Pendant qu'un jeune blond se retrouve dans un train vers une destination qui lui est inconnue mais qui lui apportera, il espère, des réponses et un nouveau départ, un brun se réveille en sursaut, réveillé par un bruit strident qui retentit dans sa chambre.
POV BILL.
Pourquoi le réveil sonne?
On est samedi et je ne met jamais de réveil le week end, surtout quand il est... 8h00.
Putain...
- Bill debout! Tu ne vas pas passer ta vie à dormir. J'ai des trucs à faire et toi ... je ne sais pas ce que tu dois faire, mais fais quelque chose.
Un courant d'air passe dans ma chambre pour aller ouvrir les volets avant de repartir. Laissant la fenêtre ouverte bien sûr. C'était un courant d'air glacé qui porte le nom de ... maman. Qu'est ce qu'on est bien chez soi non? A peine revenu avant hier, mes parents n'ont daigné m'adressé la parole que pour mentionner mon attitude envers mon oncle pendant mon séjour écourté. Evidemment ce que ma tante leur a dit est rentré d'une oreille et ressortie de l'autre sans plus de cérémonie.
Ils ne retiennent que ce qui peuvent confirmer leurs pensées que leur fils est un raté.
Je m'étire en baillant assez bruyamment, ma machoire se décrochant à moitié. Mon regard vitreux de fatigue se pose sur la fenètre ouverte et sur les nuages gris dans le ciel. Il fait vraiment pas beau. En même temps c'est un temps de fin septembre, début octobre. Et en plus il s'accorde parfaitement à mon humeur. Mes yeux partent dans le vague quelques instant avant de revenir à la réalité quand j'entend mon portable vibrer. Je regarde ma table de nuit, où mon portable s'allume quelques secondes avant de s'éteindre à nouveau. Je me relève pour coller mon dos contre le dossier dulit et d'une main maladroite, dûe à mon réveil prématuré, j'attrape l'objet en plissant les yeux quand je vois plusieurs appels en absence. Qui a bien pu m'appeler? Personne ici ne sait que je suis revenu, ma tante m'a appelé plutôt dans la journée d'hier, m'informant que Tom était passé. Elle n'a pas pu me parler en détail de leur entrevue ma mère ayant pris le téléphone de la maison de mes mains poru parler à sa soeur. Un frisson me traverse en pensant à Tom. J'y ai pensé hier toute la journée et encore plus quand ma tante m'a prévenue qu'il était venu me voir chez elle après être allé au lycée.... il m'a cherché...
Et si...
C'est avec une main tremblante que mon doigt se rapproche du bouton central.
Mon coeur fait un bon quand j'appuie sur cette touche et voit enfin le nom de celui qui m'a appelé.
C'est Tom...
Le Tom qui est à des centaines de kilomètres de moi maintenant. Le Tom que je suis censé ne plus jamais revoir. Le Tom à qui j'ai menti. C'est Tom... celui dont je suis amoureux. Putain... j'en suis amoureux et pourtant j'ai pas hésité à lui mentir.
Je mord doucement la lèvre infèrieure en imaginant la réaction qu'il a pu avoir avant hier en apprenant que je n'étais plus à Berlin et la raison de son appel, ou plutôt ses appels. Je ne lui ai pas répondu involontairement mais si j'avais eu mon portable dans les mains à ce moment... est ce que j'aurais décroché? Je ne sais pas. Je sais je suis lâche mais qu'est ce que j'aurais pu lui dire? Et pour entendre quoi? Sa colère envers moi d'être parti comme ça? Ses mots qui auraient pu me blesser beaucoup plus qu'il ne le passait? Je préfère m'abstenir de ce genre de discussion même si je sais que c'est dans son droit et que c'est moi qui ai eu tord.
Qu'est ce qui m'a pris de faire ça ? J'aurais tout simplement dû le prévenir de mon départ, et tout aurait été plus simple. Mais c'est trop tard... je ne pense aux conséquences de mes actes qu'après avoir agi. Maintenant qu'est ce que je peux faire? Il doit me détester comme pas permis. Et je ne peux pas lui en vouloir. C'est moi qui est pris la décision de ne rien lui avouer et je ne peux remettre la faute que sur moi.
Ca fait deux jours, et je sais qu'aujourd'hui encore je ne vais pas arrêter d'y penser, que je ne fais que penser à lui. J'ai beau essayer de m'occuper comme je peux mais son visage reste ancrer dans ma rétine et ne semble pas vouloir disparaître. Le moindre mot, la moindre image que je vois à la télévision, la moindre pensée que j'ai... tout se résume à lui. J'ai l'impression d'être obsédé par cette personne qui a pris beaucoup trop d'importance dans ma vie pour que je puisse le contrôler.
Ca fait deux jours que je ne l'ai pas vu et j'ai l'impression que ça fait mille ans. Enfin... tout est relatif mais je ne sais pas comment je vais faire pour parvenir à l'oublier et le plus import ant c'est de savoir si j'en ai vraiment envie...
