes mains se positionnant dans son dos puis carrément sous son boxer, pressant ses fesses, mes ongles rentrant malgré moi dans sa peau. Je l'entend soupirer au creux de mon oreille alors que ses lèvres se plaquent contre ma mâchoire. Sa main se retire et se pose à plat sur le lit pour se soutenir alors qu'il fait un mouvement d'avant, faisant se rencontrer nos deux bassins voilés par deux simples boxers. Ma tête s'enfonce un peu plus dans son oreiller, plissant mes yeux un peu plus même s'ils sont déjà clos.
- J'ai déjà des marques de toi dans le dos tu vas pas m'en faire... han..
Il ne finit pas sa phrase. Ses mots se bloquent et seul un gémissement osrt de sa bouche. Il me mord doucement la peau sous ma mâchoire quand il sent que je lui ai enlevé son boxer, un de mes mains passant le bout de mes doigts à son entrée, en appuyant un peu mais jamais assez pour le pénétrer. J'en ai envie mais je ne sais pas si je dois, et s'il a déjà fait quelque chose avec un mec en inversant les rôles. C'est tellement tentant mais en même temps... je ne sais pas sa réaction face à ça. Je reste en surface appréçiant ses soupirs dans le creux de mon cou quand la pression se fait un peu plus forte. Son bassin bouge tout seul, ses mains posées de chaque côté des mon corps. De ma main inactive je remonte à son visage et l'oblige à me regarder pour l'embrasser. Je croise quelques secondes son regard brumeux avant qu'il ne capture lui-même mes lèvres.
Un gémissement quand je rentre une phalange. J'ouvre un peu les yeux et peux voir les sienns fermer, forçant dessus comme pour s'accrocher à quelque chose de réel. Il est tellement beau comme ça... Et encore ce n'est même pas le mot exact à cet instant. J'crois même qu'aucun mot ne peut vraiment le définir à ce moment. Tellement de choses, d'émotions traversent son visage et qui font qu'une expression complètement orgamisque en ressort, que c'ets impossible de mettre un mot sur ce que Tom est à cet instant.
Beau? Magnifique? Parfait? Adorable? Excitant? Trés Adorable?
Un peu tout ça mélangé.
Je ne vais pas plus loin et retire mon doigt avant de trop en faire. Chaque chose en son temps et ce soir je ne pense pas que ce soit le vrai moment pour inverser les rôles. Pourquoi? Parce que demain je pars et qu'il n'aura sans doute aucune explication, sauf celles d'Andréas. Et si c'est sa première fois je ne veux pas lui voler en sachant que je ne serais plus là le lendemain.
Un soupir est lâché et ce n'est pas le mien. Je le regarde passé sa langue sur son perçing... ma tête se soulève d'elle-même. Juste un coup de langue à l'endroit où sa propre langue est passée.
- Ton but c'est vraiment de me rendre fou c'est ça?
- Peut-être bien...
J'esquisse un sourire coquin en caressant sa joue. Je peux vraiment pas m'empêcher d'être tendre avec lui. Il répond à mon sourire puis frotte mon nez au sien en fermant ses yeux, sa respiration reprenant peu à peu une allure plus calme.
- Bien...
Juste un mot susuré entre ses lèvres avant de s'éloigner de moi.
Il enlève son boxer qui lui bloquait les chevilles sous mes yeux et s'applique à me retirer complètement mon jean avant de remonter ses mains tout en embrassant mon mollet droit. Sa bouche est chaude et chaque passage laisse une trace sur ma peau. C'est si doux comme contact. Un véritable moment de tendresse dans ce que les gens peu tolérants pourraient appeler un acte barbare.
Mais quand on aime la vision de cet acte change non?
Je sens ses mains prendre possession de l'élastique de mon sous-vêtement et tirer dessus. Il frôle chaque partie de mes jambes qui passe sous ses doigts. Juste ce p'tit contact comme il a l'habitude de faire maintenant et qui me rend complètement fou.
