Chapitre 21: (1ère et 2ème partie)

Chapitre 21: (1ère et  2ème partie)
1ERE PARTIE


Pendant qu'un jeune blond se retrouve dans un train vers une destination qui lui est inconnue mais qui lui apportera, il espère, des réponses et un nouveau départ, un brun se réveille en sursaut, réveillé par un bruit strident qui retentit dans sa chambre.

POV BILL.

Pourquoi le réveil sonne?
On est samedi et je ne met jamais de réveil le week end, surtout quand il est... 8h00.
Putain...

- Bill debout! Tu ne vas pas passer ta vie à dormir. J'ai des trucs à faire et toi ... je ne sais pas ce que tu dois faire, mais fais quelque chose.

Un courant d'air passe dans ma chambre pour aller ouvrir les volets avant de repartir. Laissant la fenêtre ouverte bien sûr. C'était un courant d'air glacé qui porte le nom de ... maman. Qu'est ce qu'on est bien chez soi non? A peine revenu avant hier, mes parents n'ont daigné m'adressé la parole que pour mentionner mon attitude envers mon oncle pendant mon séjour écourté. Evidemment ce que ma tante leur a dit est rentré d'une oreille et ressortie de l'autre sans plus de cérémonie.
Ils ne retiennent que ce qui peuvent confirmer leurs pensées que leur fils est un raté.

Je m'étire en baillant assez bruyamment, ma machoire se décrochant à moitié. Mon regard vitreux de fatigue se pose sur la fenètre ouverte et sur les nuages gris dans le ciel. Il fait vraiment pas beau. En même temps c'est un temps de fin septembre, début octobre. Et en plus il s'accorde parfaitement à mon humeur. Mes yeux partent dans le vague quelques instant avant de revenir à la réalité quand j'entend mon portable vibrer. Je regarde ma table de nuit, où mon portable s'allume quelques secondes avant de s'éteindre à nouveau. Je me relève pour coller mon dos contre le dossier dulit et d'une main maladroite, dûe à mon réveil prématuré, j'attrape l'objet en plissant les yeux quand je vois plusieurs appels en absence. Qui a bien pu m'appeler? Personne ici ne sait que je suis revenu, ma tante m'a appelé plutôt dans la journée d'hier, m'informant que Tom était passé. Elle n'a pas pu me parler en détail de leur entrevue ma mère ayant pris le téléphone de la maison de mes mains poru parler à sa soeur. Un frisson me traverse en pensant à Tom. J'y ai pensé hier toute la journée et encore plus quand ma tante m'a prévenue qu'il était venu me voir chez elle après être allé au lycée.... il m'a cherché...

Et si...
C'est avec une main tremblante que mon doigt se rapproche du bouton central.
Mon coeur fait un bon quand j'appuie sur cette touche et voit enfin le nom de celui qui m'a appelé.
C'est Tom...
Le Tom qui est à des centaines de kilomètres de moi maintenant. Le Tom que je suis censé ne plus jamais revoir. Le Tom à qui j'ai menti. C'est Tom... celui dont je suis amoureux. Putain... j'en suis amoureux et pourtant j'ai pas hésité à lui mentir.
Je mord doucement la lèvre infèrieure en imaginant la réaction qu'il a pu avoir avant hier en apprenant que je n'étais plus à Berlin et la raison de son appel, ou plutôt ses appels. Je ne lui ai pas répondu involontairement mais si j'avais eu mon portable dans les mains à ce moment... est ce que j'aurais décroché? Je ne sais pas. Je sais je suis lâche mais qu'est ce que j'aurais pu lui dire? Et pour entendre quoi? Sa colère envers moi d'être parti comme ça? Ses mots qui auraient pu me blesser beaucoup plus qu'il ne le passait? Je préfère m'abstenir de ce genre de discussion même si je sais que c'est dans son droit et que c'est moi qui ai eu tord.
Qu'est ce qui m'a pris de faire ça ? J'aurais tout simplement dû le prévenir de mon départ, et tout aurait été plus simple. Mais c'est trop tard... je ne pense aux conséquences de mes actes qu'après avoir agi. Maintenant qu'est ce que je peux faire? Il doit me détester comme pas permis. Et je ne peux pas lui en vouloir. C'est moi qui est pris la décision de ne rien lui avouer et je ne peux remettre la faute que sur moi.

Ca fait deux jours, et je sais qu'aujourd'hui encore je ne vais pas arrêter d'y penser, que je ne fais que penser à lui. J'ai beau essayer de m'occuper comme je peux mais son visage reste ancrer dans ma rétine et ne semble pas vouloir disparaître. Le moindre mot, la moindre image que je vois à la télévision, la moindre pensée que j'ai... tout se résume à lui. J'ai l'impression d'être obsédé par cette personne qui a pris beaucoup trop d'importance dans ma vie pour que je puisse le contrôler.
Ca fait deux jours que je ne l'ai pas vu et j'ai l'impression que ça fait mille ans. Enfin... tout est relatif mais je ne sais pas comment je vais faire pour parvenir à l'oublier et le plus import ant c'est de savoir si j'en ai vraiment envie...
Je devrais l'appeler. Mes doigts agissent tout seul et je me retrouve vite dans mon répertoire devant le numéro de Tom. Je regarde son numéro d'un air absent sans savoir quoi faire. Qu'est ce que je pourrais bien lui dire? Je souffle un bon coup et décide de me lever. Pour quoi faire je ne sais pas mais maintenant je n'arriverais plus à m'endormir. Trop de mauvaises pensées et de souvenirs qui m'envahissent pour réussir à de nouveau fermer l'oeil. Je me demande pourquoi ma mère m'a réveillé. Je sais que quand j'irais dans la salle, il n'y aura personne alors pourquoi me lever si tôt. Il n'y a qu'elle qui le sait. Surement pour se donner bonne conscience en se disant qu'au moins une fois par semaine elle joue véritablement son rôle de mère... le seul jour où elle est censé laisser son fils se reposer de sa semaine. Je ne sais pas ce qui lui passe par la tête quand elle fait ça. Je ne la connais pas assez pour le comprendre. C'est ça le problème finalement, je ne connais pas cette femme qui est censé être ma mère alors quand elle agit je ne la comprend pas.
Est que j'en ai envie au moins?
Avec le temps j'ai appris à vivre avec et je ne la regarde plus comme un enfant regarde sa mère... ça fait bien longtemps que je la regarde comme une étrangère. C'est comme mon père mais c'est encore plus présent. Elle a pas l'intuition d'une mère, c'est comme ça qu'on dit? Je ne sais plus vraiment. Je n'attache pas beaucoup d'importance à ça mais je crois qu'elle n'a jamais eu la fibre maternelle. C'est plutôt ça qu'on dit...
La fibre maternelle.
Ell ne doit vraiment pas savoir ce que c'est. Trop occupée avec son travail en entreprise. Etant attachée commerciale, elle est censée savoir communiquer avec les gens non? Peut-être qu'elle sait le faire mais pas avec son fils en tout cas. Je me demande bien pourquoi je me prend la tête avec ça.

Mes pieds se posent sur le sol et je passe un de mes mains sur le visage partant de la mâchoire pour arriver sur mes cheveux emêlés, en passant par mes yeux que je frictionne quelques secondes pour me réveiller totalement.
Je me lève et me dirige directement dans la salle de bain. Il n'y a aucun bruit. Ca m'a toujours fait frissonner cette atmosphère que dégage ma maison. J'ai l'impression qu'il n'y a que ma chambre qui, vraiment, prouve que quelqu'un habite ici. A part cette pièce, toutes les autres sont sombres, sans vie... même le salon qui donne sur un jardin et qui est une pièce assez lumineuse ressort vide et monotone. C'était comme si cette maison était inhabitée tellement mes parents sont rarement ici et quand ils sont là... c'est moi qui n'y suis pas ou alors je reste dans ma chambre, les évitant au maximum.
En fait ma vie ici n'a rien de bien passionnant. Surtout quand je suis chez moi, il ne se passe rien d'extraordinaire. Quand je suis dehors, j'ai des potes et donc je m'amuse et ne vois pas le temps passé mais entre ses quatres murs le temps ne semble pas vouloir passé. Comme si il désirait m'emfermer dans cette maison où je n'ai rien à faire.
C'est vrai ça... pourquoi je reste ici?
Je soupire alors que je pose mes mains sur la lavabo en fermant les yeux. Je ne m'étais jamais posé cette question parce que je ne connaissais rien d'autre que cette vie mais maintenant... maintenant beaucoup de choses ont changé, et j'ai changé. Je ne me vois plus dans cette vie là. Avant ça ne me génait pas d'être tout seul dans cette maison mais maintenant que j'ai décrouvert une vie de famille, tout a été chamboulé dans ma tête et je n'ai plus la même vision des choses. Ca me paraît étrange de ne pas être entouré. Quand j'étais à Berlin, je n'étais pratiquement jamais seul. Il y a vait ou ma tante, ou Andréas ou Tom... Il y avait toujours ce petit cocon de bonheur qui réchauffe le coeur quand on se rend compte qu'on est pas seul. Je relève le visage et mes yeux se posent sur mon reflet. Des images de Tom surgissent dans ma mémoire à la seule pensée de ma vie à Berlin. Des flashs back datant de seulement quelques jours s'affichent sur mon miroir, comme un film qui défilent dans ma tête et qui se projettent sur ce miroir avec mon visage en transparence. mes pensées prenant le dessus sur la réalité.

Je m'en souviens comme si c'était hier de cette bulle de bonheur dans laquelle je plongeais à chaque fois que j'étais avec lui. Je pouvais me noyer ça ne me faisait pas peur. J'avais confiance en lui et je savais que tant que j'étais à ses côtés surtout la nuit, dans ses bras qui m'enlaçaient, rien ne pouvait m'arrivait. Que j'étais en sécurité.
Et maintenant tout s'est envolé...

Je soupire encore une fois et secoue la tête pour m'empêcher de ressasser tous ses souvenirs. Mais cette nuit là, la veille de mon départ. Ses mots qu'il a prononcé, je crois que mon coeur n'a jamasi battu aussi vite.

Flash back:

Un étreinte se fait plus forte autour de ma taille alors que des jambes s'emmêlent un peu plus au miennes. La chaleur du corps à côté de moi me reveille. J'ai déjà eu du mal à m'endormir alors là je crois que il n'y a plus aucun espoir.
Mes yeux s'habituent à l'obscurité et une tête d'ange émergent des couvertures qui remontent jusqu'à nos visages. Je passe un bras autour de son épaule alors qu'une de ses mains bouge en effleurant ma peau passant sur ma cuisse au dessus de ses jambes pour se placer derrière, juste au desous de mes fesses. Inconsciemment, toujours endormi, il amorce une légère caresse, ce n'est même qu'un effleurement.
Je ferme les yeux en soupirant de contentement en baissant mon visage pour effleurer ses lèvres des miennes, resserant son corps contre le mien.
Ma gorge est sèche et j'ai envie de boire mais je suis tellement bien que je n'ai pas la force de bouger et j'ai peur de le réveiller. Je veux profiter au maximum de cette proximité.
Proximité qui n'existera plus demain...
Je frissonne à cette pensée. Un frisson beaucoup plus brutal que je ne le pensais, mon corps se crispant sans que je le veuille. Tom grogne et ses bras autour de moi ressserre leur emprise.

- Bill ?

Sa voix est pâteuse et toute endormie... il est encore plus craquant. Je crois qu'il n'est qu'à demi-éveillé.

- Oui?

Ce n'est qu'un faible murmure qui m'échappe. Je ne sais pas s'il est vraiment réveillé en fait.

- Tu reste avec moi hein?

Sa tête plonge dans mon cou, sa respiration est toujours aussi calme mais ses mains se crispent un peu contre ma peau. Je souris légèrement. Une sourire rempli de tristesse que je ne peux pas caché à ce moment. J'embrasse sa mâchoire sans rien dire. Qu'est ce que je peux lui dire après tout?
Il soupire comme rassuré et sa bouche effleure mon cou alors que sa voix résonne une dernière fois dans la nuit.

- Pour toujours...

Fin Flash back.


J'ai tellement été aveuglé par mon départ que je n'ai pas pris la peine de savoir si oui ou non mes sentiments pouvaient être réciproque finalement. Je n'ai pensé qu'à moi et je sais que c'est égïste de ma part... je le suis et je l'avoue.
J'ai l'impression que ma vie maintenant est à Berlin parce qu'en fermant les yeux ce n'est pas les gens d'ici qui me viennent à l'esprit mais ceux de Berlin. Cette grande ville qui me dégoute tant au début et qui m'a tant apporté.
Finalement, plus rien ne me retient à Magdeburg ou peut-être qu'une personne alors ...
Le bruit de la sonnette me fait sursauter. Je cligne des yeux en secouant la tête, revenant sur terre alors que le son de la sonette retentit à nouveau. Je sors de la salle de bain et descend au rez-de-chaussé en dévalant les escaliers.
Qui ça peut-être?
Personne ne sait que je suis revenu étant donné que je reprend les cours officillement lundi. Peut-être le facteur... vraiment je dis n'importe quoi quand j'ai pas d'inspiration
J'ouvre la tête après avoir dévérouillé la serrure, et je tombe nez à nez avec un nez Un visage que je connais depuis longtemps et que je n'ai pas revu depuis trois semaines. Voilà la raison qui me pousse à ne pas tout laisser tomber et partir de Magdeburg.

- Justement je pensais à toi.
- Ah bon? Tellement que t'as oublié de m'appeler quand t'es arrivé...


Je baisse les yeux quelques instants, un peu géné. Puis je réalise qu'il est super tôt.

- Mais... qu'est ce que tu fais là à cette heure ci au fait?
- Merci de l'accueillement. Moi un pote de toujours... et en plus tu sais que je me lève toujours tôt.
- Ah oui... tu n'as pas changé cette habitude en trois semaines?
- Hé non. Gustav restera toujours Gustav qu'est ce que tu veux. Mais c'est pas la raison de ma venue... tu me laisses entrer?
- Oui oui pardon.


Je lui laisse la place pour qu'il entre et referme derrière lui. Un vrai ami j'en ai un... c'est lui. Gustav. Il m'a vu dans tous les états possible et inimaginables et dans toutes les situations, il était là. Il se retourne alors qu'on arrive dans le salon et qu'on s'installe sur le canapé.

- T'aurais quand même pu me dire que tu revenais avant. J'ai pas eu de nouvelles de toi pendant trois semaines. Je me suis demandé ce qui t'étais arrivé.
- Désolé mais il s'est passé pleins de choses.. j'ai un peu oublié ma vie d'ici en allant là-bas.
- Comment ça?
- Ce serait troplong à t'expliquer.
- J'ai tout mon temps. Racontes je veux savoir
.

Je triture mes doigts avant de prendre la télécommande entre mes mains pour allumer la télévision, tombant sur une chaîne musicale. Je n'aime pas qu'il y ait trop de silence. Il le sait et ne dit rien.

- J'ai rencontré quelqu'un là-bas.
- Ah oueh?
- Oui... Tom...


Un sourire s'échappe de ma bouche en sortant ses trois petites lettres.

- Et?
- Et j'ai du partir...
- Ca je le vois mais tu l'as connu comment? Ca s'est passé comment? Il s'est passé quoi? Dis toutes les broutilles habituelles quoi.


On rigole un peu avant de me lancer dans l'histoire de ma vie la-bas. C'est toute une histoire et rien n'est laissé pour compte.

- Et ce gars t'as... avec lui?
- Gustav!
- Ben quoi?
- En quoi ça va résoudre mon problème de savoir si oui ou non j'ai couché avec lui.
- Ben... en rien mais je veux savoir.


Il rigole alors que je le regarde en plissant mes yeux, l'air pas content du tout.

- Tu caches bien ton jeu petit homme...
- ...
- Pourri?
- Oueh...
- Ok je retire alors.


Je souris de toutes mes dents en le regardant. Je sais qu'il ne peut pas résister à mon regard et sourire colgate.

- Bref... alors?
- Ben euh ... vi...
- Depuis quand t'es géné en parlant de cul toi?
- Avec lui c'est pas pareil je... je...


Je bloque sur ma phrase en le revoyant me prendre dans ses bras alors que je fais semblant de bouder, ou alors m'embrasser tout doucement. Je le revois me sourire de toutes ses dents avant de m'envoyer une vanne.
Qu'est ce qu'il me manque...
Je peux pas croire que je le verrais plus.

- Il me manque...

Gustav s'approche de moi et passe son bras autour de mes épaules et m'adressant un sourire pleins de réconforts. Mon regard se perd dansle vide et seul Tom envahit mes pensées. Avoir tout raconter à Gustav, c'est comme les revivre une deuxième fois. Les sentiments, les émotions étaient bien là et elles ne partent plus. La boule à la gorge que je ressens depuis que je suis parti elle est toujours présente, plsu ou moins oppressante selon les moments.

- Alors c'est du sérieux hein?

J'hoche la tête de haut en bas en laissant mes yeux fixer encore et toujours ce point imaginaire sur le sol de mon salon.

- Appelles-le alors..
- Quoi?


Je relève la tête d'un seul coup en me redressant.

- Mais t'es fou tu te rends compte? Si je l'appelle, il va m'envoyer chier, il doit me détester d'être parti comme ça. Il va me dire des choses horribles et j'aurais qu'à me suicider après..
- Bill...
- Oui non pas me suicider mais... ce serait encore pire de savoir qu'il me déteste. De l'entendre dans le son de sa voix. Ca ferait encore plus mal.
- Et si au contraire il est content que tu l'appelles? T'as pensé une seule seconde à la possibilité qu'il n'ait qu'une envie, avoir de tes nouvelles et juste comprendre ce qu'il s'est passé.
- Mais...
- T'es tellement pessimiste Bill que t'arrive même pas à imaginer qu'il puisse ne pas te détester. Tu ne connais pas ses sentiments à lui qui te dit qu'il en ressent pas pareil?


Je regarde Gustav et baisse la tête.

- C'est pas possible.
- Pourquoi?
- Parce qu'on peut pas m'aimer comme ça moi. Moi on m'ignore plutôt, on fait pas attention à ma présence ou alors on prend juste du bon temps avec moi comme je prend du bon temps avec les autres mais on tombe pas amoureux de moi, on m'aime pas à en crever.


Ma voix diminue au fur et à mesure que les mots sortent de ma bouche. Le ton qu'il en resssort est à la fois blasé et triste. Cette tristesse que j'ai toujours ressenti malgré moi quand je pensais à l'attitude de mes parents alors j'ai préfèré l'occulter et faire en sorte que leur indifférence ne m'atteigne pas.