Je devrais l'appeler. Mes doigts agissent tout seul et je me retrouve vite dans mon répertoire devant le numéro de Tom. Je regarde son numéro d'un air absent sans savoir quoi faire. Qu'est ce que je pourrais bien lui dire? Je souffle un bon coup et décide de me lever. Pour quoi faire je ne sais pas mais maintenant je n'arriverais plus à m'endormir. Trop de mauvaises pensées et de souvenirs qui m'envahissent pour réussir à de nouveau fermer l'oeil. Je me demande pourquoi ma mère m'a réveillé. Je sais que quand j'irais dans la salle, il n'y aura personne alors pourquoi me lever si tôt. Il n'y a qu'elle qui le sait. Surement pour se donner bonne conscience en se disant qu'au moins une fois par semaine elle joue véritablement son rôle de mère... le seul jour où elle est censé laisser son fils se reposer de sa semaine. Je ne sais pas ce qui lui passe par la tête quand elle fait ça. Je ne la connais pas assez pour le comprendre. C'est ça le problème finalement, je ne connais pas cette femme qui est censé être ma mère alors quand elle agit je ne la comprend pas.
Est que j'en ai envie au moins?
Avec le temps j'ai appris à vivre avec et je ne la regarde plus comme un enfant regarde sa mère... ça fait bien longtemps que je la regarde comme une étrangère. C'est comme mon père mais c'est encore plus présent. Elle a pas l'intuition d'une mère, c'est comme ça qu'on dit? Je ne sais plus vraiment. Je n'attache pas beaucoup d'importance à ça mais je crois qu'elle n'a jamais eu la fibre maternelle. C'est plutôt ça qu'on dit...
La fibre maternelle.
Ell ne doit vraiment pas savoir ce que c'est. Trop occupée avec son travail en entreprise. Etant attachée commerciale, elle est censée savoir communiquer avec les gens non? Peut-être qu'elle sait le faire mais pas avec son fils en tout cas. Je me demande bien pourquoi je me prend la tête avec ça.
Mes pieds se posent sur le sol et je passe un de mes mains sur le visage partant de la mâchoire pour arriver sur mes cheveux emêlés, en passant par mes yeux que je frictionne quelques secondes pour me réveiller totalement.
Je me lève et me dirige directement dans la salle de bain. Il n'y a aucun bruit. Ca m'a toujours fait frissonner cette atmosphère que dégage ma maison. J'ai l'impression qu'il n'y a que ma chambre qui, vraiment, prouve que quelqu'un habite ici. A part cette pièce, toutes les autres sont sombres, sans vie... même le salon qui donne sur un jardin et qui est une pièce assez lumineuse ressort vide et monotone. C'était comme si cette maison était inhabitée tellement mes parents sont rarement ici et quand ils sont là... c'est moi qui n'y suis pas ou alors je reste dans ma chambre, les évitant au maximum.
En fait ma vie ici n'a rien de bien passionnant. Surtout quand je suis chez moi, il ne se passe rien d'extraordinaire. Quand je suis dehors, j'ai des potes et donc je m'amuse et ne vois pas le temps passé mais entre ses quatres murs le temps ne semble pas vouloir passé. Comme si il désirait m'emfermer dans cette maison où je n'ai rien à faire.
C'est vrai ça... pourquoi je reste ici?
Je soupire alors que je pose mes mains sur la lavabo en fermant les yeux. Je ne m'étais jamais posé cette question parce que je ne connaissais rien d'autre que cette vie mais maintenant... maintenant beaucoup de choses ont changé, et j'ai changé. Je ne me vois plus dans cette vie là. Avant ça ne me génait pas d'être tout seul dans cette maison mais maintenant que j'ai décrouvert une vie de famille, tout a été chamboulé dans ma tête et je n'ai plus la même vision des choses. Ca me paraît étrange de ne pas être entouré. Quand j'étais à Berlin, je n'étais pratiquement jamais seul. Il y a vait ou ma tante, ou Andréas ou Tom... Il y avait toujours ce petit cocon de bonheur qui réchauffe le coeur quand on se rend compte qu'on est pas seul. Je relève le visage et mes yeux se posent sur mon reflet. Des images de Tom surgissent dans ma mémoire à la seule pensée de ma vie à Berlin. Des flashs back datant de seulement quelques jours s'affichent sur mon miroir, comme un film qui défilent dans ma tête et qui se projettent sur ce miroir avec mon visage en transparence. mes pensées prenant le dessus sur la réalité.
Je m'en souviens comme si c'était hier de cette bulle de bonheur dans laquelle je plongeais à chaque fois que j'étais avec lui. Je pouvais me noyer ça ne me faisait pas peur. J'avais confiance en lui et je savais que tant que j'étais à ses côtés surtout la nuit, dans ses bras qui m'enlaçaient, rien ne pouvait m'arrivait. Que j'étais en sécurité.
Et maintenant tout s'est envolé...
Je soupire encore une fois et secoue la tête pour m'empêcher de ressasser tous ses souvenirs. Mais cette nuit là, la veille de mon départ. Ses mots qu'il a prononcé, je crois que mon coeur n'a jamasi battu aussi vite.