Il retire entièrement mon boxer et le jette négligemment dans se chambre sans arrêter ses bisous qui remontent à l'intèrieur de mes cuisses. Mes jambes se replient d'elles-mêmes pour poser les pieds à plat. Je me retrouve face à Tom qui posent ses lèvres sur les miennes juste en surface avant de dévier dans le cou.
Il me caresse comme si j'étais quelque chose de précieux qu'il ne fallait pas casser. Qu'est ce que ça fait du bien de le sentir me toucher de cette manière. J'crois qu'à cet instant je me rend vraiment compte que j'ai besoin de ce contact. Je le savais déjà mais là c'est encore plus fort.
Ses mains qui passent sur mon torse dénué, mes hanches puis mes cuisses. A chaque contact, je ressens ce besoin qui envahit toutes les parties de mon corps. Comment peut-on être aussi dépendant? Je crois que c'est une question que je n'arrêterais pas de me poser.
Je me cambre en soulevant mon bassin, sa bouche descendant sur mon buste pour rejoindre mon torse, passant par le nombril qu'il humidifie de sa langue. C'est tellement chaud comme contact. Je soupire, son nom traversant mes lèvres à plusieurs reprises. Je me lasse pas de dire ces trois lettres qui m'ont fait connaître tant de choses.
Mais quand je prend conscience de ce qu'il compte faire, sa langue glissant le long de la ligne qui mène à mon entre jambe, je passe mes mains dans ses dreads.
Je veux juste... qu'il me fasse l'amour ce soir. Rien de plus. Pas besoin de préliminaires qui retarderait le moment où je le sentirais vraiment en moi. Pas besoin de plus pour qu'il entre en moi et que je retrouve cette sensation de son corops dans le mien. Je veux juste sentir qu'on fait qu'un et qu'une fois encore il est tout à moi.
Ce soir il n'y a pas besoin de superflus charnels.
- Non..
- P-pourquoi?
Je le fais remonter en tirant sur une de ses dreads que j'enroule autour d'un de mes doigts. Mes yeux retrouvent les siens, ma tête se soulevant de l'oreiller pour effleurer ses lèvres alors que je ferme les yeux, essayant de refouler un peu le désir qui commence vraiment à me consumer. Dans ses yeux c'est pareil. Je peux lire le même manque que moi même si finalement on ne s'est pas éloigner si longtemps que ça.
- Je veux juste... en moi.
- ?
- S'il te plaît Tom.
- Mais...
- Chui assez excité pas besoin de ça.
Mes bras entourent son cou alors qu'il se place mieux entre elles, ses mains se posant sur l'arrière de mes cuisses. Son sexe cogne contre mon entrée. Putain c'est tellement bon comme sensation. J'ondule sous son corps, enfonçant mes pieds à plats dans le matelas. On est aussi dur et humide l'un que l'autre. On attend tous les deux la même chose alors pourquoi attendre?
Je ne saurais pas expliquer pourquoi mais j'ai papillons dans le ventre rien qu'à le voir au dessus de moi, prêt à me faire l'amour une nouvelle fois. Je ressens toujours le même sentiment en le voyant dans cette position. C'est dans ces moments d'intimité que je me rend vraiment compte qu'il m'a choisi moi pour être à ses côtés. Je me dis alors que mes sentiments sont peut-être, même un minimum, réciproque. En voyant son regard doux, et peut-être même un peu amoureux sur moi, j'ai envie de le croire. Peut-être que je me mens à moi-même mais ce soir, je veux croire que si je n'avais pas à partir, notre histoire aurait pu durer encore longtemps.
Entre les engueulades bidons, les réconciliations, les moments de complicités, et les mots doux, on aurait pu faire un beau couple. Le pur couple dans toute sa splendeur. Avec nos deux caractères on aurait pu vivre des choses vraiment géniales... Pourquoi je dis "on aurait.." ? Pourquoi je ne pense même pas une seconde que ce n'est peut-être pas fini? Parce que je suis de nature pessimiste et que je sais qu'une relation à distance ne marche jamais longtemps. Je préfère ne pas me voiler la face.