- Bill... pourquoi tu dis ça? C'est pas...
- Pff laisse tomber je dis n'importe quoi. Je...
- Mais non ne dis pas que c'est n'importe quoi. Ce n'est pas parce que tes parents s'en foutent de toi que c'est pareil avec tout le monde. Tu peux pas dire ça c'est... Bill y a pleins de personnes qui t'aiment. Moi le premier.


Je rigole en relevant les yeux pour croiser son regard. Je sais pas vraiment pourquoi j'ai parlé de ça. C'est sorti tout seul. Mais après tout c'est vrai... pourquoi on m'aimerait moi? Depuis que je suis gosse mes parents ne m'ont pas accordé le moindre geste d'affection alors pourquoi des personnes en dehors de ma famille le ferait?

- T'es con...
- C'est toi qui est con. T'as juste besoin qu'on te dise qu'on t'aime alors je te le dis c'est tout.


On reste silencieux quelques instants. Ses phrases se répercutent dans ma tête me faisant réfléchir. Sans le savoir il vient de me redonner espoir. Toutes ses phrases que Tom me disait et que je ne décryptais pas maintenant elle prennent leurs sens... et ça me regonfle le coeur.
Gustav a raison... on peut m'aimer moi aussi. Je ne suis pas le vilain petit canard de la famille et ce n'est pas parce que mes parents ne m'ont pas apporté l'amour dont j'avais besoin plus jeune que maintenant, plus personne ne peut m'aimer. Tout ne se limite pas à eux. J'avais beau dire que je m'en foutais de ce qu'il pensait et de ce qu'ils éprouvaient pour moi mais leurs attitudes envers moi a eu plus de conséquences queje le croyais mais maintenant... ça va changer. Oui ça va changer et je vais encore changer, encore évoluer pour améliorer mes relations avec les gens.
Et surtout avec Tom...


- Bon je dois y aller.


Je sursaute un peu et tourne le visage vers lui. Il a un sourire satisfait sur les lèvres. Qu'est ce que je ferais sans lui? Rien bien sûr... C'est définitivement ce petit bonhomme qui m'oblige à rester sur Magdeburg... je ne veux pas quitter cet ami si précieux.

- D'accord et merci Gus.

Je souris en le regardant et me lève, Gustav m'imitant quelques instants après. On se dit aurevoir et je referme la porte derrière lui m'adossant à cette dernière. Ca fait du bien de parler avec quelqu'un de proche. Tout est plus clair dans ma tête mais une ombre se profile à l'horizon....
Comment je vais faire pour parler à Tom?


PARTIE 2


Il est à peine 14h, 14h30 de l'après-midi et je m'ennuie déjà. Je flane chez moi, sans savoir quoi faire, et je ne sors pas parce que je n'ai pas envie de voir du monde.
Je m'isole ...
J'ai l'impression de me renfermer sur moi-même avec toute cette histoire. Le pire c'est que je le remarque mais je ne fais rien pour arranger les choses. Je ne fais pas d'efforts pour sortir, appeler des potes, ect.. je reste chez moi et me morfond.

Le son de la télévision résonne dans le salon alors que je mange, un paquet de chips entre les jambes, et la télécommande dans une main. C'est le portrait typique du mec que veut rien faire et qui attend que sa femme fasse tout: le ménage, la bouffe...
Un sourire rapide se dessine sur mes lèvres alors que j'apporte une petite pognée de chips à ma bouche.
Une émission passe à la télé mais je ne regarde l'écran que d'un air absent. Mon portable, posé sur la table basse devant le canapé me fait de l'oeil. Je n'ai qu'une envie le prendre pour l'appeler. Chercher dans le répertoire ou même le taper directement... je l'ai tellement regardé que je le connais par coeur. C'est pitoyable non? Je devrais me bouger et arrêter de gamberger comme ça... passer à l'action au lieu de me torturer l'esprit pour rien.
Ma tête part en arrière jusqu'à toucher le canapé et je ferme les yeux en soupirant doucement. Je m'étire en allongeant mes jambes sous la table basse et oublie tout ce qui m'entoure pour ne penser qu'à une seume personne. Celle qui m'obsède depuis que je l'ai rencontré et qui ne veut pas partir de mon esprit. Tout est allé si vite... défois j'ai l'impression que c'est impossible de ressentir autant de choses en si peu de temps mais pourtant quand je pense à lui et quand je le voyais tous les jours, il y avait cette tension agréable entre nous, et les battements de mon coeur qui s'accélérer sans justification valable. Et vous savez ce picotement au creux du ventre qui est à la fois agréable et désagréable...
Tom me faisait et me fait encore ressentir tout ça. Tout est tellement fort quand il s'agit de lui, il n'y a pas de limite ou de juste milieu. C'est comme de la drogue dure, une fois qu'on a commencé et qu'on a ressenti les sensations on ne peut plus s'en passer.
C'est déjà trop tard...

J'ai vraiment envie de lui parler et même plus, de le voir. Le sentir contre moi, en contact avec sa peau pour savourer sa présence. J'ai envie qu'il soit à mes côtés mais je sais que ça, ça ne sera pas possible. Trop de kilomètres entre nous... trop de distances c'est établi maintenant. Que ce soit physique ou mentale...
Je sais que c'est à moi de faire le premier pas parce que lui ne le fera pas. Mais bon... c'est moi qui est fait la connerie alors je n'ai rien à lui reprocher.

Je sursaute en entendant mon portable sonne. Ma main passe devant mon visage, en redessinant mes sourcils pour arriver à ma mâchoire. Je me relève pour m'asseoir normalement et attrape mon portable. Je fronce les sourcils quand je vous qu'aucun nom n'est affiché sur l'écran. Je grimace en portant l'appareil à mon oreille avant d'appuyer sur la touche verte.

- Allo?
- Bill?


Vous savez cette impression que le temps s'arrête, que plus rien ne compte à part cette voix qui résonne dans votre tête. Comme si le temps s'était figé, la télé qu'on entend plus, le bruit de l'horloge qui ne fait plus tic-tac et vous qui ne respirez plus, votre souffle s'étant coupé en entendant cette voix qui vous adorez mais qu'à cet instant vous craignez.
Cette impression aussi d'avoir eu une hallucination ou alors que c'est votre imagination qui vous joue des tours. Ce n'est pas possible ce n'est pas lui, j'hallucine.. voilà les mots que tout le monde se dit quand on ne veut pas croire à quelque chose. Et pourtant... pourtant tout est bien réel.
Comment décrire ce moment? Il faut le vivre pour se rendre compte de l'état dans lequel ça nous plonge.
Je reste sans voix quelques instants en entendant le son de sa voix... Tom. Il ne dit plus un mot... je n'entend que sa respiration qui se veut régulière mais je sais qu'il fait de gros efforts pour ne pas exploser et me traîter de tous les noms.
C'est un peu le calme avant la tempête.

Je sursaute en frissonnant violement quand la sonnette retentit. Je restee imobile en me retournant, regardant la porte d'entrée sans faire le moindre geste.

- Tu réponds pas?
- C- comment?
- Ca vient de sonner non? Tu répond pas?
- Euh oui... oui j'y vais.


Sa voix est froide. Sa façon de prononcer mon nom... j'aurais jamais cru entendre autant de rancoeur dans le ton de sa voix à lui. Je me dirige vers la porte et c'est en tremblant, sans savoir pourquoi, que ma main touche la poignée pour enfin ouvrir la porte.

Mon portable tombe par terre dans un bruit de casse. Mes yeux s'arrondissent alors que la personne en face de moi baisse son portable qui était accroché à son oreille.
Comme moi il y a quelques secondes.


- Tom...
- Tu t'attendais pas à ça hein?


J'ouvre la bouche pour parler mais aucun mot ne sort. Aucun mot traversent mes lèvres... pourquoi? C'est peut-être son regard quand il pose ses yeux sur moi qui m'en dissuade. Sa voix que j'entendais à travers le combiné est encore plus clair... encore plus froide. Moi qui est l'habitude de l'entendre m'appeler d'une voix douce et remplie de tendresse... ça fait un choc. Je retombe une fois de plus sur Terre, mais la chute fait mal. A quoi je m'attendais? J'avais peut-être l'espoir, malgré moi, que nos retrouvailles se feraient en douceur. Quel rêve utopique... mais qui ne s'est jamais raccroché à un espoir?

- T'as perdu ta langue?
- ...
- Ah oui merde j'avais oublié que toi et les mots vous ne vous entendiez pas bien.
- C.. comment t'es..?


Il ne fait pas attention à ce que je dis. Il semble avoir mis du temps à venir devant ma porte et maintenant qu'il est là, il a une chose bien en tête. Je me doute de ce qu'il va se passer dans les prochaines minutes. Je m'en doute et je redoute plus que tout.
Comment ça se fait qu'il est là? Comment il est venu? Tout tourne ma tête... ça tourne tellement vite que je commence à en avoir le tournis. Je pose ma main sur l'encadrement de la porte. Est ce que je vais tomber? Non je pense pas, c'est juste l'après coup de la voir devant moi. J'ai qu'une seule envie mais une envie qui ne se révèle être qu'un fantasme: Le prendre dans mes bras et faire comme si de rien était.
Ce serait trop facile non?

- Tu pourrais me faire entrer non?
- Je.. euh oui.


Je le laisse entrer et après avoir fermer la porte je m'adosse à elle en évitant de le regarder dans les yeux. Je déglutis et ferme les yeux en attendant sa voix s'élever une nouvelle fois dans le silence de ma maison, appréhendant le moindre de ses mots. Je sais qu'il ne me regarde pas. Malgré toute cette colère qui émane de lui, je peux encore anticiper le moindre de ses gestes, la moindre de ses réactions.
Tout n'est pas perdu alors?
Je rêve peut-être un peu trop. Il n'est surement pas venu me voir pour me faire l'amour sauvagement. Qu'est-ce que je raconte moi?
Mes pensées sont (heureusement ou pas?) coupées par sa voix qui tranche l'air, laissant une trace invisible. Dans l'air mais aussi sur moi...

- Ce que je comprend pas c'est... quand c'est moi qui t'appelle, tu réponds pas mais quand c'est un numéro inconnu, tu décroches... pourquoi? Tu voulais pas me parler peut-être? C'est balo pour toi que je sois venu alors tu trouves pas? Etre obligé de m'expliquer pourquoi tu t'es barré comme ça et en plus face à face. Ca doit pas être facile pour toi.

Je relève la tête en ouvrant les yeux. Il pose les siens sur moi et ne lâche pas son regard. Je sais qu'il m'en veut ça se voit, je peux voir dans son regard toute la colère qu'il peut ressentir mais aussi de l'incompréhension. Il veut juste savoir alors pourquoi ne pas lui expliquer?
Est ce que seulement, si je lui explique, est ce qu'il va comprendre? Qui ne tente rien à rien c'est ça l'expression bein connue non? Mais dans ce cas-là, si je tente je peux tout perdre. Plus que je n'ai déjà perdu en partant de Berlin. Parce que même si je savais que j'avais fait une connerie envers Tom, je me disais que peut-être tout allait s'arranger... au fond de moi, j'y croyais encore un peu mais là... là si je ne fais rien je perds, et si je tente de m'expliquer, je peux perdre aussi.
Mais est ce que je peux gagner?

- Moi j'aurais aimé des explications tu vois, j'aurais préféré que tu me dises tes putains de raisons qui font que tu ne m'as pas prévenu.
- Je... j'voulais pas.. je..
- Tu te rends compte de ce que j'ai ressenti moi le matin? Non ça t'as pas traversé l'esprit que j'aurais aimé savoir. Après tu me reproches de pas m'excuser et de pas faire le premier pas dans la réconciliation. Putain... si tu savais comme je t'ai détesté Bill.


Son ton monte petit à petit. Il évacue toute la colère qu'il a ressenti à mon égard ses derniers jours. Sa regard sur moi m'intimide, j'arrive pas à aligner deux mots correctement.

- T'es qu'un égoïste Bill... t'as pensé qu'à toi et moi t'as oublié que j'avais aussi des sentiments...

Sa voix se fait plus basse. Mais il y a toujours cette tension, cette colère dans le ton qui me bloque.
Pour lui quoique je dise, il le retournera contre moi. Je baisse la tête en ne sachant pas quoi lui répondre. Pourquoi il est venu si c'est pour me dire ça?
Je ne me doutais pas que tout ça allait être aussi dur à surmonter. Je n'ose pas le regarder, mes yeux toujours baisser vers le sol, mes doigts se crispent sur mon tee-shirt alors que je me concentre pour ne pas faire couler les larmes qui menacent de tomber.

- Parles merde. Dis moi pourquoi t'es parti alors que... putain!

Je sursaute en entendant son pied s'écraser contre quelque chose.
Un silence s'installe dans la pièce. Est ce que c'est fini? Sa respiration se fait plus forte alors que j'ose relever les yeux vers lui, il est de dos à moi et semble reprendre son souffle qui lui fait défaut.

- Alors t'as pas compris hein?

Je crois que j'aurais pu ne pas entendre ses quelques mots tellement sa voix n'est devenu qu'un murmure. Sa voix se fait plus lasse. Il semble perdu dans ses pensées. Comme s'il réfléchit à quelque chose. Comme s'il voulait avoir de réponses à des questions qu'il ne pose pas. Je me décolle de la porte sans vraiment m'en rendre compte, en faisant un pas vers lui mais un geste brusque de sa part me laisse pas le rejoindre. Il se tourne vers moi avec un regard noir qui ferait fuir n'importe qui. Je me recolle à la porte en essayant de maintenir le regard mais c'est trop dur. Mes yeux se posent sur le sol alors que j'entend sa voix qui s'élève un fois de plus. Plus forte, beaucoup plus forte qu'au début... ce n'est pas un simple échange, qui n'en a jamais était un d'ailleurs. Ces mots sont plus crus et certains deviennent même des cris pour accentuer leur signification.
C'est plus qu'une tempête qui est rentré chez moi... il va me dire mes quatres vérités en face etje ne suis pas ur de le vouloir. Mais comment lui en vouloir? Mais je pourrais élever la voix de la même manière que lui alors qu'il est dans son droit. Aucune phrase correcte ne sortirait dema bouche de toute façon.
C'est lui qui a les cartes en main. Et a ce je-là il va me battre de plate couture.

- Mais t'es aveugle ou tu fais exprès? Faut que je fasse quoi pour que tu comprennes les choses ? Comment on fait pour t'expliquer qu'on tient a toi ? Hein ? Vas y dis moi ! Tu l'as pas compris que peut-être pour moi c'était pas un jeu ? Que peut-pêtre j'avais pas envie de te voir partir comme ça? Que peut-être tu pouvais me faire souffrir ? Mais bien sûr que non pour toi y'a que monsieur Bill qui compte, les autres on s'en fout, ce qu'ils ressentent on s'en fout. Tu pourrais me regarder quand je te parles. Pourquoi t'affrontes pas la connerie que t'a sfais en me regardant dans les yeux? Pourquoi tu fuis encore?

Son regard ne me lâche pas. Il veut voir mes yeux sur lui, être sur que j'entende et que je comprenne le moindre de ses mots. Être sur que je comprenne ce qu'il a traversé. Que je comprenne sa douleur...
Je relève la tête vers lui mais mes yeux le fuit. Regarder n'importe tout pour éviter ce regard brûlant sur moi.

- Tu crois que tu peut te permettre de partir et de revenir comme ça sans que ça ait des conséquences? De débarquer dans ma vie et de me chambouler pour repartir et faire comme si de rien n'était? Mais merde on fonctionne pas comme ça Bill, on laisse pas les gens comme ça. T'as pas le droit de me faire ça. Tu peux pas juste venir quand t'en as envie. Me taper une crise de jalousie, revenir et repartir le lendemain sans rien dire. TU NE PEUX PAS. Tu peux pas faire qu'à ta guise en pensant qu'à toi. Tout ce que tu fais peut avoir des impacts sur les autres, et toi tu ne penses pas au mal que tu fais. C'est simple pour toi il n'y a que toi et les autre sc'est pas grave. S'ils souffrent pourquoi s'en soucier tant que toi tu vas bien?

Il lève ses bras vers le haut comme s'il essayait de montrer même par sa gestuelle qu'il est hors de lui. Son attitude s'ajoute à ses mots... tout ce qu'il est regorge de rancoeur. Je ne pensais pas qu'il pouvait m'en vouloir à ce point.
Je me suis trompé sur toute la ligne...
Tellement borné et renfermé dans mon idée que personne ne pouvait tenir à moi que je n'ai pas vu le principal... que lui tient à moi. J'inspire un grand coup en le voyant s'approcher de moi. Toujours le même regard qu'il me renvoit, toujours la même frayeur qui s'empare de moi en imaginant la fin de cette histoire.

- La communication ça te dit quelque chose ? Tu connais ça Bill ? Et ben c'est le plus important dans un couple ! Tu croyais vraiment que j'allais te laisser partir comme ça et que j'allais pas te demander des explications ? Tu le croyais ? Et ben tu t'es foutu le doitgt dans l'oeil jusqu'au coude, alors maintenant parle vas y explique moi.
- Euh...c'est pas que je... mais tu.. et moi je t'... donc je voulais p...
- Mais Bordel tu vas parler ou tu vas encore me laisser comme ça ? Tu me fatigues Bill, tu me fatigues. J'suis pas venu juste pour te taper ma gueulante, même si j'en avais besoin j'suis venu pour que tu me parles, alors tant que t'auras rien dit, je ne bougerais pas. Maintenant, TU PARLES !
- ....


Il s'approche de moi et s'arrête à quelques centimètres de mon corps. Ses bras sont croisés, son regard noir, remplie de détermination, est fixée sur moi, ses jambes, légèrement écartées, sont posées de chaque coté des miennes pour que je ne puisse pas bouger.
Mes yeux rencontrent les siens. Totalement différents dans leur signification...
J'ouvre la bouche les yeux humides pour parler mais la referme parce qu'aucun mot n'en sort. Ma gorge se noue sans que je le contrôle. Je pense qu'il n'y a pas 50 000 mots pour m'expliquer et pourlui comprendre mes raisons. Un seul me vient à l'esprit.
Je ne sais pas si c'est assez fort, je ne sais pas s'il va l'entendre mais je sais que je l'aurais dit. Mes yeux fixent mes pieds comme pris en flagrant délit entrain de faire une bétise.

- Désolé...