Flash back:
Un étreinte se fait plus forte autour de ma taille alors que des jambes s'emmêlent un peu plus au miennes. La chaleur du corps à côté de moi me reveille. J'ai déjà eu du mal à m'endormir alors là je crois que il n'y a plus aucun espoir.
Mes yeux s'habituent à l'obscurité et une tête d'ange émergent des couvertures qui remontent jusqu'à nos visages. Je passe un bras autour de son épaule alors qu'une de ses mains bouge en effleurant ma peau passant sur ma cuisse au dessus de ses jambes pour se placer derrière, juste au desous de mes fesses. Inconsciemment, toujours endormi, il amorce une légère caresse, ce n'est même qu'un effleurement.
Je ferme les yeux en soupirant de contentement en baissant mon visage pour effleurer ses lèvres des miennes, resserant son corps contre le mien.
Ma gorge est sèche et j'ai envie de boire mais je suis tellement bien que je n'ai pas la force de bouger et j'ai peur de le réveiller. Je veux profiter au maximum de cette proximité.
Proximité qui n'existera plus demain...
Je frissonne à cette pensée. Un frisson beaucoup plus brutal que je ne le pensais, mon corps se crispant sans que je le veuille. Tom grogne et ses bras autour de moi ressserre leur emprise.
- Bill ?
Sa voix est pâteuse et toute endormie... il est encore plus craquant. Je crois qu'il n'est qu'à demi-éveillé.
- Oui?
Ce n'est qu'un faible murmure qui m'échappe. Je ne sais pas s'il est vraiment réveillé en fait.
- Tu reste avec moi hein?
Sa tête plonge dans mon cou, sa respiration est toujours aussi calme mais ses mains se crispent un peu contre ma peau. Je souris légèrement. Une sourire rempli de tristesse que je ne peux pas caché à ce moment. J'embrasse sa mâchoire sans rien dire. Qu'est ce que je peux lui dire après tout?
Il soupire comme rassuré et sa bouche effleure mon cou alors que sa voix résonne une dernière fois dans la nuit.
- Pour toujours...
Fin Flash back.
J'ai tellement été aveuglé par mon départ que je n'ai pas pris la peine de savoir si oui ou non mes sentiments pouvaient être réciproque finalement. Je n'ai pensé qu'à moi et je sais que c'est égïste de ma part... je le suis et je l'avoue.
J'ai l'impression que ma vie maintenant est à Berlin parce qu'en fermant les yeux ce n'est pas les gens d'ici qui me viennent à l'esprit mais ceux de Berlin. Cette grande ville qui me dégoute tant au début et qui m'a tant apporté.
Finalement, plus rien ne me retient à Magdeburg ou peut-être qu'une personne alors ...
Le bruit de la sonnette me fait sursauter. Je cligne des yeux en secouant la tête, revenant sur terre alors que le son de la sonette retentit à nouveau. Je sors de la salle de bain et descend au rez-de-chaussé en dévalant les escaliers.
Qui ça peut-être?
Personne ne sait que je suis revenu étant donné que je reprend les cours officillement lundi. Peut-être le facteur... vraiment je dis n'importe quoi quand j'ai pas d'inspiration
J'ouvre la tête après avoir dévérouillé la serrure, et je tombe nez à nez avec un nez Un visage que je connais depuis longtemps et que je n'ai pas revu depuis trois semaines. Voilà la raison qui me pousse à ne pas tout laisser tomber et partir de Magdeburg.
- Justement je pensais à toi.
- Ah bon? Tellement que t'as oublié de m'appeler quand t'es arrivé...
Je baisse les yeux quelques instants, un peu géné. Puis je réalise qu'il est super tôt.
- Mais... qu'est ce que tu fais là à cette heure ci au fait?
- Merci de l'accueillement. Moi un pote de toujours... et en plus tu sais que je me lève toujours tôt.
- Ah oui... tu n'as pas changé cette habitude en trois semaines?
- Hé non. Gustav restera toujours Gustav qu'est ce que tu veux. Mais c'est pas la raison de ma venue... tu me laisses entrer?
- Oui oui pardon.
Je lui laisse la place pour qu'il entre et referme derrière lui. Un vrai ami j'en ai un... c'est lui. Gustav. Il m'a vu dans tous les états possible et inimaginables et dans toutes les situations, il était là. Il se retourne alors qu'on arrive dans le salon et qu'on s'installe sur le canapé.
- T'aurais quand même pu me dire que tu revenais avant. J'ai pas eu de nouvelles de toi pendant trois semaines. Je me suis demandé ce qui t'étais arrivé.
- Désolé mais il s'est passé pleins de choses.. j'ai un peu oublié ma vie d'ici en allant là-bas.
- Comment ça?
- Ce serait troplong à t'expliquer.
- J'ai tout mon temps. Racontes je veux savoir.