Il décolle un peu son buste du mien, se décollant de moi par la même occasion, son bassin rentrant encore plus en contact avec le mien alors qu'il ne dit rien. Il me regarde alors que son gland frotte contre mes fesses, entrant que superficiellement en moi. Il cogne contre ma peau sans jamais vraiment entré, ce que je désire plus que tout. Je pose mes mains sur ses fesses en appuyant dessus.
- Tom s'il te plaît.
Un sourire apparaît sur ses lèvres. Ca doit encore plus envie de les goûter ce que je fais. Elles sont douces et chaudes, comme d'habitude. Je ne me lasse pas de ses lèvres, en même temps comment je pourrais? Tout en me regardant, il pousse et me pénètre.
- Han...
Un soupir soufflé ensemble. Deux paires de yeux qui se ferment pour la même raison. Le plaisir. Le mien est d'abord associé à une sensation bizarre... douleur? Je ne la qualifierais pas de ce nom. C'est étrange et désagréable au début mais tellement indéfinissable en même temps. Sentir son sexe entré de plus en plus en moi, intégré chaque centimètre de mon corps avec une douceur qui n'appartient qu'à lui. Comment dire que c'est de la douleur ce qui arrive là?
C'est impossible...
C'est juste le début de ce qui va être encore plus merveilleux. Et encore ce mot n'est pas exactement bon. Il n'y a pas de mot pour décrire ce qu'on est entrain de faire. A part faire l'amour, ça ne se définit pas, ça se vit et ça se ressent. Comme je ressens chaque millimètres de Tom en moi.
On est enfin emboîtés.
Il pose alors sa tête sur mon épaule en soupirant. Il se contrôle je peux le sentir. Tout comme je sens chaque caresse qu'il prodigue à mon corps, c'est doux et léger.
Chaque main qui effleure mes hanches alors que son sexe durci pulse à l'intèrieur de moi ne demandant qu'une chose: bouger.
Chaque mouvement de Tom me fait réagir. Ils peuvent être même infimes je les ressentirais dans tout mon corps, tellement je les aime. Parce que ça vient de lui et chacun de ses mouvements tendres me sont destinés. Ca ne peut que me gonfler le coeur.
Il relève la tête pour poser son front contre le mien alors qu'il bouge un peu. Mes jambes se resserrent contre ses hanches alors que je cambre mon dos pour le sentir plus contre moi. Il n'y aura jamais assez de contact avec Tom.
Nos yeux ne se quittent pas. Son regard qui est tant nécessaire pour moi ne me lâche pas. Il fait comme moi... parcourt de ses yeux chaque partie de son visage, chaque expression que je peux dégager.Il me regarde comme je le regarde.
Je peux voir la couleur de ses prunelles assombris par l'envie. Elles ne sont plus tout à fait marron, maintenant elles tendent vers le noir. Il est encore plus beau. Et cette expression qui se lit sur son visage. Il a envie de moi tout comme j'ai envie de lui. Ca fait un bien fou de se sentir autant désiré, surtout par lui. En regardant chaque parcelle de son visage, je m'aperçois qu'il n'a pas de casquette et que je ne lui ai pas enlever. Je passe mes mains dans ses dreads alors que mes yeux reviennent sur les siens.
- T'es beau sans casquette au fait.
Il se penche et m'embrasse en débutant enfin un mouvement lent, me faisant soupirer.
Je m'accroche à ses lèvres que je ne veux pas quitter en sentant sa virilité s'insinuer délicatement en moi pour ensuite déserter chaque partie de la même manière. J'ai jamais trouvé le sexe aussi bon qu'avec lui.Il y a un mélange de tant de sentiments que ce serait dur de les énumérer. Mais le plus important... l'amour change vraiment les choses finalement. Il n'y a aucun rapport entre les deux. Je donne un coup de bassin en ne quittant pas ses lèvres. Il me mord la lèvre infèrieure en gémissant alors que le rythme accélère tout seul.