Je le sens souffler et reprendre sa respiration comme s'il allait encore gueuler. Je ferme les yeux, appréhendant ses paroles. Je ne veux plus l'entendre crier, je veux juste qu'il me pardonne et pouvoir être dans ses bras.

- Tu crois que ça suf...

Je veux juste lui dire que...

- Je t'aime...

Plus aucun mot ne sort de sa bouche. En une seconde le silence à repris sa place initiale dans cette maison. Il est de nouveau le maître. Il n'y a que nos respirations légères qui s'entendent un peu. Mais ce n'est que le bruit, ou plutôt le non-bruit, de deux personnes qui sont aussi perdues l'une que l'autre.
Je tente un regard vers Tom en levant un peu la tête pour voir sa réaction. Ses yeux ont changé, ou alors c'est son regard. Il y a... cette étincelle que j'ai rencontré à Berlin et qui était parti quand je l'ai vu aujourd'hui. Elle est revenue et j'espère que c'est pour une bonne raison. Son visage apparaît toujours aussi fermé mais il y a cette étincelle dans ses yeux. J'ai réussi à la trouver alors tout n'est pas perdu.

- Ah bon maintenant tu m'aimeS? Ya deux jours tu partais sans rien dire et là tu me dis que tu m'aimes?

Ca y est... je peux de nouveau le regarder dans les yeux. Vous pensez peut-être que c'est dégueulasse ce qu'il dit? J'aurais pu très mal le prendre s'il n'y avait pas ce sourire. Un sourire d'abord très discret à la commissure de ses lèvres mais qui s'agrandit un peu à chaque fois que mon regard s'attarde un peuplus sur lui.

Comme s'il réalisait, il hausse les sourcils, et son sourire s'agrandit un peu plus.

- Tu m'aimes?


Je crois qu'il n'y a pas besoin de mots.
J'hoche timidement la tête de haut en bas pour confirmer. Il me regard toujours et approche son visage du mien, nos nez s'effleurant l'un contre l'autre. Ca c'est le Tom que j'aime... doux avec moi. Sa tête va se nicher dans mon cou alors que ses bras s'enroulent autour de ma taille. Je me crispe sous la surprise mais me détend vite en sentant ses mains parcourir mon dos et mes bras, en passant par mes hanches. J'entoure mes bras autour de son cou pour coller mon corps un peu plus à lui. Je ferme les yeux en sentant le contact de sa peau dans mon cou, et soupire d'aisance.
Ca fait trop longtemps.
Il se resserre contre moi alors qu'il embrasse mon cou puis ma mâchoire, ses doigts se crispant dans mon dos. J'ai l'impression qu'il veut être sûr que je suis bien là. Sa bouche effleure enfin mes lèvres alors que mes yeux sont toujours fermés et j'entend tout doucement.. un murmure qui s'envole dans l'air mais que moi je garde précieusement.

- Putain mais moi aussi je t'aime.

Je souris alors que ses lèvres se posent sur les miennes de façon plus appuyé. J'avais oublié que ses baisers me faisaient autant décoller. Mais c'est peut-être aussi les mots qu'il vient de me dire qui me font un petit effet.Il me l'a dit... j'ai pas révé, il m'a bien dit "je t'aime".
J'appuie légèrement mes mains sur sa nuque au même moment où sa langue demande l'accés à mes lèvres d'un coup de langue. Je la sens s'infiltrer entre mes lèvres et après avoir toucher mes dents, elle rejoind la mienne.
Le premier contact me fait soupirer.
Comment s'en passer?
Notre premier baiser depuis nos retrouvailles. C'est là que je me rend compte que Tom peut tout faire, même les choses les plus horribles, j'crois que j'lui pardonnerais. Pas que j'ai quelque chose à lui pardonner mais je peux plus me passer de sa présence et je sais que quoiqu'il fasse je pourrais pas le rejeter.
Dans ses baisers j'oublie tout.
J'oublie qu'il y a quelques minutes il a gueulé à s'en pêter les cordes vocales, qu'il m'a peut-être dit des choses blessantes.... j'oublie qu'il m'a fait subir plusieurs épreuves. Si c'est pour en arriver là, je ne regrette rien. Il m'a dit qu'il m'aimait qu'est ce qu'il pourrait m'arriver de mieux à cet instant?
Plus rien ne compte à ce moment là, il n'y a que Tom. C'est le centre de mon monde, sans lui je sais que je pourrais plus. Seulement 2 jours et je n'avais plus envie de rien, alors je ne préfère même pas imaginer ce qui se passerait si c'était plus.
Mais plus besoin de penser à tout ça. Plus besoin de se torturer l'esprit parce qu'il est bien là.
Ses bras autour de ma taille, ses mains qui s'accrochent à mon tee-shirt et ses jambes entre les miennes. Tout me prouve bien qu'il est à mes côtés. Mais surtout ses lèvres sur les miennes, sa langue sur la mienne. Qu'est ce qu'il y a de meilleur qu'un baiser de celui qu'on aime?
Cet échange intime qui peut faire passer tant de sentiments. Embrasser est peut-être même plus intime que faire l'amour, ou non que "niquer", parce que dans un baiser, on passe beaucoup plus de sentiments qu'on le voudrait. Là je sais que je ne me prive pas de l'embrasser avec tout l'amour que je peux ressentir pour lui. Là je lui déballe tous mes sentiments à son égard dans la gueule et je ne regrette pas que ça soit tomber sur lui.

J'enroule habilement ma langue autour de celle de Tom, qui va un peu plus loin dans ma bouche et passe ensuite mon pierçing sous sa langue, faisant traîner la boule métallique sur le membre humide. Mes bras se posent plus confortablement sur ses épaules alors que mes mains vont se poser sur sa casquette. Sa langue d'abord douce et tendre cherche à être coquine et mène la danse.
C'est un baiser dans les régles de l'Art.
Tout y est, tout est dosé pour qu'il soit parfait.

Ma voix s'élève à travers le baiser. Toujours mes lèvres collées en surface sur les siennes, je ne veux pas briser le contact, j'en ai trop bavé depuis 3 semaines pour ne pas profiter au maximum de chaque seconde que j'ai. En même temps, je sais que maintenant, à partir d'aujourd'hui, quelque chose va changer et ce sera encore plus fort.
J'ouvre doucement les yeux alors que Tom continue de me faire une tonne de petits bisous sur mes lèvres me regardant aussi. C'est une petite voix qui sort de mes cordes vocales, j'ai l'impression que c'est celle d'un enfant à qui on a offert un cadeau. De plus beau des cadeaux...

- C'est vrai?

Il me mord la lèvre inférieure avant d'embrasser mon grain de beauté sous la lèvre alors que ses mains passant sous mes fesses pour me soulever et me plaquer doucement contre la porte d'entrée. Je me laisse faire sans rien dire trop heureux que cette proximité qui existait à Berlin revienne. Nos corps s'emboîtent l'un contre l'autre alors que nos yeux ne se lâchent pas. Je pose un peu plus mes lèvres sur les siennes en faisant passer ma langue à l'intérieur de sa bouche avant de dériver et de descendre le long de sa mâchoire pour atterir dans son cou.
Son odeur m'envahit et je me shoote.
C'est définitivement lui ma drogue...
Quelques mots murmurés à mon oreille, quelques mots qui me confirme une nouvelle fois que je ne rêve pas et que tout ce qui se passe est réel. Je ne vais pas me réveiller et me rendre compte que tout cela n'est qu'un rêve. Ce n'est pas mon imagination qui me joue des tours.

- Tu crois que c'est pourquoi que je suis venu.
- Désolé...


Je crois que je ne pourrais pas le serrer plus fort que ce que je fais maintenant. Je colle mon corps le plus possible au sien pour sentir sa chaleur imprégner mes habits pour ensuite mieux m'imprégner moi, pour que tout mon corps ressente cette chaleur qui émane du corps de Tom... du corps de celui que j'aime. Nos nez se frôlent dans une synchronisation parfaite. Le mouvement de notre tête est inversé et comme si c'était écrit nos lèvres se frôlent d'abord. Juste un baiser aérien avant de se toucher plus franchement. Sa bouche se pose sur la mienne qui l'ouvre avec sa langue. Doucement, simplement tendrement notre baiser commence. Son corps se laisse aller contre le mien alors que notre baiser se fait plus long, mais toujours avec cette même lenteur. On prend notre temps, on l'a ce temps. Ce temps que je croyais impossible, il a fait en sorte qu'on l'ait. Pour pouvoir se découvrir un peu plus, pour pouvoir se connaître plus qu'au début et surtout... il a fait en sorte qu'on ait le temps de rester ensemble.
A deux.
Nos yeux se sont fermés dés le premier contact de nos lèvres ensemble.
Un de mes mains se posent sur sa joue en passant par sa mâchoire alors que j'écarte un peu mes lèvres des siennes. Mes yeux s'ouvrent, apercevant sa bouche entrouverte. Mes doigts passent sur sa lèvre inférieure en la caressant doucement, de long en large dans un effleurement léger. Je rapproche mon visage du sien et superpose mes lèvres sur un de mes doigt qui traîner sur celles de Tom.

- Je te quitte plus maintenant...


____________________


bON.... y'aura une partie 3 U_U mdr.
Je suis soe d'êrtre aussi lente mais... j'ai mes partiels qui arrivent et je commence à flipper grave. Je me languis que tout soit fini et que j'aille enfin à Paris. Besoin de vacances lol.
J'esre que cette partie vous a plu et je vous dis direct que pour moi ça a été galère. Pour le passage de lnervation de Tom, HEUREUSEMENT que j'ai eu ma p'tite manue pour m'aider parce que sinon... ça aurait é de la merde. lol
Donc on dit tous en choeur:

"Merci manue d'avoir aidé manue ^^ "

Lol. Sinon la paretie 3? Euh... débuter mais vraiment un petit bout et je sais pas quand je pourrais la finir le 19 mai j'ai un partiel et j'ai 2 sujets à rendre pour jeudi donc bon hein... faut que je me calme et que je me mette à bosser U_U.

Je vous dis à bientôt et merchi pour tous vos coms et vos visites qui sotn toujours plus nombreuses. J'espère que ça vous plaira toujours autant en tout cas ^^.

Bisous bisous tout le monde ^^

E
t pour ce que qui est des personnes qui veulent être prévenues pas de soucis. ^^
F
aut juste que vous me le rappeler à chaque fois dans un com mdr sinon j'oublis et comme je prend les coms du dernier chapitre à chque fois pour prévenir lol.
Celles qui m'y font pas penser, je les oublie è_è.


Gros bisous!!!




EDIT:

Désolé... ce n'est pas la suite et elle ne sera pas là avant le semaine prochaine. Demain j'ai un exam et j'ai beaucoup de choses à rendre cette semaine don ça va être difficile d'écrire. Je vous promet de le faire le plus vite possible, mais je sais que vous comprenez, que mes études j'aipas envie de les louper lol.
Tokio Hotel ne le mérite pas <_< mdr!

Je vous dis à bientot et merci à toutes celles qui continuent de me laisser des coms et de venir en espérant voir la suite... je sais que vous avez du être déçu en voyant que ce n'était qu'un édit qui sert à rien.. désolé U_U.

Bisous à tout le monde en tout cas
Merci <3



EDIT du 30 Mai 2008:

J'essaie de finir la suite pour ce soir, je suis en plein dedans là lol.
Bisousssssssssss !!!!!

# Posté le lundi 28 avril 2008 10:08

Modifié le vendredi 30 mai 2008 15:46

Chapitre 21 (3ème Partie)

Chapitre 21 (3ème Partie)


Snif... je peux pas le mettre à la suite des deux autres parties ça rentre pas mdr... chui trop deg... T_T.
Bref.. Bonne lecture quand même lol!



3ème Partie:


- C'est une promesse?

J'hoche la tête de haut en bas avant de caller mon visage dans son cou, ma main redescendant et entourant sa nuque pour se poser sur ses dreads. Je sens un mouvement se produire plus que je ne vois Tom se diriger vers le salon. Je ressers un peu plus mon emprise autour de son corps alors que je le sens s'affaisser et s'asseoir sur ce qui me semble être le canapé. Ses bras ne quittent pas ma taille et ses mains commencent une caresse verticale incessante dans mon dos. C'est ce geste rempli de tendresse, d'affection et... d'amour? Oui je le crois bien... qui me fait me rendre compte de la chance que j'ai. Il aurait pu oublier, m'oublier... mais non il a traversé une partie de l'Allemagne pour moi. Oui pour moi. Sans lui notre histoire n'aurait pas eu la chance d'avancer, d'évoluer. Grâce à lui, j'ai la personne que j'aime à mes côtés. C'est lui qui a pris les choses en main et je l'en remercie. Sinon rien n'aurait changé et on ne se serait jamais revu...
Ma bouche atterrit prés de son oreille, elle s'ouvre légèrement et laisse passer quelques mots qui sont important pour moi.

- Merci d'être venu...

Je sens deux mains encercler mon visage et le soulever. Je rencontre deux prunelles noisettes, qui me regardent puis deux lèvres qui s'étirent avant de s'ouvrir à leur tour.

- Je te l'ai dit je t'aime et tu vas pas te débarasser de moi comme ça.

J'étouffe un rire qui meurt dans ma gorge ou alors peut-être qu'il est brisé par un sanglot de joie qui est coincé dans cette dernière? Je sais pas vraiment...
Dis le encore.
Un baiser inéluctable naît.
Comment j'ai pu douter de lui? Comment j'ai pu ne pas me rendre compte que c'était réciproque? Ce n'est plus très important. Le plus important c'est que maintenant tout est réglé. C'est bien les mains de Tom que je sens passer sous mon tee-shirt, touchant ma peau et appuyant sur ma chute de reins pour que nos corps se rencontrent un peu plus. C'est bien les lèvres de Tom contre les miennes. C'est bien les bras de Tom que je redessine du bout des doigts. C'est bien sa taille que j'entoure pour ensuite caresser son ventre qui se contracte doucement à ce contact. A lui et à personne d'autre. C'est bien son bassin que je rencontre quand je relève le mien pour les frotter doucement ensemble. Friction lente et agréable. Simple, sans connotation sexuelle, juste le besoin de le sentir un peu plus contre moi. C'est bien sa bouche qui laisse échapper un soupir alors que nos lèvres sont connectées, que nos langues s'enlacent autant que nos corps.
Tout simplement c'est bien lui que je sens sous moi. Tom est bien là.
On savoure chaque coups de langues, chaque lèvre qui se rencontrent et chaque caresse que l'un prodigue à l'autre.
Ses mains remontent dans mon dos et redescendent de la même manière sur ma chute de rein. Elles continuent leur descente et passer au travers de mon jean, touchant le moindre coin de peau qui passe sous ses doigts agiles. Je me soulève légèrement de lui en sentant ses mains plus basses.
J'entend un bruit de chaussures qu'on enlève puis je sens ses jambes remonter, m'emportant un peu plus contre lui et ses pieds se posant à plat sur le canapé alors que je me retrouve entre ses jambes. Le baiser prend fin et mes mains remontent sur son visage pour caresser ses joues. C'est ce qui fait de lui un enfant. Ses petite joues qui ressortent et qui lui donne cette bouille de garçon qui a trop vite grandi. Ca lui donne un visage d'ange et c'est une partie de lui qui lui donne ce charme presque palpable tellement il peut être présent à certains moments.
Nos yeux se rencontrent et nos bouches étirent un sourire identique. C'est ça le sourire de l'amour? J'croyais pas qu'un jour je le verrais sur les lèvres de quelqu'un... enfin surtout m'étant destiné. Mais celui-là, ce sourire peint sur son visage il est à moi et je vais faire en sorte qu'il y reste aussi longtemps que possible. Je vais faire en sorte que ce sourire ne soit étiré que pour moi. Mon visage part vers l'avant et nos nez se frottent doucement l'un contre l'autre. Toujours dans les yeux, toujours collés l'un à l'autre. C'est juste une façon de se sentir un peu plus.
Tandis que ses mains caressent ma chute de rein sous mon tee-shirt, les miennes remontent encore dans ses dreads et redescendent le long de ses bras, un frisson parcourant l'échine de son corps. Je peux le sentir sous moi. Mes doigts agrippent la couture de ses 2 tee-shirts, et les remontent toujours nos regards liés. Je pose imperceptiblement mes lèvres sur les siennes et souffle dessus.

- Je veux te sentir contre moi.

Deux vêtements retombent mollement sur le sol de la pièce. J'crois qu'à cet instant j'ai besoin de toutes les preuves possible pour me prouver que je ne rêve pas. Qu'on me pince le bras pour me faire sentir la douleur mais ce n'est rien si cette douleur me permet de réaliser qu'il est bien là. J"ai l'impression d'être dans un rêve et j'ai peur de me réveiller.
Toujours une peur pour en remplacer une.
L'humain n'arrête t-il jamais de penser?
Que quelqu'un vienne et me dise " Hé vieux psycote pas il est bien là" s'il le faut mais qu'on me fasse me rendre compte de la chance que j'ai de l'avoir. Comment voulez vous que je me rende bien compte que tout ce qui s'est passé depuis cet aprem est vrai? Il est venu de Berlin... pour moi.
Il a tout laisser en plan pour pouvoir s'expliquer avec moi.
Je veux le sentir, le toucher, le caresser. Je ne veux pas arrêter ce contact de peur de tout briser. Je ferme les yeux et caresse son torse alors que ma tête se pose dans son cou.
Son odeur...
Fruité et purement masculine comme j'aime. En fait c'est cette odeur que lui-même dégage que j'aime, elle serait merdique je l'aimerais quand même je pense. A mes yeux, il peut- être tellement parfait des fois. Pourtant je sais qu'il a surement des défauts, et je sais qu'il en a même mais même ses défauts ne sont rien comparés à ce qu'il m'emporte.
Une chose de plus, une chose qui me fait réaliser toute la véracité de la situation.

Mon torse encore habillé se colle au sien dénudé, mes bras passent autour de sa taille. Il soulève un peu son dos du canapé afin que mes bras passent mieux autour de sa fine silhouette. Mes doigts se pressent contre sa peau comme si je voulais qu'ils s'intégrent en lui.
Parfois j'aimerais tellement me fondre en lui que ça en devient flippant. Mes yeux fermés, je pose mon front dans la courbe de son cou après avoir parcouru sa clavicule de baisers. Simples, anodins mais qu'ils veulent dire beaucoup pour moi. Mes doigts appuient un peu plus sur son dos alors que mon corps se colle un peu plus à lui. Mes pieds se plaquant sur le dossier du canapé, Tom fait remonter encore plus ses jambes. Je suis alors presque assis sur son ventre.
Je m'accroche à lui. C'est mon moyen pour me prouver qu'il est là et que je ne rêve pas. Je ne pense pas à me pincer moi-même alors je pince celle de Tom. C'est pareil.