Je triture mes doigts avant de prendre la télécommande entre mes mains pour allumer la télévision, tombant sur une chaîne musicale. Je n'aime pas qu'il y ait trop de silence. Il le sait et ne dit rien.
- J'ai rencontré quelqu'un là-bas.
- Ah oueh?
- Oui... Tom...
Un sourire s'échappe de ma bouche en sortant ses trois petites lettres.
- Et?
- Et j'ai du partir...
- Ca je le vois mais tu l'as connu comment? Ca s'est passé comment? Il s'est passé quoi? Dis toutes les broutilles habituelles quoi.
On rigole un peu avant de me lancer dans l'histoire de ma vie la-bas. C'est toute une histoire et rien n'est laissé pour compte.
- Et ce gars t'as... avec lui?
- Gustav!
- Ben quoi?
- En quoi ça va résoudre mon problème de savoir si oui ou non j'ai couché avec lui.
- Ben... en rien mais je veux savoir.
Il rigole alors que je le regarde en plissant mes yeux, l'air pas content du tout.
- Tu caches bien ton jeu petit homme...
- ...
- Pourri?
- Oueh...
- Ok je retire alors.
Je souris de toutes mes dents en le regardant. Je sais qu'il ne peut pas résister à mon regard et sourire colgate.
- Bref... alors?
- Ben euh ... vi...
- Depuis quand t'es géné en parlant de cul toi?
- Avec lui c'est pas pareil je... je...
Je bloque sur ma phrase en le revoyant me prendre dans ses bras alors que je fais semblant de bouder, ou alors m'embrasser tout doucement. Je le revois me sourire de toutes ses dents avant de m'envoyer une vanne.
Qu'est ce qu'il me manque...
Je peux pas croire que je le verrais plus.
- Il me manque...
Gustav s'approche de moi et passe son bras autour de mes épaules et m'adressant un sourire pleins de réconforts. Mon regard se perd dansle vide et seul Tom envahit mes pensées. Avoir tout raconter à Gustav, c'est comme les revivre une deuxième fois. Les sentiments, les émotions étaient bien là et elles ne partent plus. La boule à la gorge que je ressens depuis que je suis parti elle est toujours présente, plsu ou moins oppressante selon les moments.
- Alors c'est du sérieux hein?
J'hoche la tête de haut en bas en laissant mes yeux fixer encore et toujours ce point imaginaire sur le sol de mon salon.
- Appelles-le alors..
- Quoi?
Je relève la tête d'un seul coup en me redressant.
- Mais t'es fou tu te rends compte? Si je l'appelle, il va m'envoyer chier, il doit me détester d'être parti comme ça. Il va me dire des choses horribles et j'aurais qu'à me suicider après..
- Bill...
- Oui non pas me suicider mais... ce serait encore pire de savoir qu'il me déteste. De l'entendre dans le son de sa voix. Ca ferait encore plus mal.
- Et si au contraire il est content que tu l'appelles? T'as pensé une seule seconde à la possibilité qu'il n'ait qu'une envie, avoir de tes nouvelles et juste comprendre ce qu'il s'est passé.
- Mais...
- T'es tellement pessimiste Bill que t'arrive même pas à imaginer qu'il puisse ne pas te détester. Tu ne connais pas ses sentiments à lui qui te dit qu'il en ressent pas pareil?
Je regarde Gustav et baisse la tête.
- C'est pas possible.
- Pourquoi?
- Parce qu'on peut pas m'aimer comme ça moi. Moi on m'ignore plutôt, on fait pas attention à ma présence ou alors on prend juste du bon temps avec moi comme je prend du bon temps avec les autres mais on tombe pas amoureux de moi, on m'aime pas à en crever.
Ma voix diminue au fur et à mesure que les mots sortent de ma bouche. Le ton qu'il en resssort est à la fois blasé et triste. Cette tristesse que j'ai toujours ressenti malgré moi quand je pensais à l'attitude de mes parents alors j'ai préfèré l'occulter et faire en sorte que leur indifférence ne m'atteigne pas.
- Bill... pourquoi tu dis ça? C'est pas...
- Pff laisse tomber je dis n'importe quoi. Je...
- Mais non ne dis pas que c'est n'importe quoi. Ce n'est pas parce que tes parents s'en foutent de toi que c'est pareil avec tout le monde. Tu peux pas dire ça c'est... Bill y a pleins de personnes qui t'aiment. Moi le premier.
Je rigole en relevant les yeux pour croiser son regard. Je sais pas vraiment pourquoi j'ai parlé de ça. C'est sorti tout seul. Mais après tout c'est vrai... pourquoi on m'aimerait moi? Depuis que je suis gosse mes parents ne m'ont pas accordé le moindre geste d'affection alors pourquoi des personnes en dehors de ma famille le ferait?
- T'es con...
- C'est toi qui est con. T'as juste besoin qu'on te dise qu'on t'aime alors je te le dis c'est tout.
On reste silencieux quelques instants. Ses phrases se répercutent dans ma tête me faisant réfléchir. Sans le savoir il vient de me redonner espoir. Toutes ses phrases que Tom me disait et que je ne décryptais pas maintenant elle prennent leurs sens... et ça me regonfle le coeur.