Mes jambes s'enroulent autour de sa taille, mes mains se contractent sur ses épaules, ma bouche dévore la sienne... tout pour avoir un maximum de contact. Les fines mains de Tom vont se loger dans ma chute de reins, me fait un peu plus cambrer alors que nos torses entrent plus en contact. Il cherche la même chose que moi... le contact.
Je ne peux pas m'empêcher de gémir contre ses lèvres que je relâche. Nos yeux s'ouvrent et se parlent. Oui il se disent les choses qui ne sortent pas avec des mots. Un regard peut dire tellement de chose,s luine ment pas. On peut tant voir dans un regard.
Un coup de bassin qui touche ma prostate alors qu'il change un peu l'angle de pénétration. Je me mord la lèvre alors que Tom passe sa langue dessus, descendant sur mon menton, puis mon cou.
C'est tellement bon...
- P'tain.. Tom.
Est ce que c'est possible d'étouffer dans la chaleur du plaisir?
Je peux sentir la sueur s'installer sur nos corps, les rendant luisant alors qu'ils se collent l'un à l'autre. Cette sueur provoquée par le plaisir qui justement prouve tant de choses. Je ferme mes yeux en sentant un coup de rein plus brutal que les autres. L'intrusion se fait plus rapide et plus régulière, ça n'a jamais été aussi bon. Son corps qui bouge au dessus de moi alors que nos hanches ondulent en parfaite synchronisation. Il mord la peau de mon cou alors que mes muscles se resserrent autour de lui.
- Han Bill!
Un tourbillon de sensation et de sentiments me parcourent. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans ses bras et avec lui qu'à cet instant. Il y a quelque chose de nouveau, ou alors de plus prononcé. De la passion, je peux sentir dans les gestes de Tom son envie de me faire du bien, de me faire plaisir... et il y arrive. C'est putain de bon.
Et ce mouvement qui va me rendre dingue. J'ai envie de lui faire atteindre l'orgasme mais en même temps je ne veux pas que ça s'arrête, je veux que ça continue encore et encore. Nos corps tremblent l'un contre l'autre, alors que mes mains descendent aussi dans le dos de Tom, mes ongles griffant cette peau quelques peu bronzée. Un mouvement de plus, de trop... pourquoi? Parce que c'est le mouvement qui marque la fin. Je sens le corps de Tom se tendre alors qu'il mord plus fort mon épaule. Mais même avec ça un gémissement sourd se fait entendre, et je sens sa semence s'écouler en moi. Oui elle est en moi, et c'est extraordinaire.
Un coup et encore un... il n'en faut pas plus. Tom s'empare de mes lèvres entrouvertes alors que je me laisse emporter par le plaisir qui me donne une claque à cet instant. Ca n'avait jamais été aussi fort et aussi bon.
- Hum!!
Gémissement étouffé mais bien réel.
Tom tombe sur moi quelques secondes après et hume mon odeur. Sa respiration se calque sur la mienne comme si elle ne formait qu'une. Ca toujours été comme ça... est ce que c'est possible de ne former qu'un? Je crois oui. Il se retire de moi doucement et je sais ce qu'il va arriver mais je n'ai aucune envie de me lever. Mes jambes sont toujours attachées à la taille de Tom, et mes mains caressent son dos couvert de sueur, je dessine des p'tits coeur et je peux le sentir sourire contre mon coup. Ca me fait sourire aussi... s'il est content je le suis aussi.
Sa tête se relève pour écarter les mèches qui me barrent le visage. Mes yeux se ferment lentement en sentant son contact sur moi. Il me regarde, je le sens, et ça me fait un peu plus sourire. Ses mains sur mon visage, sur mes joues puis dans mon cou me montrent bien qu'il me regarde. Et si j'ouvre les yeux... je verrais les siens. C'est ce que je fais et je me trouve dans la situation que j'avais imaginé. Ses lèvres sur les miennes, son corps se pressant contre le mien, je peux sentir qu'il en a autant envie que moi... de ce contact vital.
- Putain Bill... si tu savais..