- Je rêve pas...

La position peut paraître inconfortable mais je suis tellement bien que je ne pense même pas à bouger. Sentir ses mains monter et descendre dans mon dos pour revenir sur mon ventre. Faisant des allers et retours tellement apaisantes que je pourrais m'endormir. La tête de Tom bouge légèrement afin que sa bouche tombe sur mon oreille. Il pose ses lèvres dessus, ses doigts remontant mon tee-shirt en administrant des caressant aériennes sur ma colonne vertébrale.

- Moi aussi j'ai besoin de te sentir Bill.
Sentir que t'es là et que cette fois tu partiras pas. Sentir ta peau qui s'est enfuite une fois alors que je rêvais de la toucher le matin où je me suis réveillé. Putain tu m'as tellement manqué Bill... J'savais pas que c'était possible. Savoir que t'étais parti sans rien me dire ça me rendait malade. Tu te rends compte à quel point je peux être dépendant?


Au fil de ses mots mon tee-shirt trouve place au dessus de celui de Tom. Toujours ensemble, même nos habits sont liés faut croire... Il continue de parler et je n'ose pas l'arrêter. Pourquoi faire en fait? Il s'ouvre à moi et me dit ce qu'il ressent. Il accompagne ses gestes à la parole. Au contraire, j'aimerais l'entendre parler encore et encore.
Sa voix basse et plus rauque que la mienne.
Son timbre légèrement éraillé...
Ses dents attrapent mon lobe d'oreille qu'il mord doucement avant d'aligner des baisers le long de ma mâchoire, puis sur ma joue.

- T'es pas humain Bill pour me faire ressentir tout ça...

Nos lèvres se connectent dans une demande muette. Il n'est même pas utile de parler pour se faire comprendre. On lit dans les yeux l'un de l'autre et c'est suffisant. Un soupir m'appartenant s'évapore dans l'air quand je sens ses mains presser mes fesses et nos deux bassins se rencontrer. Sa langue joue avec la mienne, tournoient au rythme de nos bouches qui s'ouvrent et se referment. Mes mains se posent sur ses épaules pour me soutenir.
Un baiser amoureux c'est quoi? C'est ça... c'est sentir la tendresse à travers deux langues qui se rencontrent pour fusionner ensemble. C'est sentir le goût de l'autre dans sa bouche et ne pas s'en lasser. C'est surtout ressentir ce que ressent l'autre rien qu'en ayant la bouche collée contre la sienne. Je pourrais l'embrasser des journées entières ce sera toujours différent... il y aura toujours ce goût de nouveau dans notre baiser. Pas de routine, pas de chose déjà faite.
Toujours ce petit plus qui provoque ce volcan de sentiments en moi qui ne demande qu'à émerger.

- Je m'en veux, pardon, pardon... Tom, Tom.
- Hum?
- J'adore ton nom...


Je lui souris. Je dis vraiment n'importe quoi quand j'ai un trop pleins d'émotions. Mais en même temps c'est vrai. Je pourrais le répéter un millier de fois à mes oreilles ils sonneraient toujours aussi bien.
Je me mord la lèvre, ma tête se logeant dans son cou alors qu'une de ses mains passe sur mon ventre pour déboucler ma ceinture et mon pantalon. Mon bassin se soulève et rencontre le sien, partant en avant en sentant la main de Tom s'insinuer dans mes habits.
Mes yeux se ferment sous la sensation de la peau de Tom sur la mienne. Ils se ferment sous le désir qui augmente un peu plus quand ses doigts traînent le long de mon membre. Mes dents relâchent ma lèvre infèrieure alors que ma bouche reste entrouverte, mes lèvres et mes cheveux effleurant son cou.

- Putain... Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime.

Je veux rattraper tout ce temps perdu où je n'ai pas osé lui dire. Toutes ses fois où j'aurais pu le dire et où je me suis retenu. Est ce que si je lui dit suffisament ça va rattraper toutes ses fois perdues?
Je sens un de ses doigts traîner sur ma virilité, remontant puis descendant jusqu'à ce que c'est ses autres doigts entourant la verge pour appuyer légèrement dessus. Je sans sa deuxième main caresser ma hanche dans une caresse horizontale, de droite à gauche, tout en douceur. Je sens sa main entourer carrément ma virilité alors que mes lèvres agrippent un bout de peau qui appartient au cou de Tom. Je soulève mon bassin alors que mes deux mains se posent sur la fermeture du pantalon de Tom.
Mes mains tremblent légèrement.
Envie? Désir? Amour? Joie?
Un peu tout en même temps. Tous ces sentiments qui m'envahissent pour se mélanger et former un tourbillon dans mon corps. Une tonne de sentiments dur à gérer mais des sentiments qu'on ne se lasse pas de ressentir. Et aussi des sensations que lui seul peut m'apporter. Elles sont de retour et cette fois je ferais tout pour les garder prés de moi. Pour avoir la chance de les ressentir le plus longtemps possible.
Je relâche sa peau légèrement humide et rougie par mes dents, avant de soupirer en inalant son odeur qui me détend la seconde suivante.
Sa main dans mon pantalon continue ses légères caresses qu'il pousse un peu plus à chaque minute qui passe. Elle redescend le long de ma virilité, passe dessous pour arriver à mon intimité. Sa main posée sur ma hanche, la gauche, passe sous mon pantalon pour se poser sur ma fesse. Mon bassin se rapproche inconsciemment de celui de Tom alors que ma bouche atterit prés de son oreille. Je fais un mouvement d'avant en arrière en me mordant la lèvre inférieure pour ne pas soupirer une nouvelle fois.

- Amène moi dans ma chambre s'il te plaît Tom...

Mes bras remontent et se placent autour de son cou. Je me serre contre lui le plus possible alors que je peux sentir ses deux mains se plaquer sur mes fesses sous mes vétements. Je sens un mouvement avant de le voir se lever, moi dans ses bras. Je redresse ma tête et le regarde dans les yeux avant de l'incliner pour parler contre ses lèvres, un léger sourire sur ces dernières. Mes jambes s'enroulent mieux autour de sa taille.

- Merci... c'est à l'étage, la deuxième porte à droite.

Une fois fini, je ne le laisse pas parler et l'embrasse doucement, entrouvant directement mes lèvres pour que ma langue redessine les siennes avant de s'insinuer à l'intèrieur. C'est chaud et humide, je ne me lasse pas de cette sensation quand je l'embrasse.
Nos lèvres qui se pincent avant de se relâcher pour laisser vagabonder nos langues.
Nos langues qui se touchent en parfaite synchronisation.
Synchronisation qui se ressent dans le moindre fait et geste.
Geste qui fait frissonner la moindre partie de nos corps, aussi infime soit-il.

Vous savez ce qui me fait le plus me rendre compte de sa présence?
C'est son coeur.
Il bat tellement fort que je peux l'entendre et c'est la preuve la plus concrete pour moi qui me prouve qu'il est bien là. Le battement de son organe qui accélère un peu et qui résonne un peu plus dans sa poitrine. Quand c'est le bruit de celui qu'on aime y a aucune comparaison. Moi ça me fait me sentir un peu plus vivant en entendant son coeur contre ma poitrine. C'est tellement agréable comme sensation qu'on ne peut pas s'en lasser.
Il arrive tant bien que mal aux escaliers puis à ma chambre où il ouvre la porte et bute sur le lit avant de s'asseoir dessus. En le sentant s'affaisser je met ma tête en face de la sienne, en souriant. Mon nez se frotte au sien alors que mes yeux se ferment. Je soupire doucement d'aise en passant mes mains autour de sa taille, rapprochant nos deux corps.
Qu'est ce que je me sens bien à cet instant. Tous les doutes que j'ai pu avoir, toutes les craintes que j'ai ressenti... tout c'est envolé en quelques minutes grâce à trois mots.
" Je t'aime"...
Trois mots qui peuvent être magique quand ils sont dit de la manière dont Tom les a dit.
Sincèrement, doucement, tendrement.. et bien plus encore.
Ces trois mots qui ont provoque des picotements dans tout mon corps, et m'ont contracté l'estomac de la plus agréable des manières.

Nos lèvres se touchent accidentellement alors que nos nez s'effleuraient encore. Mes yeux s'ouvrent doucement pour tomber face à ceux de Tom qui me regardent. Ses mains passsent autour de ma mâchoire pour venir mettre mes cheveux derrière mes oreilles. J'aime cette électricité qu'on peut ressentir dans l'air qu'on est tous les deux dans la même pièce. Ce sentiment qui l'envahit toute entière et qui nous fait oublier le monde autour de nous.
Ya quoi de mieux comme sentiment?
Il n'y a rien de mieux que de ressentir ce sentiment grandir dans cette pièce ou alors dans les geste de son partenaire.
Ses mains passent sous mes cheveux, qu'il relève un peu, et les posent sur ma nuque, faisant une légère pression pour quye nos bouches soient assez proches sans pour autant se toucher. Je peux sentir son souffle et son regard sur mes lèvres. Un seul regard qui fait naître la chair de poule sur mon torse et mes épaules dénudées. L'envie de s'embrasser se fait de plus en plus ressentir. Par un soupir qui s'échoue sur la bouche de l'autre, par le mordillement d'une lèvre pour tenter de contrôler ce désir. Par un regard échangé et un visage qui se rapproche encore plus pour enfin provoquer un contact, aussi léger soit-il. Le siennes m'attirent et je ne peux pas m'empêcher de pencher ma tête vers la sienne et effleurer sa bouche du bout des lèvres. Je vois Tom fermer les yeux à ce contact et ce simple fait m'arrache un sourire.
Aussi dépendant l'un que l'autre.
Je l'ai compris maintenant.
Aussi amoureux l'un que l'autre.
J'ai mis du temps à m'en apercevoir mais maintenant que tout est dit , je ferais tout pour que ce sentiment infiltre encore nos veines et reste dans nos corps.
Ses mains sur ma nuque font une légère pression avant de redescendre dans mon dos. Il effleure de ses doigts ma colonne vertébrale avant d'arriver sur ma chute de reins. Légère étreinte pourme rapprocher de lui mais qui a pour résultat de le faire tomber en arrière, m'emportant avec lui. Un rire brise le silence de ma chambre quand je rencontre sa moue insatisfaite, mes mains se positionnant de chaque côté de son visage pour me maintenir. Un sourire malicieux se lit ensuite sur mon visage quand je le sens bouger de droite à gauche l'air grognon.

- C'était pas le but!!
- La loi de la gravité mon cher.
- ?


Un rire plus franc franchit mes lèvres alors qu'il fronce les sourcils.

- T'es plus assez proche maintenant.

Je souris en rapprochant mes lèvres de celles de Tom en sentant ses maisn remonter dans mon dos et les poser surmes épaules. Il sourit lui aussi. Le même, comme un reflet. Je crois que je peux qualifier ce sourire d'heureux... oui je crois parce qu'il a tout ce qu'il y a de plus sincère. Et je vois aussi ces petites étoiles dans ses yeux... les mêmes que dans les miens quand pour la première fois à Berlin il est revenu vers moi pour s'excuser et pour qu'on soit ensemble. Et les mêmes que les miennes à cet instant. Cette étincelle qui brille tellement fort parce qu'elles sont pour cette personne spéciale pour vous.

Une de ses mains dérive sur ma joue puis vers ma mâchoire, se laissant glissant le long de mon visage.

- J'adore te voir rire et sourire.

Je me mord la lèvre inférieure avant de le regarder en souriant de toutes mes mains.

- Tu vois ça?... C'est toi qui le provoque.

Sans attendre plus longtemps je joins nos lèvres, toujours ce même sourire sur celles-ci. J'emprisonne sa lèvre inférieure de mes dents, en mordillant dessus doucement, avant de sentir une langue s'infiltrer dans ma bouche, me laissant agréablement emporter dans ce tourbillon.
Goût humide mais fruité.
C'est ce qui définit les baisers de Tom. Ils traduisent une telle fraîcheur et une tele douceur que j'en redemanderais toujours.
Je me laisse aller contre lui, mes bras se relâchant pour fermer la distance entre nos deux corps.

D'abord doux, le baiser se transforme vite en caresse intime plus langoureuse et plus passionée. Comme dans chaque histoire où les protagonistes ressentent cette envie l'un de l'autre. Fille ou garçon, au final tous se ressemblent. Ce désir, cette envie qui augmente et qui les consume petit à petit. Mais même si ce baiser semble banal, et dans la logique des choses, il y a quelque chose qui le différencie des autres histoires.
Laquelle?
C'est mon histoire. Et à mes yeux, elle sera toujours différente des autres.
Alors même si le fait de dévier mes lèvres vers son cou pour déposer des baisers semble tout ce qu'il y a de plus banal, pour moi ça a un tout autre sens et je sais que pour Tom aussi. Les gens qui sont en dehors de cette histoire ne peuvent pas ressentir les choses de la même manière. Nous on la vit et on ressent directement chaque émotion, chaque sensation.
Je sais que les frissones que mes mains lui procurent en passent sur ses hanches pour arriver à son bagguy, personne ne les ressentira de la même manière que lui.
Ce frisson quand j'accroche mes doigts à l'élastique de son pantalon, ma bouche venant effleurer son oreille.

- Soulève toi s'il te plaît.

Cette chaire de poule qui envahit sa peau quand ma langue passe de manière fluide de son cou à sa clavicule. Ma tête descend sur son torse qui se soulève de manière plus rapide qu'il y a quelques minutes. Son coeur aussi a augmenté ses pulsations. Je peux le sentir sous ma main et ce son me fait me rendre compte une nouvelle de sa présence auprès de moi.

Je sens son bassin se soulever et ses jambes se replier pour que ses pieds prennent leurs places à plat sur le matelas.Me retrouvant entre ses jambes, mes mains passent dans son dos et descendent pour retirer le pantalon et le caleçon en tirant dessus. Je touche la moindre parcelle de peau qui passe sous mes doigts.
Sa chute de rein qui se cambre un peu plus en sentant mes ongles racler doucement la peau.
Ses fesses qui se contractent quand un de mes doigts effleurer volontairement ou non son entrée.
Ses cuisses qui frissonnent quand le bout de mes doigts effleure cette peau qui peut être si sensible.
Ses genoux, ses mollets, tout passe au crible sous mes mains qui sont assez expertes.
Un baiser pour chaque endroit touché par mes mains. Un baiser effleuré ou appuyé selon les endroits.

Les deux vêtements tombent au pied du lit et je tire sur ses mollets pour l'avoir à ma hauteur. Je me sers contre lui et embrasse sa joue, me callant plus confortablement entre ses jambes.

- C'est rapide au moins.
- Autant faire d'une pierre deux coups.
- T'as l'air bien sur de toi dis moi. C'est rare...
- Fallait pas me redonner confiance.
- Je crois que j'ai bien fait au contraire.


Je mordille sa joue en donnant un coup de bassin ce qui arrache un soupir à Tom plus prononcé que le mien. Le tissu rèche de mon jean frotte contre sa fierté alors que mes mains glissent le long de son torse pour atteindre ses hanches.

- Bill... ton jean.

Je sens ses mains passer dans mes deux vêtements puis glisser le long de mes jambes. Doucement, pour que chaque bout de peau s'imprégne du touche de Tom. Arrivé à mes genoux, je me relève un peu et retire mon pantalon ainsi que mon caleçon avant de les jeter dans ma chambre.
Il n'y a plus rien entre nous. Et surtout je vais pouvoir le sentir contre moi. Sa peau contre la mienne une nouvelle fois mais jamais lassé. Autant de fois que je le peux même. Aucune timidité face à cette nudité réciproque. Mais comment je pourrais être géné face à lui? Il a un regard si tendre quand il est posé sur moi que la seule chose que j'ai envie de faire c'est de m'approcher de lui et de me coller contre lui pour ne plus être séparé.
On est les même, lui et moi.
Ensemble quoiqu'il arrive.

Je vois Tom se mordre l'intérieur de la joue quand je m'installe à nouveau sur lui, mon sexe denudé de tout vêtement entrant pour la première fois en contact avec le sien.
Un soupir commun au même moment mon front se pose contre le sien. Je croise son regard aussi brumeux que le mien. Toujours la même intensité, toujours cette même douceur dans son regard.
Et dire que j'aurais pu tout perdre...
Mes mains passent sous son corps, prenant place sur ses fesses pour provoquer un nouveau mouvement qui nous arrache un gémissement étouffé par nos lèvres qui se sont retrouvées quand son corps est parti vers l'avant. Je soupire à travers ces dernières en soufflant légèrement dessus.

- J'en avais besoin.
- Moi aussi et même plus encore...


Mes yeux se ferment et ma tête se posent sur son épaule quand je sens son bassin partir vers l'avant, ses jambes se resserrant autour de mes hanches.

- Hum..

Il les enroule et les lie ensemble alors que ses bras font de même autour de mon cou.
Première fois que les positions sont inversées. Première fois que je me retrouve sur Tom, le sentant trembler de cette façon quand nos sexes rentrent en contact. Première fois que j'ai autant envie de lui faire l'amour.
Tom me coupe dans mes pensées en me relevant la tête et en appuyant ses mains sur ma nuque, connectant nos lèvres une nouvelle fois. Plus brutalement avec plus d'envie. Sous la surprise, mes mains aggrippent ses hanches que je tire vers le bas, nos sexes se frottant l'un contre l'autre.
On se sépare haletant, son regard fixé dans le mien.

- Si tu pars encore je te tue.

Je rigole doucement avant d'embrasser sa machoire puis sa pomme d'Adam. Je colle mon nez dans son cou quelques instants en respirant son odeur mélangé à la sueur qui commence à faire son apparition sur nos deux corps. Légère au début et plus intense par la suite.

- Ca risque pas...
- Tant mieux...


Mes mains passent sur l'intèrieur de ses cuisses tandis que mon visage descend inexorablement vers le bas. Envie irrépressible de lui donner du plaisir. Envie de le sentir frissonner sous mes caresses. Envie de lui faire gémir mon nom... envie de tellement de choses à cet instant. Mais toutes en fonction d'une seule et même personne... Tom. Tom que je sens se raidir un peu quand mes mains remontent le long de ses cuisses pour effleurer sa virilité. Toucher comparable à un léger courant d'air. Tellement rapide et léger qu'on peut croire qu'il n'a jamais existé.
Je pose mon front sur son ventre avant de l'embrasser doucement, suivant la ligne de poils qui mène à son entrejambe. Toujours aussi doucement, mes lèvres effleurent sa virilité jusqu'à arriver au bout.