Gustav a raison... on peut m'aimer moi aussi. Je ne suis pas le vilain petit canard de la famille et ce n'est pas parce que mes parents ne m'ont pas apporté l'amour dont j'avais besoin plus jeune que maintenant, plus personne ne peut m'aimer. Tout ne se limite pas à eux. J'avais beau dire que je m'en foutais de ce qu'il pensait et de ce qu'ils éprouvaient pour moi mais leurs attitudes envers moi a eu plus de conséquences queje le croyais mais maintenant... ça va changer. Oui ça va changer et je vais encore changer, encore évoluer pour améliorer mes relations avec les gens.
Et surtout avec Tom...
- Bon je dois y aller.
Je sursaute un peu et tourne le visage vers lui. Il a un sourire satisfait sur les lèvres. Qu'est ce que je ferais sans lui? Rien bien sûr... C'est définitivement ce petit bonhomme qui m'oblige à rester sur Magdeburg... je ne veux pas quitter cet ami si précieux.
- D'accord et merci Gus.
Je souris en le regardant et me lève, Gustav m'imitant quelques instants après. On se dit aurevoir et je referme la porte derrière lui m'adossant à cette dernière. Ca fait du bien de parler avec quelqu'un de proche. Tout est plus clair dans ma tête mais une ombre se profile à l'horizon....
Comment je vais faire pour parler à Tom?
Je m'isole ...
J'ai l'impression de me renfermer sur moi-même avec toute cette histoire. Le pire c'est que je le remarque mais je ne fais rien pour arranger les choses. Je ne fais pas d'efforts pour sortir, appeler des potes, ect.. je reste chez moi et me morfond.
Le son de la télévision résonne dans le salon alors que je mange, un paquet de chips entre les jambes, et la télécommande dans une main. C'est le portrait typique du mec que veut rien faire et qui attend que sa femme fasse tout: le ménage, la bouffe...
Un sourire rapide se dessine sur mes lèvres alors que j'apporte une petite pognée de chips à ma bouche.
Une émission passe à la télé mais je ne regarde l'écran que d'un air absent. Mon portable, posé sur la table basse devant le canapé me fait de l'oeil. Je n'ai qu'une envie le prendre pour l'appeler. Chercher dans le répertoire ou même le taper directement... je l'ai tellement regardé que je le connais par coeur. C'est pitoyable non? Je devrais me bouger et arrêter de gamberger comme ça... passer à l'action au lieu de me torturer l'esprit pour rien.
Ma tête part en arrière jusqu'à toucher le canapé et je ferme les yeux en soupirant doucement. Je m'étire en allongeant mes jambes sous la table basse et oublie tout ce qui m'entoure pour ne penser qu'à une seume personne. Celle qui m'obsède depuis que je l'ai rencontré et qui ne veut pas partir de mon esprit. Tout est allé si vite... défois j'ai l'impression que c'est impossible de ressentir autant de choses en si peu de temps mais pourtant quand je pense à lui et quand je le voyais tous les jours, il y avait cette tension agréable entre nous, et les battements de mon coeur qui s'accélérer sans justification valable. Et vous savez ce picotement au creux du ventre qui est à la fois agréable et désagréable...
Tom me faisait et me fait encore ressentir tout ça. Tout est tellement fort quand il s'agit de lui, il n'y a pas de limite ou de juste milieu. C'est comme de la drogue dure, une fois qu'on a commencé et qu'on a ressenti les sensations on ne peut plus s'en passer.
C'est déjà trop tard...
J'ai vraiment envie de lui parler et même plus, de le voir. Le sentir contre moi, en contact avec sa peau pour savourer sa présence. J'ai envie qu'il soit à mes côtés mais je sais que ça, ça ne sera pas possible. Trop de kilomètres entre nous... trop de distances c'est établi maintenant. Que ce soit physique ou mentale...
Je sais que c'est à moi de faire le premier pas parce que lui ne le fera pas. Mais bon... c'est moi qui est fait la connerie alors je n'ai rien à lui reprocher.
Je sursaute en entendant mon portable sonne. Ma main passe devant mon visage, en redessinant mes sourcils pour arriver à ma mâchoire. Je me relève pour m'asseoir normalement et attrape mon portable. Je fronce les sourcils quand je vous qu'aucun nom n'est affiché sur l'écran. Je grimace en portant l'appareil à mon oreille avant d'appuyer sur la touche verte.
- Allo?
- Bill?
Vous savez cette impression que le temps s'arrête, que plus rien ne compte à part cette voix qui résonne dans votre tête. Comme si le temps s'était figé, la télé qu'on entend plus, le bruit de l'horloge qui ne fait plus tic-tac et vous qui ne respirez plus, votre souffle s'étant coupé en entendant cette voix qui vous adorez mais qu'à cet instant vous craignez.