Sa tête s'enfouit dans mon cou une nouvelle fois alors que je le sens se serrer contre moi. Je détache mes jambes et fais une légère roulade pour qu'on soit de profil face à face. Il n'a pas quitter son refuge, et ses mains s'accrochent à mon dos, comme s'il avait peur que je parte. Je passe une jambe au dessus des siennes, alors que mes mains plongent dans ses dreads.
J'crois qu'aucun mot n'est utile. Je ne préfère même pas lui poser de questions sur sa phrase énigmatique. Je profite des dernière heures que j'ai avec lui pour rester coller à lui l eplus possible, pour sentir son corps contre le mien, sa peau au goût acide et fruité en même temps.
Ce soir je vais m'endormir contre lui, en entendant sa respiration calme et apaisé contre mon cou. Il suffira juste que je ferme à nouveau les yeux pour que je plonge.
Et demain... qu'est ce qu'il va m'arriver demain?
[...]
J'ouvre mes yeux en sentant la pression des mains sur mon ventre se faire plus présente. J'avais beau les avoir fermé, je ne dormais pas. Jeme suis réveiller deux, trois heures après mettre endormi et depuis... le sommeil ne vient plus.
Comment je pourrais de toute façon? Je me tourne et me retrouve face à un Tom qui dort. Il a l'air si paisible, là devant moi, les yeux fermés avec un léger sourire sur ses lèvres. C'est l'image idéal à prendre en photo. Un Tom endormi, qui se montre sous son vrai jour. Pas de façades ou des barrières pour se protéger, il y a juste lui, et sa respiration calme. Mes yeux scannent le moindre détail de son visage.
Je le connais par coeur...
Ce grain de beauté qui porte bien son nom sur sa joue. Ces faussettes qui se forment quand il sourit.
Ils parcourent tout son visage pour ensuite se poser sur sa bouche.
Ses lèvres... un des mes mains se lève et mes doigts redessinent leurs contours. Tout doucement, de peur de le réveiller. Ce n'est même pas un vrai contact mais il me suffit. Mon visage se rapproche inconsciemment du sien, et mes lèvres effleurent celles de Tom. Juste un effleurement avant de me reculer avant nouveau. Elles vont me manquer... tout va tellement me manquer que ça en est effrayant. Tom se rapproche de moi, ses mains tenant plus fermement mon corps.. comme si j'allais partir. Il a peut-être un pressentiment. Un mauvais pressentiment qui se révèle véridique. Sa tête va se loger dans mon cou alors qu'une de ses jambes passent sur les miennes. Sa bouche se pose sur mon cou alors qu'il entrouve un peu pour passer sa langue sur ses lèvres, comme pour se déssécher la bouche après une merveilleuse nuit. Comment je le sais? Juste le faible contact de sa langue sur ma peau me fait frissonner.
- Je t'aime.
Juste quelques mots souffles dans son oreille. Je lui aurais au moins dit une fois. J'en avais envie donc je l'ai fais.. même s'il ne m'entend pas. Je m'éloigne un peu de lui en le sentant grogner dans son sommeil. Mais à peine mon corps écarté de quelques centimètres je le sens se recoller à moi. Ca va être beaucoup plus dur que je pensais...
Mon regard balaie la pièce et tombe sur le réveil 9h48. Mes yeux se reposent sur Tom, et je remonte le drap qui est un peu tombé dans la nuit. Je m'en fonce dans le lit pour me retrouver à sa hauteur. Là j'embrasse son grain de beauté, et ses bras autour de ma taille se font plus fort. J'attrape ses maisn des miennes, les caressant du bout des doigts alors que je me recule.
Je sors du lit, mon regard toujours posé sur Tom. Sur sa p'tite bouille qui grimace en sentant l'air frais remplacé mon corps. Sur ses mains qui prennent l'oreiller pour le ramener contre son torse en compensation de mon corps.Ma tête s'enfouit à l'intèrieur et là, son visage s'apaise. On dirait un bébé qui a retrouvé son doudou. Ca me donne envie de le prendre dans mes bras et le serrer fort contre moi.