- Bill...

Je le sens se crisper puis tout son corps frissonner quand mes mains repassent doucement sur ses fesses, allant caresser doucement l'entrée de son intimité. Nouveau contact plus appuyé tandis que ma deuxième main caresse sa hanche d'un mouvement circulaire.
Ses doigts de pieds se tordent sur le matelas alors que ses jambes se resserrent légèrement autour de ma tête. Je relève la tête vers Tom avant de poser ma joue sur le sexe brûlant de Tom et de frotter doucement mes lèvres dessus.
Contact qui l'électrise et qui provoque un soupir plus fort que les précédents.
Je frotte ensuite ma joue dessus avant d'embrasser un partie. Ma langue sortant pour aller titiller cette peau si sensible. Elle s'enroule autour du membre, et fait cogner mon pierçing contre un bout de chair humide. Je peux sentir son sexe se gorger de sang et grossir au contact mouillé de ma bouche suçotant chaque recoin de ce dernier. Les ongles de ma main posée sur sa hanche s'enfoncent doucement dans la peau de Tom pour ne pas le prendre en bouche directement.
Comment ça se fait que j'en ai autant envie?
Envie d'engloutir le sexe de Tom pour le faire crier de plaisir.
Envie de sentir la virilité de Tom dans ma bouche.
Envie de faire plaisir à Tom pour lui faire toucher les étoiles.

Une langue traîne le long de son membre avant d'embrasser une nouvelle fois le bout rougi par l'excitation. Excitation qui monte quand Tom sent mon doigt gratter doucement l'entrée au même moment où ma bouche englobe enfin le bout de la virilité de Tom, en passant ma langue dessus.
Langue qui aspire la peau.
Langue qui lèche doucement le sommet, passant et repassant mon pierçing sur la fente, avant de descendre plus bas. Mes dents traînent sur la virilité de Tom et tous les hommes savent à quel point ça peut faire mal quand c'est mal fait. Une pression un peu trop forte ou un accident est vite arrivé.
Mais si ce n'est qu'un effleurement, la langue passant ensuite sur les traces de cette torture, le plaisir peut -être décupler.
Plaisir que je veux donner à Tom autant que possible.
Une langue qui lèche le gland après avoir traîner sur tout ma virilité.
Des mains qui deviennent coquines et s'activent sur l'entrée de Tom.
Un bouche qui engloutit son sexe par surprise.

- Han Bill..

Commençant un léger va et vient, je sens Tom se cambrer en me sentant forcer sur son entrée sans jamais pénéter un doigt.
Je presse mon doigt sur l'entrée pour le retirer au dernier moment.

- Fais-le.. s'il te plaît putain..

Pressant contre l'entrée, Tom gémit en sentant un doigt s'insérer en lui.
Une phalange que je retire avant de la faire pénéter à nouveau.
Un peu plus loin, un peu plus de sensation, une peu plus de plaisir.
Je peux sentir son sexe pulser dans ma bouche quand ma langue passe un nouvelle fois sur le bout. La pressant dessus une dernière fois, je retire ensuite ma bouche pour embrasser son ventre puis remonte à sa hauteur. Son visage, se tordant de plaisir, se tient face à moi. Ses yeux s'ouvrent doucement quand il sent mon sexe se frotter contre lui.
Mouvement que je ré-édite pour tenter de faire partir cette démangeaison qui se fait de plus en plus forte dans mon bas-ventre.

- Pourq..?
- Je veux te voir.


Mes lèvres prennent possession de sa bouche tandis que mon doigt commence un léger mouvement de va et vient.
Un deuxième s'ajoute. Plus imposant, plus étroit. Tom grimace mais ne dit rien. Ses mains s'accrochent à mes épaules et les serrent quand mes doigts arrivent au bout.

- Continue...

Je plie mes doigts une fois puis deux et un sursaut envahit le corps de Tom. Les yeux fermés Tom soulève son corps pour s'empaler doucement sur mes doigts.
Scène érotique qui m'excite un peu plus.
Son corps qui ondule sous moi. Son sexe qui se frotte contre le mien. Ses fesses qui se pressent contre mes doigts avec de plus en plus d'aise. Sa voix qui gémit mon nom avec une sensualité que je n'avais jamais vu.
Image décadente qui incite au péché.
Ses yeux qui se révulsent quand mes doigts touchent sa prostate. Sa bouche qui s'ouvre pour sortir des sons qu'on peut qualifier d'orgamisque. Ses mains qui s'accrochent à mes épaules quand il soulève son corps pour faire sortir mes doigts de lui. Son visage qui se relâche quand il s'empale à nouveau sur ces derniers. Ses jambes qui se serrent contre mes hanches dans un moiteur et une sueur nouvelle.
Il prend du plaisir...

- Han Bill..

Son gémissement me tire de mes pensées et de l'image qui reste fixée sur ma rétine. Je retire doucement mes doigts et pose mes mains de chaque côté de son visage. Je me penche et me colle à lui en l'embrassant. Dans une parfaite synchronisation, nos corps transpirants se mettent à onduler l'un contre l'autre.

- Hum Tom...

Mon souffle saccadé s'étale sur ses lèvres alors que dans un mouvement plus brusque que les autres ma virilité bute contre l'intimité de Tom. Je gémis en pressant mes lèvres conte celles de Tom qui s'ouvrent l'instant d'après. Ses jambes s'écrasent contre mes hanches alors qu'il soulève son bassin, mon sexe rentrant une fois de plus en contact avec son entrée.
Un frisson envahit tout mon corps à l'idée de pénétrer Tom.
Son sexe qui se presse contre mon ventre est toujours aussi dur. Je peux sentir l'excitation de Tom dans ses gestes. Sa façon de bouger son corps contre moi. Sa manière de presser ses jambes contre mon corps Sa façon de soupirer quand nos sexes se touchent ou quand ma virilité rentre en contact avec son intimité. La façon dont ses mains se crispent sur ma peau pour tenter de rester sur Terre. Et surtout... la façon de me regarder. Ce regard intense et noir de désir. Un regard semblable au mien.

Je relève la tête avant de frotter mon nez au sien, toujours aussi essouflé.
Un moment de tendresse qui s'accoutume parfaitement à la situation. Une envie de le serrer contre moi pour sentir son corps et son coeur contre les miens.

- Je peux?

Il hoche frénétiquement la tête alors que ses mains s'accrochent à mon dos, me poussant contre lui pour combler l'espace que j'avais installé entre nous le temps de parler. Mes mains descendent et se posent sur ses cuisses, les caressant doucement avant de les écarter plus. Il soulève son bassin alors que je prend ma virilité en main pour la diriger vers son intimité. Mon sexe rencontre à nouveau son entrée. Je pousse pour faire entrer le gland à l'intèrieur, regardant les moindres faits et gestes de Tom.

Je vois son visage se crisper alors que ses yeux se ferment. Il mord sa lèvre inférieure pour ne pas gémir je le vois bien. J'peux voir les muscles de sa mâchoire se contracter alors que j'avance un peu plus en lui. Je m'arrête et continuer de le fixer. Je lève une main et touche sa machoire crispée avant de me baisser pour embrasser cet endroit.
Je ferme les yeux en l'entendre gémir.
Douleur? Plaisir? Je ne sais pas...
Mais j'ai une boule au ventre à l'idée de lui faire mal. On dirait que...

- Putain... ça fait mal..

Je fronce les sourcils dans une moue un peu inquiète et rapproche encore mon visage du sien, me mettant face à lui. Je regarde ses yeux puis ses lèvres de manière répétitive avant de les effleurer des miennes.

- Tom... j'vais m'enlever.

Il ouvre doucement les yeux et colle ses lèvres aux miennes en parlant. Ses mains se posent sur ma chute de rein pour que je ne fasse pas de mouvement de recul. Il me regarde, un léger sourire, bien que crispé, se dessinant sur ses lèvres.

- Non non continue. C'est normal d'avoir mal non? J'veux que ce soit toi, maintenant. Continue s'il te plaît, j'en ai envie.

J'veux que ce soit toi.
Cette phrase se répète dans ma tête un bon nombre de fois avant que j'en comprenne bien la signification. Il me l'aurait dit non?
Je n fais plus aucun geste, de peur d'avoir compris.

- Tom, c'est la... ?

Il hoche la tête de manière positive avant que j'ai pu finir ma phrase. J'ouvre grand les yeux me rendant compte de ce qu'il me fait comprend. Comment j'ai pu passer à côté de ça? Moi qui croyais qu'il avait plus d'expériences que moi, je me rend compte qu'à ce niveau non.


- T'aurais du me le dire, j'croyais que ... putain chui con. Désolé, désolé, désolé...


Je cache mon visage dans son cou, enfonçant mon nez dans sa peau pour respirer son odeur. Comment je n'ai pas pu m'en rendre compte?
Ses mains remontent le long de mes bras et emprisonnent ma mâchoire afin de me relever la tête.

- C'est moi qui te l'ai pas dit, c'est pas ta faute.
- J'aurais du le voir...


Je fais un moue d'excuse alors qu'il rapproche mon visage du sien jusqu'à ce que nos lèvres s'effleurent. Nos yeux se ferment en même temps.

- C'est pas ça le plus important.

Il lie nos lèvres en descendant ses mains sur mes fesses pour appuyer dessus, afin d'amorcer une nouvelle fois l'entrée en lui. Mes mains remontent pour encercler son visage, nos lèvres s'écrasent plus franchement les une sur les autres.
Et dire que j'aurais pu le perdre avec ma connerie. Que j'aurais pu ne plus vivre ses moments avec lui. Alors je fais passer ma langue sur son palais et l'enroule à sa partenaire pour un baiser beaucoup plus passionné.
Tom prend le rythme, et laisse nos langues se retrouver autant qu'on se retrouve nous. Nos bouches s'ouvrent et se ferment de manière régulères, laissant passer notre souffle qui se fait de plus en plus saccadé, nous laissant de plus en plus haletant face à la fougue qu'on transmet dans cet échange.
Contraste avec la lenteur que j'ai à rentrer en lui. Le baiser se fait plus sauvage, avide de contact qu'on ne peut pas encore exprimer d'une autre manière. Je lui mord la lèvre inférieure pour ne pas soupirer dans sa bouche quand je sens que j'arrive au bout. Contrairement à moi, Tom gémit en se cambrant quand je finis de m'insérer en lui. Ses mains s'accrochent à son dos et griffent la peau, nouvellement meurtrie. Mais comparé à la douleur que lui doit ressentir ce n'est rien.

- Tom.. ça va?
- Moui..


Je sens son corps bouger de droite à gauche et voit sa bouche se tordre doucement.

- T'es sur? Je peux...
- Non non vas-y...


On se sourit mutuellement et j'entame le retour le plus doucement possible. Je n'aurais jamais penser être à cette place là. Etre la première fois d'un garçon et qui plus est de Tom. Je peux sentir ses doigts s'enfoncer un peu plus dans ma peau mais je ne dis rien. Mes mains se crispent sur ses cuisses alors que je débute un va et vient.

- Tom t'e... han

Ma tête tombe sur son épaule alors que je sens Tom se serrer contre moi en gémissant plus fortement. Sa respiration s'échoue sur mes cheveux et je peux sentir sa tête partir en arrière quand mon sexe arrive à la garde. Je m'arrête quelques instants de peur de lui faire mal sans le vouloir.
Je relève ma tête et le regarde avant de sentir son bassin se soulever provoquant un mouvement. Mouvement qui nous arrache à tous deux un gémissement.

- Bouges Bill s'il te plaît.. bouges...

Je me penche et l'embrasse alors que mon bassin reprend le mouvement toujours aussi doucement. Une de mes mains frôle la virilité de Tom pour atténuer la douleur qu'il peut ressentir.
Doucement ma main entour sa virilité.
Lentement mes doigts caressent cette peau qui fait gémir Tom.
Un mouvement de main qui se superpose au mouvement de mon bassin.

- Bill...

L'ambiance de la pièce s'alourdit quand Tom accentue de lui-même les mouvements, les rapprochant les uns des autres.
Un coup de bassin provoqué par Tom qui me fait gémir. Un coup de bassin qui en amène un autre. Tom soulève un peu plus son corps ses jambes entourant mes hanches. Nos torses se collent l'un contre l'autre alors que les accoups se font beaucoup réguliers.

- Putain... c'est bon Bill...
- Oui hum..
- Attends.


Il me sourit et remonte la tête pour m'embrasser alors qu'il me pousse pour que je m'asseois. La pression de ses mains sur mon torse m'oblige à me retirer de lui et je me retrouve assis sur le lit, ne comprenant pas où il veut en venir. Je fronce les sourcils puis les arrondit quand je le vois venir vers moi et s'asseoir entre mes jambes, ses fesses se pressant sur mon bassin. Je soupire en penchant ma tête en arrière.

Ses lèvres effleurent les miennes et me dit d'une voix rassurante.

- Tu ne m'as fais pas mal au contraire. Juste...laisses moi faire.

Sa tête se loge dans mon cou et je sens ses bisous légers alors qu'il se soulève et empoigne doucement ma virilité, la guidant vers son intimité.

- Tom..
- Oh...


Il mordille la courbe de mon cou en s'appuyant sur mes épaules. Je place mes mains sur ses hanches et enfonce mes doigts dans sa peau pour ne pas m'envoler trop vite. Je peux sentir sa respiration dans mon cou. Douce mais hachée. Je peux sentir le plaisir qu'il prend rien qu'en le sentant respirer dans mon cou.
Son corps monte et descend d'abord doucement puis plus rapide trouvant le rythme qui nous fait décoller tous les deux.
Un coup de bassin de plus lui fait entrevoir les étoiles.

- Han oui!

Ses mains se crispent sur mes épaules. Ses jambes, enroulées autour de mon corps, se resserrent. Ses lèvres touchent les miennes et on s'embrasse. Je sens deux mains m'encercler le visage alors que sa langue s'insinue dans ma bouche. Elle est brûlante. Nos salives se mélangent autant que notre sueur sur notre corps. Mes bras entourent mieux son corps et se posent sur sa chute de reins qui se cambre un peu plus.Je peux sentir son corps trembler sous les mouvements de bassin qu'il provoque. Le temps semble s'être s'arrêter quand nos bouches se sont touchées. Je relâche quelques secondes sa bouche, un gémissement envahissant la pièce.

- Han!

Ses fesses claquent sur mon bassin d'un coup brusque alors que ses dents mordre ma lèvre infèrieure pour se contenir. Ses yeux cherchent les miens et le trouvent. Sa bouche s'ouvre silencieusement mais se mord la lèvre quelques secondes après pour ne pas gémir.

- Je.. t'..aime.

Je ferme les yeux et m'imprègne encore une fois de ses mots. Remplis d'amour, remplis de tendresse et de passion.
Le va et vient continue, s'accentue. Un peu plus rapide, un peu plus intense.
Nos bouches se mêlent une fois de plus même si on est à bout de souffle. Besoin de ce contact ppour ne pas sombrer.. même si c'est déjà le cas. J'ouvre les yeux et le regarde. Son visage, ses traits, tout paraît si irréel.
Pourtant il est tout ce qu'il y a de plus réel.
Je souris à travers le baiser en me rendant comtpe d'une chose... je lui fais l'amour et il aime ça. Il en prend du plaisir.

Je place mon visage sous le menton de Tom et embrasse sa pomme d'Adam. Je respire fortement en le sentant si étroit. Mes yeux se ferment et je laisse l'orgasme m'envahir au même moment que le sien.
Ensemble encore...

- C'était.....
- Hummm!!!


Je le serre contre moi et le pousse à s'allonger pour le recouvrir de mon corps. J'embrasse toutes les parcelles de son cou avant de remonter mon visage et d'embrasser son grain de beauté.
Plus jamais je ne pourrais m'éloigner de lui. Je fais la promesse de ne plus rien lui cacher et de tout faire pour garder cet amour qu'il m'offre.

- Je t'aime aussi.

Ses mains passent dans mes cheveux alors qu'un sourire un peu fatigué traverse ses lèvres.
Mon visage retrouve ensuite sa place initiale dans son cou et je soupire doucement, ma respiration reprenant peu à peu une allure normale.

- Finalement j'ai réussi.
- Hum de quoi?
- Je le connais par coeur ton corps.


________________


Enfiiiiiiin !!!!
J'ai fini ce chapiiiiiiiiiiiitre
*saute partout *..
Merchi de m'avoir attendu, vraiment merci merci! Je sais que c'est chiant à attendre une suite, je suis bien place vu que je suis moi-même une lectrice lol. D'ailleurs Lillou483 si tu passes par là... mets vite la suiiiiite mdr.

Alors je dédis ce chapitre, surtout ce lemon lol à .... Ma Kitti ^^.
Et voui premier lemon avec Bill en sème et donc je lui offre U_U lol.
J'espère que ça vous aura plu parce que... j'en ai bavé pour l'écrire je peux vour le dire mdr.

A bientôt j'espère!
Je sais pas quand encore mais j'espère que j'aurais vite de l'inspiration pour la suite.

Bisous! Bisous!

Par contre... je sais plus c'est qui désolé mais on m'a demandé si j'étais déjà tombée amoureuse lol. Je ne sais même plus si j'ai répondu ou pas. Je me souviens juste que le com me disait que comme je connaissais bien ce sentiment je devais surement être tombée amoureuse ou un truc dugenre lol. Désolée pour la fille dont j'ai oublié le pseudo =s.
Fin bref.... non je ne suis JAMAIS tombée amoureuse lol et je sais pas trop si j'en ai envie. J'aime trop mon indépendance et ma liberté et puis... ça fait souffrir T-T mdr.

Allez bisous tout le monde et si vous avez des questions... je suis à votre disposition ^^.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 15:44

Modifié le vendredi 30 mai 2008 15:55

Décision importante!

Décision importante!
Aujourdhui j'ai réfléchi! Oui ça m'arrive... -_-' lol bref!
En
sortant de mon examen d'allemand (snif mauvais souvenir è_è) j'ai décidé quelque chose! Quelque chose qui va révolutionner mon blog et ma ficiton... bon je m'emporte un peu j'avoue mdr. Ne vous inquiètez je n'arrête pas ma ficiton mdr, je vais la continuer et vu que je suis officiellement en vacances (... officieusement je le suis depuis octobre U_U mais chut).