Cette impression aussi d'avoir eu une hallucination ou alors que c'est votre imagination qui vous joue des tours. Ce n'est pas possible ce n'est pas lui, j'hallucine.. voilà les mots que tout le monde se dit quand on ne veut pas croire à quelque chose. Et pourtant... pourtant tout est bien réel.
Comment décrire ce moment? Il faut le vivre pour se rendre compte de l'état dans lequel ça nous plonge.
Je reste sans voix quelques instants en entendant le son de sa voix... Tom. Il ne dit plus un mot... je n'entend que sa respiration qui se veut régulière mais je sais qu'il fait de gros efforts pour ne pas exploser et me traîter de tous les noms.
C'est un peu le calme avant la tempête.
Je sursaute en frissonnant violement quand la sonnette retentit. Je restee imobile en me retournant, regardant la porte d'entrée sans faire le moindre geste.
- Tu réponds pas?
- C- comment?
- Ca vient de sonner non? Tu répond pas?
- Euh oui... oui j'y vais.
Sa voix est froide. Sa façon de prononcer mon nom... j'aurais jamais cru entendre autant de rancoeur dans le ton de sa voix à lui. Je me dirige vers la porte et c'est en tremblant, sans savoir pourquoi, que ma main touche la poignée pour enfin ouvrir la porte.
Mon portable tombe par terre dans un bruit de casse. Mes yeux s'arrondissent alors que la personne en face de moi baisse son portable qui était accroché à son oreille.
Comme moi il y a quelques secondes.
- Tom...
- Tu t'attendais pas à ça hein?
J'ouvre la bouche pour parler mais aucun mot ne sort. Aucun mot traversent mes lèvres... pourquoi? C'est peut-être son regard quand il pose ses yeux sur moi qui m'en dissuade. Sa voix que j'entendais à travers le combiné est encore plus clair... encore plus froide. Moi qui est l'habitude de l'entendre m'appeler d'une voix douce et remplie de tendresse... ça fait un choc. Je retombe une fois de plus sur Terre, mais la chute fait mal. A quoi je m'attendais? J'avais peut-être l'espoir, malgré moi, que nos retrouvailles se feraient en douceur. Quel rêve utopique... mais qui ne s'est jamais raccroché à un espoir?
- T'as perdu ta langue?
- ...
- Ah oui merde j'avais oublié que toi et les mots vous ne vous entendiez pas bien.
- C.. comment t'es..?
Il ne fait pas attention à ce que je dis. Il semble avoir mis du temps à venir devant ma porte et maintenant qu'il est là, il a une chose bien en tête. Je me doute de ce qu'il va se passer dans les prochaines minutes. Je m'en doute et je redoute plus que tout.
Comment ça se fait qu'il est là? Comment il est venu? Tout tourne ma tête... ça tourne tellement vite que je commence à en avoir le tournis. Je pose ma main sur l'encadrement de la porte. Est ce que je vais tomber? Non je pense pas, c'est juste l'après coup de la voir devant moi. J'ai qu'une seule envie mais une envie qui ne se révèle être qu'un fantasme: Le prendre dans mes bras et faire comme si de rien était.
Ce serait trop facile non?
- Tu pourrais me faire entrer non?
- Je.. euh oui.
Je le laisse entrer et après avoir fermer la porte je m'adosse à elle en évitant de le regarder dans les yeux. Je déglutis et ferme les yeux en attendant sa voix s'élever une nouvelle fois dans le silence de ma maison, appréhendant le moindre de ses mots. Je sais qu'il ne me regarde pas. Malgré toute cette colère qui émane de lui, je peux encore anticiper le moindre de ses gestes, la moindre de ses réactions.
Tout n'est pas perdu alors?
Je rêve peut-être un peu trop. Il n'est surement pas venu me voir pour me faire l'amour sauvagement. Qu'est-ce que je raconte moi?
Mes pensées sont (heureusement ou pas?) coupées par sa voix qui tranche l'air, laissant une trace invisible. Dans l'air mais aussi sur moi...
- Ce que je comprend pas c'est... quand c'est moi qui t'appelle, tu réponds pas mais quand c'est un numéro inconnu, tu décroches... pourquoi? Tu voulais pas me parler peut-être? C'est balo pour toi que je sois venu alors tu trouves pas? Etre obligé de m'expliquer pourquoi tu t'es barré comme ça et en plus face à face. Ca doit pas être facile pour toi.
Je relève la tête en ouvrant les yeux. Il pose les siens sur moi et ne lâche pas son regard. Je sais qu'il m'en veut ça se voit, je peux voir dans son regard toute la colère qu'il peut ressentir mais aussi de l'incompréhension. Il veut juste savoir alors pourquoi ne pas lui expliquer?
Est ce que seulement, si je lui explique, est ce qu'il va comprendre? Qui ne tente rien à rien c'est ça l'expression bein connue non? Mais dans ce cas-là, si je tente je peux tout perdre. Plus que je n'ai déjà perdu en partant de Berlin. Parce que même si je savais que j'avais fait une connerie envers Tom, je me disais que peut-être tout allait s'arranger... au fond de moi, j'y croyais encore un peu mais là... là si je ne fais rien je perds, et si je tente de m'expliquer, je peux perdre aussi.