J'laisse échapper un p'tit rire nerveux à la place de ça. Vaut mieux ça que pleurer non?
Je passe mes mains sur mes yeux et les frotte énergiquement pour me remettre les idées en place. J'attraper mon boxer et pantalon et les enfilent sans vraiment envie. M'habiller ça veut dire m'éloigner de lui alors pourquoi je le ferais avec enthousiasme? Alors je le fais doucement, sans un bruit, mon regard se perdant plusieurs fois sur ce corps devant moi qui m'incite de plus en plus à venir le rejoindre. Et Dieu sait combien j'en ai envie... mais je ne le ferais pas.
Je ne sais pas d'où me vient toute cette volonté, mais je l'ai alors mieux vaut que je parte avant qu'elle s'en aille... et je le sens. Elle fait de plus en plus en faible alors un fois que mes habits sont mis, je me dirige toujours sans bruit vers le lit. Je me penche et embrasse Tom sur le joue, son visage toujours enfouit dans le coussin. Je souris encore un peu à cette vision.
Un sourire empli de tristesse qui ne fait que grandir.
Je descend les escaliers en silence en soufflant doucement une fois la dernière marche de l'escalier franchie. A peine arriver dans le couloir qui mène à la porte d'entrée je tombe sur ses habits de la veille. Je vois mon tee-shirt sur le sien. Sans réfléchir je remet mon tee-shirt et par dessus, j'enfile celui de Tom, qui sent son odeur. Je ferme les yeux et crispe mes doigts sur le tissu.
Ne fais pas le con.. ne remonte pas en courant dans sa chambre pour lui criant que tu l'aimes.
Je souffle un bon coup avant d'ouvrir les yeux. Il se portent sur cette porte que je défie du regard. Une fois ouverte plus possible de faire machine arrière. C'est en baissant la tête que je tourne la poignée de la porte et que je l'ouvre.
Est ce que j'aurais l'occasion de la rouvrir cette porte?
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Valaaaaaaaaaa !!!!
Bon dois y avoir des fautes lol, je les corrigerais demain là... la flemme U_U
Je vais aller me coucher lol, mon lit m'apelle depuis 1h mdr. J'espère que ça vous a plu en tout cas ^^. Et désolé poru celle qui attendent depuis le début de la soirée T_T.
Gros bisous tout le mondeUh ^^
EDIT:
Juste une p'tit question qui demande une réponse ^^
chaosimsystem:
OUIIIIIII je suis bienune manue de Entre-manue lol. Chui contente que t'ai aimé cette fiction parce que nous on s'est éclaté à l'écrire,et d'ailleurs yen a une nouvelle en route ^^.
Sinon ça me fait super plaisir que tu lis ma fic à moi aussi ^^. J'espère que ça te plaît toujours depuis le chapitre 10.
BisouXxX!!!!
EDIT:
Gniiaaaaaaaaaaa je suis désolée de pas encore mettre la suite mais j'ai juste commencé à l'écrire et comme y a un p'tit changement (vous saurez pas ce que c'essst U_U) je l'écris encoreplus doucement que d'habitude. En plus j'dois faire deux sujets pour ma pratique, un lundi, un jeudi ET j'dois rendre un devoir ou j'ai compris que dalle mercredi U_U. Snif, c'est dur la vie d'une étudiant >_<.
Et je dois aussi rattraper un cours d'allemand de trois heures parce que j'ai pas pu aller en cours ... c'est de la fouliiie et heureusement que ya bientôt les vacances c'ets moi qui vous le dit mdr.
Bref tout ça pour vous dire... disoulé è_è
J'espère mettre la suite dans la semaine mais au pire ce week-end ....
*pars se cacher*
Sinon... chui super contente parce que y a toujours de nouvelles lectrices qui me mettent des news coms et ça me fait trop plaisir ^^.
Merchi beaucoup, beaucoup et désolé... vraiment. j'comprendrais si vous m'en voulez è_è....
BisouX et à trés vite ^^.