Do
nc donc... cet article est réservée à celles qui veulent être prévenues.
Toutes celles que je préviens depuis le début y tout y tout, mettez votre adresse ici et ce sera plus simple. Parce que je sais qu'il y en a que je devrais prévenir mais comme elles laissent pas de coms ben je peux pas vu que je regarde à chaque fois QUE le dernier chapitre. ^_^

D
onc vala! Ici que celles qui veulent être prévenues!!!

G
ros bisous à tout le monde et ne vous faites pas j'écris la suite ^^... et je suis en train d'écrire un OS aussi lol. Et oueh c'est les vacances!!!!! mdr

# Posté le mercredi 11 juin 2008 08:01

ChaPiTre 22:

ChaPiTre 22:




POV Neutre:

Comme tous les jours depuis son retour, la mère de Bill se dirige vers la chambre de son fils...son fils elle le qualifie rarement par ce qualificatif. Sans vraiment savoir pourquoi, elle n'a jamais eu la fibre maternelle envers lui. Plus il grandissait, plus elle ressentait de l'indifférence pour lui. Pourtant c'est son fils non? Son enfant on l'aime dés les premiers instants où on le tient dans ses bras à la maternité et même avant ça. C'est plus fort que tout comme sentiment. On le ressent dés les première minutes où le médecin vous annonce qu'un être humain est entrain de pousser en vous.
Son bébé on l'aime sans s'en rendre compte non? Ce sentiment qui grandit au fur et à mesure que la grossesse avance.
Quand on le voit bouger pour la première fois à travers une échographie. Quand on le sent donner des coups à l'intérieur de soi. Et surtout, quand on entend son coeur battre pour la première fois... c'est tellement indescriptible ce qu'on ressent à cet instant.
Alors comment, après avoir été si proche de ce petit être, une mère peut-elle ne pas ressentir ce lien qui s'est créé entre eux deux? L'avoir porter dans son ventre pendant 9 mois. L'avoir senti grandir en soi pendant presque un an, ça n'indiffère personne non?
Et pourtant... cette mère-là l'instinct maternelle elle ne l'a jamais eu.
Son premier enfant est resté le dernier.

D'un pas assuré mais quelque peu agacé, elle monte les escaliers qui mènent à l'étage.
Comme la veille, elle se saisit de la poignée et ouvre la porte, s'apprêtant à marcher prudemment à travers la pièce sombre jusqu'à la fenêtre. Mais une fois la porte ouverte, ses yeux s'agrandissent sous la surprise. La pièce est lumineuse. Le soleil peut aisément entrer dans la chambre.

Premier changement.

Les volets ne sont pas fermés contrairement à la veille. La lumière est maîtresse dans la pièce et pourtant Bill n'est pas réveillé. Même si elle ne connaît pas son fils comme une mère devrait, elle sait que Bill ferme toujours ses volets, la lumière du soleil l'empêchant de dormir. , . Elle sait que Bill ne dort jamais les volets ouverts, elle en est sûre et certaine. Elle connaît ce traît de caractère chez lui.
Pourquoi aujourd'hui se serait différent?
Elle se rend compte aujourd'hui que même ce qu'elle pensait comme acquis n'est pas le cas. Ce garçon qui a le même sang qu'elle a changé sans même qu'elle s'en aperçoive...

Elle fronce les sourcils avant de chercher le lit de yeux et de poser son regard dessus. Son coeur manque un battement quand ses yeux se posent sur Bill.
Il n'est pas seul.

Second changement.

Sa mère ouvre en grand la bouche sans qu'aucun son ne sort de sa bouche. Elle peut aisément voir son fils lover dans les bras d'un autre garçon. Le visage détendu et le corps collé à un autre semblable au sien. Première fois qu'elle voit Bill dans un état semblable à celui-ci. Serein et heureux... oui même endormi, elle remarque bien que ce garçon apporte quelque chose à son fils. Cela se lit dans le visage de Bill.

Aujourd'hui, pour une raison ou une autre, sa mère ne le réveillera pas.
Peut-être parce qu'elle n'a pas envie de voir le visage du jeune homme à ses côtés. Peut-être parce qu'alors qu'elle allait faire un pas en avant, elle a entendu involontairement les mots que son fils a prononcé d'une voix pâteuse, encore à moitié endormie. Des mots qu'elle n'avait jamais entendu de sa bouche.

" Je t'aime"

Pour la première fois de sa vie, son coeur se serre en regardant Bill.

[...]

POV BILL:


Un souffle me fait frissonner agréablement. Un sourire se dessine sur mon visage encore endormi, l'odeur familière de Tom se faufilant sous mes narines. Je soupire doucement en me resserrant contre ce corps qui me tient chaud et que je ne compte pas lâcher d'aussitôt.

J'ai passé la meilleure nuit depuis que j'ai rencontré Tom. Et même la meilleure nuit de tout ma vie mais je ne préfère pas le dire. Pourquoi? Parce que c'est vraiment trop guimauve. L'amour rend vraiment trop romantique. C'est un fait qui ne s'explique pas. Même le plus macho des gars devient romantique quand il tombe amoureux. Après bien sûr, il y a différentes manières de le montrer. Mais les symptômes sont toujours les mêmes. Quelque soit la personne.
Cette envie de toujours être collé à l'autre, de vouloir le voir tout le temps. Pour avoir la sensation de sa peau collée à la sienne, et sentir sa chaleur contre vous.
Ces étoiles dans les yeux quand ils se posent sur cette personne. Ils brillent tellement que ça en devient dingue.
Ce désir de lui dire des mots doux pour le voir sourire. Des mots murmurés au creux de l'oreille pour voir des frissons naître sur la peau de votre partenaire.
C'est toujours ainsi l'amour...romantique.
Mais bon on s'en plaint pas hein? Toujours heureux d'éprouver ce sentiment et surtout de se sentir aimer en retour.

Pour la première fois depuis longtemps, j'ai dormi à ses côtés sans me poser de questions. Pas de doutes dans la tête. Pas de peurs qui surgissent au moment où on s'y attend le moins. Non.. pour une fois j'ai profité simplement de la nuit passée à ses côtés. J'ai profité de lui et implement lui.
Et putain ce que c'était agréable!

Sentir ses bras resserrer leurs emprises autour de mon corps pour le coller plus au sien.
Sentir son souffle s'évader sur ma peau et me filer la chair de poule.
Entendre sa respiration régulière au creux de mon oreille.
Toucher sa peau en laissant mes doigts glisser sur les frissons qui se créent à cette sensation.

Il y en aurait encore beaucoup à dire mais finalement quelques mots suffisent et ils résument parfaitement la situation.
J'ai besoin de lui...
J'en suis sûr et certain maintenant. Même si je le savais avant la soirée d'hier, un doute planaît toujours dans ma tête mais maintenant tout est clair. Dés que les mots sont sortis de ma bouche, un soulagement m'a envahit et ce stress que je ressentais tout le temps s'est envolé. Je me suis senti tellement libéré que j'ai regretté d'avoir tant attendu pour lui dire. C'est toujours comme ça de toute façon... on regrette de pas l'avoir fait plus tôt qu'une fois qu'on l'a vraiment fait mais qu'on a attendu longtemps. C'est difficile à comprendre cette phrase non? Elle n'est peut-être pas très allemande mais je viens à peine de me réveiller après tout.

Vous pouvez pas savoir la sensation que j'ai éprouvé quand j'ai entendu sa réponse... c'était tellement magique pour moi. C'était hallucinant de l'entendre me dire ces petits mots qui réchauffent le coeur de la personne qui les entend.
Impression d'être sorti de mon corps quelques instants pour mieux apprécier les sentiments que Tom me faisait partager. Et mon coeur qui a manqué un battement avant d'accélérer dans une course éffrénée...on ne peut comprendre ce sentiment qu'une fois qu'on l'a vécu et je souhaite à tout le monde de le vivre au moins une fois dans sa vie.C'est tellement fort et incroyable que ça peut faire peur. Mais en même temps, je donnerais n'importe quoi pour revivre encore et encore ce moment. Revoir son regard quand il prononce ces trois mots... ça semble trop irréel et pourtant ça l'est...

Je passe mes bras autour de la taille de Tom en pressant mes doigts dans son dos, me remémorant une nouvelle fois la scène d'hier. Je passe rapidement la dispute pour mieux apprécier la déclaration. Un sourire assez niais se dessine sur mon visage alors que j'entend Tom soupire doucement me resserrant contre lui, une de ses jambes passant par dessus les miennes.

- J'croyais que j'avais révé.

Mon sourire s'agrandit en entendant son murmure dans mon oreille. Un frisson de bien-être et que je ne retiens pas parcourt mon corps quand ses mains glissent sur mon dos dans une caresse linéaire. C'est tellement agréable que je pourrais me perdre dans ses caresses...
Je colle ma ,joue contre sa bouche qui est restée à quelques millimètres de mon oreille. Puis pris d'un élan de tendresse je pose une main sur sa cuisse qui est posée sur mes jambes afin de me retrouver sur lui, mon corps complétement étalé sur lui. Je me sens bien comme ça. Comme protégé et invisible de tous. Juste lui et ses maisn sur mon corps. Il n'y a rien d'autre qui compte à cet instant et c'est tout bonnement génial.
Il se retrouve sur le dos avec un poids sur lui mais comme je ne l'attends pas protester c'est qu'il n'y voit pas d'inconvénient. De tout façon je ne partirais pas...
Ma tête va se cacher dans son cou alors que je sens ses bras bouger pour entourer mon cou. Je presse mon nez contre sa peau et respire fortement son odeur. Ca on peut dire que c'est un réveil dans les règles de l'art. Son odeur qui se faufile dans mon nez et qui s'imisce dans mon corps tout entier..

Tout en douceur, rien de précipité.

- Je me suis posé la même question hier soir mais non...
- Chacun son tour alors
.

Je rigole un peu et ouvre enfin les yeux en posant plus confortablement ma tête sus son épaule, mes yeux regardant la courbe de son cou et sa mâchoire. Bizarrement la lumière ne m'agresse pas les yeux. Je n'ai même pas pensé à fermer les volets hier soir... et pourtant j'ai réussi à dormir. A croire que Tom est un miracle si j'arrive à dormir les volets ouverts. Si c'est le cas je ferais mieux de le garder toujours avec moi... et voilà encore du romantisme. Je n'arrive plus à m'en défaire faut croire. Je pouffe de rire en posant un bisou sur son épaule avant de me réinstaller aisément.

Ma main remonte le long de son torse pour effleurer sa mâchoire du bout des doigts. Je peux voir son visage se détendre dans un sourire. Il tourne sa tête vers moi et je croise pour la première fois de la journée son regard. Rempli de beaucoup de choses, de beaucoup de sentiments mais celui que je vois le mieux et qui gonfle mon coeur c'est l'amour que je peux lire à travers ses deux pupilles noisettes. On peut lire tellement dans un simple regard...
Un sourire échangé alors que je retrace sa mâchoire de mes doigts avant de les laissant glisser sur sa bouche puis sur sa joue.

- Au fait tu t'es levé ce matin?
- Hum non pourquoi?
- Chai pas j'ai entendu la porte.. j'ai du halluciné.


Je fronce les sourcils mais mon visage se détend à nouveau. Je n'ai pas envie de penser à ce qui a pu se passer ou à qui ça pouvait être. Je veux penser à rien et profiter. Pour une fois que je ne veux pas me prendre la tête, autant en profiter.


- On s'en fout.


Tom rigole un peu avant de rapprocher son visage du mien, mon nez effleurant le sien. Contact doux et léger. Habilement on se retrouve face à face, nos corps se collant l'un à l'autre. Un de mes doigts se repose sur ses lèvres que je regarde, alors que je donne un petit coup de nez dans celui en face de moi. Il caresse lentement sur sa lèvre infèrieure puis passe à la commissure pour atteindre la lèvre supèrieure. Rien qu'en les regardant pon peut imaginer le goût qu'elles ont. Douceur sucrée.
Je les vois s'ouvrir, laissant de l'air chaud passer entre. Rien que ce contact me fait frissonner. Un frisson de bonheur qui revient quand il veut. Un bisou est déposé sur mon doigt et je souris un peu plus.

- Au fait bonjour...

Je relève le regard et voit Tom me regarder. Putain qu'il est beau! Je me ressers contre lui alors que mon doigt retrace ses lèvres une nouvelle fois, mes yeux se posant à nouveau sur ces dernières. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je les regarde. Mon doigt appuie sur la lèvre infèrieure, mon visage se rapprochant du sien.

- Lut...

Je retire mon doigt doucement avant de rapprocher mes lèvres de celles de Tom.
D'abord un effleurement.
Je peux sentir son souffle traverser mes lèvres entrouvertes et cela me fait frissonner. Chacun souffle, chaque caresse de sa part amène la chair de poule sur ma peau. Chaque attention m'apporte des frissons agréables. Je suis tellement bien là dans ses bras. Je ne voudrais jamais sortir de ce cocon de bonheur qu'on s'est créé tous les deux. Je pose un baiser aérien sur ses lèvres avant de le regarder dans les yeux. Nos nez se touchent encore un peu et ma tête se penche légèrement sur le côté.
Puis un baiser plus appuyé.
Ses lèvres se pressent doucement contre les miennes en restant en surface. Ses mains encerclent mes joues délicatement en les caressant de ses pouces. Une bouffée de bonheur m'envahit alors que mes mains remontent dans son dos, se posant sur ses omoplates. La transpiration de la nuit est encore présente sur son corps. Je peux sentir ses muscles se mettre en mouvement quand il change quelque peu de position.
Le baiser se prolonge.
Tom attrape ma lèvre infèrieure entre ses deux lèvres et tire dessus doucement à l'aide de ses dents en me rapprochant de lui. Plus proche que ça on ne peut pas l'être mais on essaie quand même. Se fondre en l'autre si c'est possible.
On s'embrasse quelques minutes comme ça, savourant le contact de nos lèvres qui s'écrasent les unes contre les autres sans pour autant que nos langues entre en jeu.
Je sens une main de Tom descendre de long de mon corps avant de se poser sur ma jambe pour la passer sur les siennes, tentant encore le rapprochement de nos corps. Je soupire doucement en passant mes bras autour de son cou, penchant un peu plus la tête pour approfondir le baiser. Ses mains qui touchent ma peau provoque un bouillonnement familier dans mon ventre et dans mon corps. Ce petit tourbillonnement qui s'acccentue quand le baiser se poursuit et va plus loin.
Une langue passe la barrière de ma bouche pour passer sur sa lèvre supèrieure avant de passer sur ses dents. Mon pierçing claque doucement dessus avant de glisser sur la langue de Tom. Contact humide et rugueux qui mélange nos salives. Je retrouve toutes les sensations extraordinaires qui m'envahissent quand Tom m'embrasse. Ce mélange de douceur et passion. J'aime tellement ressentir tout ça que j'en redemande en encadrant à mon tour son visage de mes mains pour presser mes lèvres contre les siennes, ces dernières se mordant sensuellement entre elles. Mes bras glissent un peu et se retrouve sur ses épaules. J'entend soupirer Tom à travers notre baiser et un sourire se dessine sur ma bouche.

Une montée d'adrénaline se produit et rend le baiser plus fougueux quand Tom passe ses mains sur mes hanches pour ensuite les entraîner sur mes fesses. Je soupire en pressant ma jambe contre sa cuisse, nos bassins rentrant doucement en contact. Notre respiration se fait haletante mais aucun de nous deux n'osent briser cette étreinte qui semble durer éternellement. J'ai du mal à reprendre mon souffle mais je ne peux m'empêcher de continuer et d'entraîner Tom sur moi, à l'aide de ma jambe qui se trouve sur son corps. Il se laisse faire docilement et passe entre mes jambes que j'écarte un peu pour lui laisser de la place. On pourrait aller plus loin et continuer sur notre lancée mais je sais que ça ne se fera pas. Je le sens dans sa manière de m'embrasser et de bouger contre moi. C'est juste l'envie de sentir que tout est réel et que l'on n' est pas en plein rêve. Qu'on ne se réveillera pas dans quelques minutes, seuls dans notre lit. Lui à Berlin. Moi ici.
Un preuve que tout ce qu'on vit n'est pas simple illusion.

On reste un moment comme ça.
A profiter de la présence de l'autre, du contact de nos peaux collées, et du plaisir d'être ensemble. Puis notre échange se fait plus lent, plus doux mais surtout plus amoureux. La frénésie du moment laissant place à la tendresse que l'on ressent l'un pour l'autre. Nos jambes se mèlent et nos bouches finissent par se lâcher.
Son front se colle au mien et Tom pose un bisou sur mon nez, reprenant doucement sa respiration. Notre souffle se mélange et ne forme qu'un. On respire le même oxygène mais mon oxygène c'est lui. Maintenant c'est un fait.
D'une voix fébrile et hésitante dû au contre coup de notre baiser, je murmure en effleurant sa bouche.

- Encore merci d'être venu Tom de Berlin...

[...]


Personne à la maison comme d'habitude. Mais ce n'est pas important parce qu'il est là enfin plus pour longtemps si je le laisse faire...
Mon bras entoure sa taille et mes mains se posent sur son dos pour le rapprocher de moi. Il ne va pas partir comme ça. Il croit vraiement que je vais le laisser passer le seuil de cette porte? Il peut rêver!

- T'es obligé d'y aller, je peux te prêter des habits.
- En parlant d'habits tu pourrais en mettre non?
- C'est pour t'inciter à rester que je reste comme ça....


Un sourire en coin et un moue à croquer le fait rire.
Toujours en boxer alors que il s'est habillé avec ses vêtements de la veille, Tom me traîne jusqu'à la porte d'entrée parce qu'il veut aller à son hôtel se changer. Mes bras remonte autour de son cou, et ma tête s'enfouit dedans, je m'accroche à lui pour ne pas qu'il avance encore plus. Il marche à reculons tant bien que mal et s'arrête devant la porte. Ses mains glissent sur mes hanches et s'arrête dans ma chute de reins.
J'amène mes lèvres sur son oreille et murmure en posant des bisous en dessous.

- Allez....
- Sans te vexer je ne me vois pas porter tes habits.
- Mais c'est pas pour tout le temps juste pour aujourd'hui.
- Bill...
- Tu iras demain matin quand j'aurais cours... s'il te plaît Tom...
- Je reviens vite.


Tom remonte ses mains et prend mon visage entre ces dernières pour que nos têtes se retrouvent face à face. Il pose son front contre le mien et souffle doucement sur mes lèvres. Il doit sentir mon appréhesion parce qu'il me resserre contre lui. Je ferme les yeux à cette sensation et entoure un peu mieux mes bras autour de son cou.