Mais est ce que je peux gagner?
- Moi j'aurais aimé des explications tu vois, j'aurais préféré que tu me dises tes putains de raisons qui font que tu ne m'as pas prévenu.
- Je... j'voulais pas.. je..
- Tu te rends compte de ce que j'ai ressenti moi le matin? Non ça t'as pas traversé l'esprit que j'aurais aimé savoir. Après tu me reproches de pas m'excuser et de pas faire le premier pas dans la réconciliation. Putain... si tu savais comme je t'ai détesté Bill.
Son ton monte petit à petit. Il évacue toute la colère qu'il a ressenti à mon égard ses derniers jours. Sa regard sur moi m'intimide, j'arrive pas à aligner deux mots correctement.
- T'es qu'un égoïste Bill... t'as pensé qu'à toi et moi t'as oublié que j'avais aussi des sentiments...
Sa voix se fait plus basse. Mais il y a toujours cette tension, cette colère dans le ton qui me bloque.
Pour lui quoique je dise, il le retournera contre moi. Je baisse la tête en ne sachant pas quoi lui répondre. Pourquoi il est venu si c'est pour me dire ça?
Je ne me doutais pas que tout ça allait être aussi dur à surmonter. Je n'ose pas le regarder, mes yeux toujours baisser vers le sol, mes doigts se crispent sur mon tee-shirt alors que je me concentre pour ne pas faire couler les larmes qui menacent de tomber.
- Parles merde. Dis moi pourquoi t'es parti alors que... putain!
Je sursaute en entendant son pied s'écraser contre quelque chose.
Un silence s'installe dans la pièce. Est ce que c'est fini? Sa respiration se fait plus forte alors que j'ose relever les yeux vers lui, il est de dos à moi et semble reprendre son souffle qui lui fait défaut.
- Alors t'as pas compris hein?
Je crois que j'aurais pu ne pas entendre ses quelques mots tellement sa voix n'est devenu qu'un murmure. Sa voix se fait plus lasse. Il semble perdu dans ses pensées. Comme s'il réfléchit à quelque chose. Comme s'il voulait avoir de réponses à des questions qu'il ne pose pas. Je me décolle de la porte sans vraiment m'en rendre compte, en faisant un pas vers lui mais un geste brusque de sa part me laisse pas le rejoindre. Il se tourne vers moi avec un regard noir qui ferait fuir n'importe qui. Je me recolle à la porte en essayant de maintenir le regard mais c'est trop dur. Mes yeux se posent sur le sol alors que j'entend sa voix qui s'élève un fois de plus. Plus forte, beaucoup plus forte qu'au début... ce n'est pas un simple échange, qui n'en a jamais était un d'ailleurs. Ces mots sont plus crus et certains deviennent même des cris pour accentuer leur signification.
C'est plus qu'une tempête qui est rentré chez moi... il va me dire mes quatres vérités en face etje ne suis pas ur de le vouloir. Mais comment lui en vouloir? Mais je pourrais élever la voix de la même manière que lui alors qu'il est dans son droit. Aucune phrase correcte ne sortirait dema bouche de toute façon.
C'est lui qui a les cartes en main. Et a ce je-là il va me battre de plate couture.
- Mais t'es aveugle ou tu fais exprès? Faut que je fasse quoi pour que tu comprennes les choses ? Comment on fait pour t'expliquer qu'on tient a toi ? Hein ? Vas y dis moi ! Tu l'as pas compris que peut-être pour moi c'était pas un jeu ? Que peut-pêtre j'avais pas envie de te voir partir comme ça? Que peut-être tu pouvais me faire souffrir ? Mais bien sûr que non pour toi y'a que monsieur Bill qui compte, les autres on s'en fout, ce qu'ils ressentent on s'en fout. Tu pourrais me regarder quand je te parles. Pourquoi t'affrontes pas la connerie que t'a sfais en me regardant dans les yeux? Pourquoi tu fuis encore?
Son regard ne me lâche pas. Il veut voir mes yeux sur lui, être sur que j'entende et que je comprenne le moindre de ses mots. Être sur que je comprenne ce qu'il a traversé. Que je comprenne sa douleur...
Je relève la tête vers lui mais mes yeux le fuit. Regarder n'importe tout pour éviter ce regard brûlant sur moi.
- Tu crois que tu peut te permettre de partir et de revenir comme ça sans que ça ait des conséquences? De débarquer dans ma vie et de me chambouler pour repartir et faire comme si de rien n'était? Mais merde on fonctionne pas comme ça Bill, on laisse pas les gens comme ça. T'as pas le droit de me faire ça. Tu peux pas juste venir quand t'en as envie. Me taper une crise de jalousie, revenir et repartir le lendemain sans rien dire. TU NE PEUX PAS. Tu peux pas faire qu'à ta guise en pensant qu'à toi. Tout ce que tu fais peut avoir des impacts sur les autres, et toi tu ne penses pas au mal que tu fais. C'est simple pour toi il n'y a que toi et les autre sc'est pas grave. S'ils souffrent pourquoi s'en soucier tant que toi tu vas bien?