- Je reviens Bill...
- Promis?


Je suis con de lui demander ça mais j'ai cette angoisse à chaque fois qu'il s'éloigne de moi. C'est pourtant moi qui suis parti le premier non? Je sais qu'il ne partira pas mais notre réconciliation est peut-être encore trop récente.
Ne pas se prendrela tête Bill...
Il hoche la tête de haut en bas avant de poser ses lèvres sur les miennes. Dans un murmure presqu'invisible et une voix suppliante je prononce quelques mots pour le dissuader une nouvelles fois de s'en aller. Je n'ai pas envie de sortir de chez moi pour affronter les gens de cette ville alors je veux qu'il reste ici à mes côtés. Et il va me falloir au moins une heure pour me préparer...

- Je veux pas que tu partes...
- Viens avec moi..
- Tu sais le temps qu'il me faut pour me préparer?


Il rigole un peu et embrasse mon nez dans un geste doux.

- Je vais au Ramada Hotel Magdeburg, je reviens vite il est pas loin de chez toi.

Je fais une moue enfantine mais libère quand même mon emprise. Il me sourit tendrement et passe sa main dans ma nuque pour me voler un dernier baiser. Enfin voler c'est beaucoup dire parce que je lui donne avec plaisir ce baiser.

Il se retourne et appuie sur la poignée pour ouvrir la porte. Une fois passé, il revient un peu sur ses pas et se retourne en m'interrogeant du regard. Je fronce les sourcils en attendant sa question.

- Tes... tes parents ne sont jamais là?

Je secoue la tête en signe de négation. Il n'est pas encore au courant des relations très tumultueuses que j'entretiens avec ma famille mais ce n'est pas forcément le bon moment. Ne brises pas cette bulle de bonheur qui m'enveloppe s'il te plaît Tom.

- Comment ç...
- Allez va à ton hôtel sinon je te séquestre.


Il remarque bien que je change de sujet mais ne fait pas de remarques. Merci Tom...
Il sourit une dernière fois et me fait un signe de la main avant de fermer la porte derrière lui. Il ne me reste plus qu'à aller me préparer au moin le temps passera plus vite. Je rebrousse chemin et commence à monter les escaliers quand le bruit de la porte arrive à mes oreilles. Je souris automatiquement et redescend les marches plus vite que je ne les ai monté.
Il est revenu.

- Je te manquais trop c'est ça?

Ma voix résonne dans le silence des lieux mais je n'y fais pas attention. Arrivé dans le couloir, un sourire immense sur le visage, je relève le tête pour mieux le voir. Mon sourire s'afaisse automatiquement quand je m'aperçois que ce n'est pas Tom.

- Qui étais-ce?

****


Et voilà pour le chapitre 22 ^^
I
l est plus court que le précédent j'avoue et j'espère que vous le trouvez pas trop court lol è... désolé d'avoir mis du temps à le poster mais j'ai eu assez de mal à l'écrire ou plutôt à le commencer. Mais là ça va j'ai une idée pour le prochain chpitre qui arrivera... je sais pas quand XD mdr

Pour celles qui veulent que je les PREVIENNE n'oubliez l'article de dessus ^^

Voilà voilà!!!
Dites moi ce que vous en pensez ^^

Gros bisous tout le monde ^^


EDIT du 4 juillet:

Pas de suite désolé juste pour dire à Marie-Julie:
MERDEUH
<3 !
J'pense à toi parce que tu m'as toujours suivi depuis le début et je me suis attachée à toi depusi le temps mdr!
J'espère que t'auras tes oraux!
Tiens moi au courant =)
Merde! Shit! Scheisse! Mierda! (je sais pas si ça se dit le dernier lol)
Bisous bisous!

# Posté le vendredi 27 juin 2008 14:41

Modifié le samedi 19 juillet 2008 14:25

Chapitre 23

 Chapitre 23
- Qui étais-ce?

Mes yeux s'arrondissent alors que mon ventre se tord sous l'appréhension. Je ne m'attendais pas à les voir en face de moi. J'avais même occulté leurs existences pendant une soirée et une matinée... ce n'était pas plus mal finalement. Ne plus penser à cette famille qui n'en est pas une au sens propre du terme.
Famille... ce mot ne doit pas avoir de sens pour eux. Pour moi non plus d'ailleurs avant, mais maintenant tout a changé.

Ils ne devraient pas être là. On a beau être dimanche, pour eux ce n'est pas un jour où on doit rester ensemble. Ils ne sont jamais là le dimanche, et il faut dire que je ne m'en plains pas. Toujours partis en promenade ou en famille. Toujours loin de la maison quand il y a possibilité que moi j'y suis. Mais aujourd'hui fait exception à la règle faut croire. Alors que je m'apprèter à passer une journée tranquille avec Tom, sans avoir peur qu'ils rentrent, ils chamboulent une fois de plus mes plans. Même involontairement, inconsciemment, ils arrivent à me pourrir la vie.

Les deux en plus...
Je dois affronter non pas un parent mais le père et la mère. Ce qui me dégoute quand ils sont réunis c'est qu'ils essaient d'agir comme des parents. Enfin... ils essaient d'agir en tant que tel en m'engueulant. Trouvant toujours un détail, un sujet à détourner pour me le mettre sur le dos. Mais finalement, ils ne font que juger sans préter attention à ce que moi je pense.
Aujourd'hui, je sais qu'une nouvelle dispute va éclater. A ce que j'ai cru comprendre ils ont vu Tom partir. D'habitude je le laisse parler. J'ai appris à ne pas être toucher par ce que mon père dit mais cette fois-ci, j'ai bien l'impression que ça ne va pas se passer comme ça.
Surtout si le sujet c'est Tom...

Mon père me regarde dans les yeux attendant une réponse de ma part.Il déteste que je ne lui réponde pas directement. Il est autoritaire et moi je fais tout pour aller à l'encontre de ses règles, ce qui ne supporte pas. Ses yeux ne font ressortir que du mépris à mon égard. J'avais oublié son regard quand il est posé sur moi... cette lueur de dégoût qui passe dans ses yeux. Cette indifférence camouflée. Il est aussi grand que moi et par sa taille est donc impressionnant.
Surtout avec ce regard...
Imaginez vous enfant, avec un père qui vous regarde de cette manière. A 12-13 ans, vous cherchez à comprendre pourquoi il y a autant de froideur dans le regard de celui qui est censé être votre géniteur. Son regard a commencé à changer quand mon style s'est personnalisé. Ca ne lui plaisait mais au lieu de l'écouter, je n'en ai fait qu'à ma tête, mon style me plaisant tel qu'il était. Alors notre relation s'est détériorée et ma mère est restée du côté de son mari et non de son enfant.

Ma mère... elle est à ses côtés. Comme toujours.
Elle ne bouge pas et ne parle pas comme à son habitude. Quand il est là, elle paraît tellement... petite. J'ai l'impression d'avoir affaire à une autre personne dans ses moments. C'est lui qui mène la danse et elle ne fait que suivre le mouvement. Elle ne parle que pour m'enfoncer un peu plus. De simples mots mais qui touchent là où ça fait mal.

- Bill je t'ai posé une question.
- C'est Tom.


Je soupire d'agacement sans lâcher son regard.

"Ne baisse jamais le regard devant quelqu'un sinon cela montre que tu es faible."


Voilà la seule leçon qu'il m'a appris dans ma vie.
J'étais jeune et nos relations étaient encore au beau fixe, un an ou deux ans avant. Je revenais en pleurant de l'école primaire, mes pieds trainaient et j'avais du mal à marcher tellement mon moral était à zéro. Encore une fois j'avais été l'objet de moquerie. Dans tout les écoles, il y a un souffre douleur. Les réactions sont différentes selon les enfants mais moi je sais que je le prenais mal qu'on me rejette. C'était des paroles vraiment méchantes mais ça me touchait plus que çe ne le devait à cette époque là.

Je men souviens comme si c'était hier...
J'étais revenu à la maison la tête baissée, les mains remplies de terre, et le visage détruit par les larmes. Je ne voulais qu'une seule chose.. rentrer et me faire consoler. Mais ça n'a pas été le cas. Quand mon père m'a vu, il m'a d'abord demandé ce que j'avais. Puis voyant que mon regard restait obstinément accroché au goudron, il m'a relevé la tête à l'aide sa main, en plantant son regard dans le mien.
Puis il m'a dit cette phrase avant de partir et de me laisser sur le perron, les yeux exorbités sous l'incompréhension. Ce soir-là, j'ai vite compris que mon père ne voulait pas d'un faible comme fils.
Et dans mon lit je me suis juré de ne plus me laisser faire et d'être fort. Qu'est ce qu'un petit ne ferait pas pour plaire à ses parents.
Pour avoir leur amour...
En y repensant maintenant, en le regardant dans les yeux, je me dis qu'il n'en valait pas la peine. Que rien n'était de ma faute et qu'il me faisait quand même sentir coupable parce qu'à cet âge, je n'étais pas capable de me défendre seul.
A partir de ce moment-là, j'ai changé et je ne me laissais plus faire. D'un côté mon père a eu ce qu'il voulait...

Ma réponse jette un froid dans la pièce. Il croyait sans doute que j'allais éviter de lui répondre. Que j'allais détourner le regard pour ne pas lui faire face.
Et pourtant j'ai été clair. Ma voix n'a pas tremblé, elle est restée égale à elle-même. Plus clair que ça je ne crois pas qu'on puisse.

Nos regards se croisent et je ne montre pas que je suis impressionné. Un peu... toujours un peu mais c'est vite remplacé par l'énervement quand j'entend sa voix. Ca a le don de m'agacer sans raison particulière. Une habitude avec le temps.

- Et c'est...?
- En quoi ça te regarde?


Je me braque et me met sur la défensive. C'est toujours comme ça, je ne supporte pas qu'il parle de mes amis ou des personnes auxquelles je tiens. J'ai l'impression qu'il veut tout faire pour m'éloigner de ceux qui peuvent m'apporter un peu de bonheur quand ça arrive. Sa voix porte tellement de mépris envers les gens que je fréquence que j'ai la sensation qu'il les insulte sans prononcer de mots crus.

- Bill répond moi!
- Non je vois pas pourquoi. C'est ma vie!


Il s'énerve et commence à devenir rouge. Je peux voir ses yeux se plisser et son regard s'assombrir. La tempête arrrive... lentement mais elle risque d'être explosive. Et je sais que cette fois j'aurais le dernier mot. Surtout s'il s'agit de Tom...

- Je t'ai interdit d'amener tes..
- Je suis encore chez moi même si j'en ai pas l'impression. J'ai le droit d'amener qui je veux, et vous n'étiez même pas là. Vous n'êtes jamais là de toute façon!


J'ai un mouvement de recul quand je le vois s'approcher de moi. Il est vraiment prêt à exploser.
Ma mère reste à sa place et pour la première fois depuis que mon père et moi avons un dispute, j'ai l'impression qu'elle appréhende les conséquences.
Mon ton est monté d'un cran. Je n'ai jamais supporté qu'il me dise quoi faire. Qu'il se permette de me juger alors que son comportement est pire que le mien. Moi je ne fais de mal à personne. Je n'ai pas sur la conscience le fait d'avoir abandonné mon fils et d'en avoir jamais pris soin.
Comment peut-il m'interdir quelque chose alors que lui... ?

Mes poings se crispent. La colère et la rancoeur que je lui porte atteignent toujours son paroxysme quand il est en face de moi. Je le vois rarement même si on vit ensemble mais dés qu'on est dans la même pièce, une dispute éclate.
Toujours à chercher le moyen de me rabaisser. Toujours à envoyer des petites pointes. Toujours entrain de me regarder avec dégoût. Simplement un regard suffit à déclencher une dispute. Ce n'est pas comme ma mère. Aucun remord à lui balancer tout ce que je pense à la gueule. Aucune envie de faire un effort.

Je peux voir dans ses yeux que ma manière de lui parler ne lui plaît pas mais c'est plus fort que moi. Je le provoque. Je l'ai toujours provoqué. Ma mère me l'a souvent reproché d'ailleurs. Mes yeux se posent quelques instants sur elle qui n'a pas bougé. Toujours statique, toujours son regard sur moi. Elle semble chercher quelque chose en moi. Ses yeux se plissent légèrement alors que son regard rencontre le mien. On a les même yeux. La même forme. La même couleur. On nous l'a souvent dit d'ailleurs. Dans ces moments-là, on baissait le regard et ne disait rien. Même pas un remerciement. Rien.
Quand j'étais enfant, j'étais toujours heureux qu'on fasse la comparaison parce que ma mère je la trouvais magnifique, toujours bien habillée, bien maquillée, elle prenait soin d'elle. Alors qu'on me dise que je lui ressemble, c'était pourmoi l'und es plus beaux compliments... mais le temps a passé et j'ai commencé à détester ce compliment. Quand l'indifférence enver moi a fait son apparition, ce n'était plus un regard rempli d'étoile qui se tournait vers la personne mais plutôt un regard fermé, sans expression.

Elle me regarde comme si mes yeux allaient répondre à une question muette. Un question qui lui trotte dans la tête mais qu'elle ne prononcera pas. Ou alors comme si elle voulait une confirmation à une pensée. Ses yeux m'analysent comme si elle savait quelque chose que mon père ignore.

Je la connais. Si ça n'avait pas été le cas, elle m'aurait enfoncé et soutenu mon père avec une de ses phrases bien sanglantes. Quand ce genre d'affrontement arrive, elle ne parle pas beacoup mais ses mots sont les pires. Ceux sont eux qui me blessent le plus. Peut-être parce que le lien maternel est sensé être plus fort que le paternel quand on est un garçon. Je ne sais pas mais ça fait toujours ça.
Je détourne le regard en entendant mon père siffler entre ses dents.


- Tu as encore ramené un pd chez...
- Je t'interdis dire ça!!!!


Sa phrase reste en suspens coupé par la mienne qui claque l'air. Puis un silence. Mon père hausse un sourcil avant de s'approcher de moi. Un pas puis deux. Jamais trop près l'un de l'autre. Et encore aujourd'hui il franchit la limite qu'il devait s'être fixé.

- Tu m'interdis quoi?
- De parler de lui comme ça tu...
- Depuis quand c'est toi qui commande ici?


Il me provoque autant que je le provoque.
Ca me dégoute de dire ça mais... je suis pas son sang pour rien. Même gène, même caractère pourri sauf que moi je sais le maîtriser et j'ai une bonne partie en moi alors que... il n'y a que du pourri. Tout est noir à l'intérieur. Il serait capable de laisser mourir un gosse qui frappe à sa porte.
Mes yeux se plantent dans les siens alors que ma bouche laisse passer un murmure clair et sombre. Ma voix est grave, et sifflante. Je veux qu'il entende le moindre mot que je vais prononcer.

- Depuis que mon père est un gros connard.

Ma tête part sur la côté dans un mouvement brusque. Sa main toujours en l'air, le bras de mon père retombe le long de son corps. La gifle a été rapide, comme un réflexe. Comme s'il s'était entrainé tout sa vie et qu'il n'avait attendu que ce moment.
Enfin gifler son fils.

- Chui ton père et c'est moi qui commande. Tu vas faire ce que je te dis et tu..

Je le coupe en plantant mon regard noir dans ses yeux. Il a osé me frapper, porter la main sur moi alors qu'il n'y avait pas de raison. Enfin ok je l'ai insulté mais il le méritait bien.

- J'ai 18 ans non? Chui majeur et vacciné à ce que je sache. J'ai pas besoin de conseils de merde, je sais me débrouiller sans toi... je l'ai toujours fait d'ailleurs.
- Si tu es si responsable que ça qu'est ce que tu fais encore ici?


Son ton est ironique et il ne croit pas un mot de ce que je dis. Il pense que je ne peux pas vivre sans leur aide. Mais ce qu'il ne comprend pas c'est que j'ai toujours vécu sans eux. Ils m'ont juste nourris et logés mais ça ne suffit pas forcément. Impression de vivre avec des étrangers. Je suis leur fils mais ils ne me comprennent pas.
Je plisse légèrement les yeux en regardant sur le côté. Je me demande ce que je fais encore ici. Ca n'a jamais été ma place et maintenant plus que jamais je m'en rends compte.
Ca n'a jamais été chez moi ici...

- Ne me dis pas ça... tu sais que je le ferais.

Je relève les yeux, toujours la main sur ma joue brûlante. Je peux la sentir chauffer sous mes mains qui pressent la peau, sous la colère qui augmente. Ca devrait faire mal, même très mal... alors pourquoi je ne ressens rien?

Mon regard se pose dans le sien. Première fois qu'il est aussi noir. Première fois qu'une envie de meutre me traverse l'esprit. Et pourtant ce n'est pas la première dispute loin de là...

- J'aimerais bien voir ça tiens.

Un sarcasme. Un de plus mais le dernier. Il croit que je n'en suis pas capable mais c'est qu'il se trompe. Preuve qu'il ne me connaît pas. Preuve qu'il cherche à me rabaisser une nouvelle fois en me traîtant indirectement d'incapable... mais cette fois ce qu'il ne sait pas encore c'est qu'il ne me reverra plus.
C'est horrible de dire ça? Avoir envie de ne plus revoir ses propres parents. Ceux qui sont censés vous aimer et vous avoir vu grandir... je suis tellement passé à côté de ça que ça me rend indifférent. J'ai l'impression d'être un monstre en pensant mais.. ce n'est pas à moi de m'en vouloir non?

- C'est simple pourtant je vais te le montrer de suite.

Je monte dans ma chambre et enfile les premiers habits que je trouve. Mes sacs de voyage de Berlin n'étant pas encore vidés, j'en attrape, le remplit un peu plus et le ferme. Au passage, je prend une casquette sur mon bureau avant de sortir de ma chambre en claquant la porte.
Je descend les escaliers en traînant mon sac derrière moi. Mon père me regarde incrédule, croyant sûrement que je reviendrais. Que je ferais demi-tour et que ce soir je serais ici. Ma mère me regarde les yeux grand ouverts. Ses yeux se posent sur mon père qui ne réagit pas et ne dit rien.

- Qu'est ce que...

Premiers mots qui franchissent sa bouche depuis qu'ils sont rentrés.

- Ne me touches pas!
- Bill...


Je la pousse involontairement en écartant sa main de mon avant bras. Elle recule en ramenant son bras contre elle et ne dit rien. Juste un regard. Je me retourne et ne peut empêcher mes yeux de la fusiller du regard. Elle na rien fait pour l'empêcher.
Comme d'habitude, elle est restée en retrait. Comme d'habitude, elle s'est laissée manipuler. Comme d'habitude... sauf que cette fois elle n'avait pas prévue ma réaction.

- Tu vas le retrouver c'est ça?
- Au moins je sais que lui il sera là quand j'en aurais besoin...


Son visage se ferme mais je n'y fais pas attention.

- Souris... vous allez enfin être débarasser de votre fils. Oh joie non?

La dernière phrase que je prononce avant de passer le seuil de l'entrée et de refermer la porte. Dernière que je prononce à ma mère. Celle qui m'a donné la vie mais qui n'a jamais été là pour moi. Phrase remplie d'ironie.
Phrase qui peut blesser n'importe qui mais est ce que ça l'atteindra elle?


[...]

Mes pas me mènent à l'adresse que Tom m'a donné. J'espère qu'il y sera encore...

Mon sac sur mon épaule, j'avance lentement. Mes pas sont lourds, j'ai l'impression de porter le poids du monde sur mes épaules... ou alors c'est mon sac qui pèse lourd. Je ne sais pas vraiment ce qui se passe précisément dans ma tête. Pour l'instant, il ne se passe rien de très intéressant. C'est comme vide. Aucune envie de penser aux conséquences de mon acte. Je veux seulement retrouver Tom et me dire que tout ce que je viens de faire n'est pas pour rien. Je veux m'assurer qu'il est bien là avec moi..

On est dimanche et personne n'est dehors. Je me suis un peu calmé enfin façon de parler... je sais que ma colère va une nouvelle fois éclater quand Tom va me demander des explications. Il va sûrement vouloir savoir pourquoi je suis parti alors qu'il devait me rejoindre ou pourquoi j'ai un sac de voyage avec moi.

Tout s'est passé tellement vite. Je ne réalise pas tout à fait encore ce quej e viens de faire. Sur un coup de tête j'ai pris mes affaires et suis parti de chez moi. Le seul endroit où j'ai jamais vécu à part Berlin. Je viens de définitivement tourner une page de ma vie en fermant cette porte. Je crois que c'est encore trop récent et trop présent dans mon esprit pour savoir si j'ai fait une erreur ou non. La colère est toujours là. Je peux la sentir couler dans mes veines. Quand une image de mon père fait son apparition dans ma tête, mon sang ne fait qu'un tour preuve de sa présence. Et tant qu'elle sera là, je ne pourrais pas prendre du recul et être neutre.

Il ne croyait pas vraiment que je le ferais. Je l'imagine bien sur le canapé attendant que la porte d'entrée s'ouvre sur moi, lui prouvant que je suis un moins que rien et qu'il avait une fois de plus raison. Je n'ai jamais compris pourquoi il pensait ça de moi... mon style? C'est tellement futile de s'arrêter à l'apparence. Je pensais pas que même les parents le faisaient à l'égard de leur propre enfant. Comme quoi... je me berçais de douces illusions quand j'étais petit.

J'arrive enfin à l'hotel en soufflant un bon coup. Mon dos me fait mal et mes pieds aussi, je me sens courbaturé de partout. Une fois rentré à l'accueil, un stress imprévisible m'envahit. Et s'il n'était pas là? Et s'il était déjà reparti chez moi? Je déglutis en m'approchant de l'accueil posant mon sac par terre en soupirant de soulagement.
J'adresse un léger sourire au réceptionniste avant de prendre la praole.

- Bonjour je voudrais savoir si Tom Trümper loue une chambre dans cet hôtel?
- Bonjour. Je vais regarder cela tout de suite.
- Merci beaucoup!


Je le regarde pianoter sur son clavier sans baisser les yeux vers ce dernier. Il a du faire ça toute sa vie pour connaître l'emplacement des touches. Quelqu'un impressionné par sa rapidité je relève quand sa voix parvient à mes oreilles.

- Effectivement Mr Trümper est actuellement en séjour dans cet hotel. Voulez vous que je le prévienne de votre présence?
- Oui merci.
- Bien.


Mes yeux vagabondent sur l'entrée principale alors que le réceptionniste se saisit de téléphone à ses côtés. C'est assez luxueux sans que ça ne soit abusé. Simple mais beau.

- Il est au 3 ème étage. Chambre 369.
- Bien merci! Bone journée.
- Merci à vous aussi au revoir.


J'attrape mon sac et me dirige vers l'ascenceur après un dernier sourire au jeune homme qui se replonge immédiatement dans son travail. J'appuie sur le bouton d'appel en soupirant, passant ma main sur mon visage pour me détendre. Je dois avoir une tête affreuse. Pas coiffé, pas maquillé, plus les traits tirés par la récente dispute.. je n'ai rien pour moi aujourd'hui.
Je monte dans l'ascenceur et me retrouve vite devant la chambre de Tom. Je frappe à sa porte qui s'ouvre à la volée, me laissant voir un Tom plus surpris qu'autre chose. Ses yeux s'arrondissent encore plus quand ils se posent sur mon sac.
Je fais un léger sourire quand son regard rencontre anfin le mien.

- Surprise...

Murmure presque inaudible pour essayer de chacher ma gène. Il me regarde interloqué avant de me faire entrer dans sa chambre.

- Enfin Bill qu'est ce que tu fais là? On devait...
- Mes parents sont rentrés et..
- Et?
- Et il t'ont vus partir. Mon père a commencé à faire une crise et ça a dégénéré..
- Et ... ? C'est quoi.. cette trace sur ta joue?

Je vois les sourcils en bataille de Tom se froncer alors que sa main se rapproche de ma joue rougie pouyr l'effleurer. C'est étrange mais... je ne ressens rien. Trace physique pourtant aucune douleur. Je détourne doucement le visage, sa main restant quelques secondes en suspens avant de retomber le long de son corps.

-C'est rien... c'est mon père...
- Qu--
- Chui parti Tom.


Je pose mon sac par terre et vais m'asseoir sur son lit. Il reste un moment statique avant de refermer la porte. Il me regarde, puis fronce les sourcils comme s'il réalise mon acte.

- T'as pas... ? Il t'a frappé? T'es parti de chez toi avec de ne plus y retourner?
- Ben... oui.
- Et comment tu vas faire?


Je me ronge le doigt en le regardant. Comme si j'avais envie de penser à ça pour l'instant. Pourquoi à peine arrivé, il essaie déjà de me faire prendre conscience de mon acte? Est ce qu'on pourrait pas juste oublié ça jusqu'à demain?


- Ben je comptais sur toi tu vois. Pourquoi j'peux pas?


Ma voix est plus agressive que ce que je voulais. Pourquoi je m'en prend à lui? Je tourne pas rond dans ma tête... c'est toujours comme ça aprés une dispute. Je suis sur mes gardes et un rien me met en rogne. Mes yeux ne quittent pas les siens qui se sont légèrement voilés à l'entente de ma phrase. Ses deux iris qui pétillaient il n'y a pas si longtemps que ça, ceux sont assombris.
Par ma faute..
Je lui fais du mal sans m'en rendre compte. Ou alors trop tard, une fois que le mal est fait...
Je me mord la lèvre infèrieure regrettant déjà les mots que j'ai prononcé alors qu'il prend la parole.

- J'ai pas dis ça mais ça me fait un choc normal non?

Comment fait-il pour rester aussi calme?
Vraiment parfois je me demande s'il est humain pour être aussi posé devant moi qui suis vraiment trop implusif. Chaque mot, chaque phrase que je dis de travers, je la regrette deux secondes aprés mais ne peut m'empêcher de les prononcer. Au lieu de réfléchir avant de parler, je préfère la prononcer et penser aux conséquence aprés. Faudrait que je mette en pratique l'expression "tourne sept fois la langue dans ta bouche avant de parler"
Ca ne me ferait pas de mal de tenter l'expérience et j'éviterais peut-être d'en faire aux autres...

Je baisse les yeux et pose ma tête dans mes mains en la secouant légèrement. Elles prennent place sur mon front alors que mes coudes s'appuient sur mes genoux.

- Oui je sais désolé c'est... pfff j'ai pas envie d'en parler. Je..

Je relève le visage et m'aperçoit que Tom ne m'a pas quitter du regard. Je détourne le regard avant de retomber de le faire retomber dans ses yeux noisettes qui font accélèrer la cadence de moncoeur. Toujours cette sensation de voler et d'être soudain ailleurs.

- Je voulais juste te voir...

Mes bras se tendent vers lui l'invitant à venir me rejoindre, ce qu'il fait sans rien dire. Mes mains effleurent les siennes du bouts des doigts avant de sentir Tom emméler nos doigts sans regarder ses gestes. Nos yeux se scrutent toujours. Chacun essaie de lire dans l'autre mais quelque chose dans son regard à changer. D'habitude si brillant ne l'est plus. Il n'y a plus ses étoiles qui apparaissent quan dil me regarde. Ses étoiles que j'aime tant voir. Je veux qu'elles reviennent. Je veux pouvoir les admirer sans me lasser.

Mes mains tire les siennes vers le bas pour qu'il se baisse et scelle doucement nos lèvres. Il ne faut que ça pour me sentir bien. Il est à mes côtés, je sais que je serais plus fort. Alors que nos mains se lâchent, mes bras passent autour de sa taille alors que les siennes montent jusqu'au mon visage pour l'encercler. Je peux sentir ses grandes mains chaudes se poser sur mes joues pour me relever un peu plus la tête, approfondissant le baiser par la même occasion.
D'abord en surface je peux sentir ses lèvres bouger puis s'entrouvrir pour laisser passer sa langue. Comme d'habitude un frisson me parcourt quand nos langues se retrouvent. Comme dh'abitude mais pourtant je ne m'en lasse pas. Même sensation, même émotions qui débordent de mon coeur et qui coulent dans mes veines. Toujours le même sentiment un peu plus fort à chaque fois. Il grandit encore et toujours et j'ai l'impression que jamais je ne pourrais l'arrêter. Qu'il est indépendant de ma volonté et que je ne peux le contrôler. C'est sûrement le cas finalement.
Cet amour qui grossit à chaque fois que mes yeux se posent sur Tom ou qu'il touche la moindre parcelle de mon corps. Cet amour qui me rend plus léger et plus heureux a chaque fois qu'il grandit. Cet amour là... il agit tout seul et je ne peux le contredire.
Ca peut faire peur mais il y a tellement d'émotions fortes qui passent à travers que la peur est vite engloutis par le reste.
Tom se n'est pas seulement mon premier amour et aussi mon grand amour. Ma façon de réagir à chacune de ses caresses, même minimes soit-elles. Mon regard qui sepose sur lui sans pouvoir le détourner. Ma voix qui ne peut s'empêcher de lui répéter...

- Je t'aime.

Tout mon corps et mon âme me prouve que Tom est l'amour de ma vie.

Nos lèvres se détachent et je ne peux m'empêcher de soupirer de frustration. Je frotte son nez au mien alors que mes yeux demeurent fermer. Je sens son souffle sur mes lèvres tellement on es tproche.

- Tu sais que tu peux compter sur moi au moins?
- Oui.. désolé... d'être si con..


Ma tête se baisse me libérant de ses mains.
Je lui ai fait peur sans le vouloir. Mes mots l'ont plus touché que ce que je pensais. Il est comme moi. Chacun de ses mots a une emprise, un impact sur moi et je me rend peu à peu compte que ses sentiments sont aussi forts que les miens.
C'est assez étrange de s'apercevoir qu'on est autant aimé.
Toutes les preuves sont là, je sais que je ne devrais pas me prendre la tête comme ça mais c'est plus fort que moi. Se dire qu'il est amoureux de moi alors que j'ai toujours cru que mes sentiments étaient à sens unique... c'est étrange comme sentiment. Je me suis voilé la face pendant un mois et maintenant il me jette à la gueule tout son amour.
Je peux sentir dans son toucher, dans son regard, dans ses mots qu'il m'aime. Et cet amour est tellement fort que j'ai peur que ce ne soit qu'un rêve..

- Dis moi Bill..
- Tom.. J-je pouvais pas rester là-bas.... Je pouvais pas remonter juste dans ma chambre et faire comem si de rien n'était.Pas cette fois.... Encore si ça n'avait été que moi, c'est pas grave mais là... il a été trop loin.
- Qu'est ce qu'il a fait?
- Il voulait m'interdire de te revoir. Il t'a traîté haut et fort de... pff rien que de penser à ce mot ça me donne envie de vomir.


Je me lève du canapé à bout de nerfs et me retient de pas hurler toute cette haine que j'ai accumulé.

- Il a dit quoi?
- Il t'as insulté de pd! Il a osé dire que t'étais un.. devant moi en plus.


Je crispe mes mains pour tenter de me calmer.
Mes yeux s'écarquillent en le regardant alors que mon ton se fait de plus en plus fort. Il monte de plus en plus, traduisant la faiblesse de mes nerfs. J'ai l'impression de revivre la scène une nouvelle fois. Revoir ce regard rempli de dégout sur moi alors qu'il prononce ses mots. Revoir son mépris sur les personnes comme moi.
J'entend à peine la voix de Tom qui s'élève dans la pièce.

- Bill..
- Tu te rend compte? Ce connard qui ne s'est jamais occupé de moi pense vraiment pouvoir me donner des ordres? Et il ose en plus te traîter de .. alors qu'il ne te connaît même pas. Non mais c'est qu'il aille se faire bouffer par les requins oueh.


Tom pouffe de rire en entendant ma dernière phrase. Je baisse timidement la tête mais je sens deux mains se saisir de mes hanches pour me rapprocher d'un corps chaud. Elles relèvent un peu mon tee-shirt moulant et se mettent à caresser ma peau en faisant de petits cercles. Si légers et pourtant si présents. Le bout de ses doigts qui tournent pour créer des cercles, sa chaleur sur moi, me calment immédiatement.

- T'es parti à cause de..
- Non pas à cause Tom pour toi... je veux pas qu'il t'en fasse baver. J'veux pas entendre ses sarcasmes sur toi. Je veux juste... être avec toi Tom. Et si pour ça il faut que je parte, alors ils ne me reverront plus.


Ses yeux se mettent à briller. Un étincelle que j'adore voir dans ses yeux. Elle est revenue, plus présente que jamais. Je souris lentement avant de faire rencontrer nos deux nez. Ils se frottent l'un contre l'autre avec tendresse.
Ce geste m'a toujours apaisé. Il n'y a aucune arrière-pensée cachée, c'est juste... un contact léger et doux. Un contact avec une partie du corps de l'homme que j'aime. C'est à la fois tendre et révélateur de l'attachement qu'on peut porter à la personne en face de nous.

Mes yeux se ferment d'eux-même alors que mes mains remontent le long de ses bras. La chair de poule naît et je peux sentir un frisson parcourir son corps. Je ressens chacune de ses émotions même si j'ai les yeux fermé. Je ressens tout parce qu'il veut bien me les faire partager. Mes mains se posent délicatement sur ses joues, ma tête se baissant légèrement pour que nos lèvres se frôlent.
Je peux sentir l'air passer entre cet infime espace qu'il y a entre nos deux bouches. Et son souffle qui se mélange au mien avant de venir caresser mon visage.
Ses mains toujours sur mes hanches passent sur mes fesses pour si'nsérer dans les poches arrière. Il crée un mouvement et mon corps se rapproche de lui. Mon bassin se colle au sien alors que nos torses rentrent doucement en contact.
C'est là que je me rend compte que ma place est ici avec lui. Elle n'est pas ailleurs. Mon torse se soulève plus quand je prend un profonde inspiration. Un murmure sort de ma bouche et effleure par la même occasion celle de Tom.
Murmure presque inaudible.
Besoin d'être rassuré. De savoir qu'il est là avec moi et qu'il ne partira pas. On a toujours besoin d'une preuve d'amour, de savoir que cette personne qui nous tient tant à coeur sera présente si quelque chose se produit.

- J'ai encore plus besoin de toi maintenant...
- Et je serais là.
- Tu partiras pas hein?
- Non t'inquiète pas.
- Tu me le jures?
- Jamais tu ne seras seul Bill... Je te l'jure. Pas tant que je serais là.
- J'ai plus que toi...


Tom se mord la lèvre en me fixant avant de relèver la tête et de sceller nos lèvres pour me prouver ses dires.
Je soupire de bien-être, mes doigts se resserrant sur ses joues, mes pouces caressant un peu un morceau de peau. Je me laisse agréablement aller au baiser et l'approfondit quand Tom entrouve ses lèvres. C'est si bon de le sentir comme ça. Nos respirations s'accélèrent toutes seules, nos nez éjectant l'oxygène pour en prendre une nouvelle dose. Le baiser semble durer un éternité ou alors c'est peut-être nous qui retardons cet acte épémère.

Un baiser au goût de nouveau.
Un nouveau rempli de surprises, d'inattendu sûrement. Mais un nouveau à deux. Et tant que je suis avec lui, ça me va. Je sais qu'il ne m'arrivera rien si Tom est à mes côtés.
Parce que Tom... c'est lui que j'ai choisi et je sais qu'il fera tout pour tenir sa promesse.


FIN


Wow... j'arrive pas à croire que j'aiécris ces trois petits mots.
C
a fait... bizarre.

Bien sur
il y aura un épilogue mais c'est quand même le dernier chapitre...
J'espère
qu'il vous a plu moi je n'en suis pas convaincue. C'était mon idée mais j'ai eu beacoup de mal à la retranscrire à l'écrit. Dites moi ce que vous en pensez en tout cas...

Par c
ontre demain je déménage! *hourra*
Don
c je ne pourrais pas poster l'épilogue moi-même, ma kitti le fera à ma place *merci merci* mais je pourrais donc prévenir personne. Désolé à celles que je préviens d'habitude.

Co
mme c'est mon dernier mot avant un moment je vais vous dire ce qu'on est cendire sur le dernier chapitre.
Je vous remercie toutes d'avoir suivi cette fiction, de m'avoir suivi. Vous pouvez pas savoir à quel point ça fait plaisir de voir autant de monde aimer ce que jcris.
Merci à celles qui prenez du temps pour écrire un commentaire, et à toutes celles qui en prenait pour lire mes chapitre, attendant tujours le prochain. C'est grâce à vous que je l'ai fini. Vous m'avez motiet vraiment ... merci ^^

Gr
os bisous à tout le monde!
Bo
nne vacances surtout et profitez à fond ^^ ...
Et... à bientôt quand j'aurais à nouveau internet! lol

# Posté le samedi 12 juillet 2008 09:35

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 16:48