Il lève ses bras vers le haut comme s'il essayait de montrer même par sa gestuelle qu'il est hors de lui. Son attitude s'ajoute à ses mots... tout ce qu'il est regorge de rancoeur. Je ne pensais pas qu'il pouvait m'en vouloir à ce point.
Je me suis trompé sur toute la ligne...
Tellement borné et renfermé dans mon idée que personne ne pouvait tenir à moi que je n'ai pas vu le principal... que lui tient à moi. J'inspire un grand coup en le voyant s'approcher de moi. Toujours le même regard qu'il me renvoit, toujours la même frayeur qui s'empare de moi en imaginant la fin de cette histoire.
- La communication ça te dit quelque chose ? Tu connais ça Bill ? Et ben c'est le plus important dans un couple ! Tu croyais vraiment que j'allais te laisser partir comme ça et que j'allais pas te demander des explications ? Tu le croyais ? Et ben tu t'es foutu le doitgt dans l'oeil jusqu'au coude, alors maintenant parle vas y explique moi.
- Euh...c'est pas que je... mais tu.. et moi je t'... donc je voulais p...
- Mais Bordel tu vas parler ou tu vas encore me laisser comme ça ? Tu me fatigues Bill, tu me fatigues. J'suis pas venu juste pour te taper ma gueulante, même si j'en avais besoin j'suis venu pour que tu me parles, alors tant que t'auras rien dit, je ne bougerais pas. Maintenant, TU PARLES !
- ....
Il s'approche de moi et s'arrête à quelques centimètres de mon corps. Ses bras sont croisés, son regard noir, remplie de détermination, est fixée sur moi, ses jambes, légèrement écartées, sont posées de chaque coté des miennes pour que je ne puisse pas bouger.
Mes yeux rencontrent les siens. Totalement différents dans leur signification...
J'ouvre la bouche les yeux humides pour parler mais la referme parce qu'aucun mot n'en sort. Ma gorge se noue sans que je le contrôle. Je pense qu'il n'y a pas 50 000 mots pour m'expliquer et pourlui comprendre mes raisons. Un seul me vient à l'esprit.
Je ne sais pas si c'est assez fort, je ne sais pas s'il va l'entendre mais je sais que je l'aurais dit. Mes yeux fixent mes pieds comme pris en flagrant délit entrain de faire une bétise.
- Désolé...
Je le sens souffler et reprendre sa respiration comme s'il allait encore gueuler. Je ferme les yeux, appréhendant ses paroles. Je ne veux plus l'entendre crier, je veux juste qu'il me pardonne et pouvoir être dans ses bras.
- Tu crois que ça suf...
Je veux juste lui dire que...
- Je t'aime...
Plus aucun mot ne sort de sa bouche. En une seconde le silence à repris sa place initiale dans cette maison. Il est de nouveau le maître. Il n'y a que nos respirations légères qui s'entendent un peu. Mais ce n'est que le bruit, ou plutôt le non-bruit, de deux personnes qui sont aussi perdues l'une que l'autre.
Je tente un regard vers Tom en levant un peu la tête pour voir sa réaction. Ses yeux ont changé, ou alors c'est son regard. Il y a... cette étincelle que j'ai rencontré à Berlin et qui était parti quand je l'ai vu aujourd'hui. Elle est revenue et j'espère que c'est pour une bonne raison. Son visage apparaît toujours aussi fermé mais il y a cette étincelle dans ses yeux. J'ai réussi à la trouver alors tout n'est pas perdu.
- Ah bon maintenant tu m'aimeS? Ya deux jours tu partais sans rien dire et là tu me dis que tu m'aimes?
Ca y est... je peux de nouveau le regarder dans les yeux. Vous pensez peut-être que c'est dégueulasse ce qu'il dit? J'aurais pu très mal le prendre s'il n'y avait pas ce sourire. Un sourire d'abord très discret à la commissure de ses lèvres mais qui s'agrandit un peu à chaque fois que mon regard s'attarde un peuplus sur lui.
Comme s'il réalisait, il hausse les sourcils, et son sourire s'agrandit un peu plus.
- Tu m'aimes?
Je crois qu'il n'y a pas besoin de mots.
J'hoche timidement la tête de haut en bas pour confirmer. Il me regard toujours et approche son visage du mien, nos nez s'effleurant l'un contre l'autre. Ca c'est le Tom que j'aime... doux avec moi. Sa tête va se nicher dans mon cou alors que ses bras s'enroulent autour de ma taille. Je me crispe sous la surprise mais me détend vite en sentant ses mains parcourir mon dos et mes bras, en passant par mes hanches. J'entoure mes bras autour de son cou pour coller mon corps un peu plus à lui. Je ferme les yeux en sentant le contact de sa peau dans mon cou, et soupire d'aisance.
Ca fait trop longtemps.
Il se resserre contre moi alors qu'il embrasse mon cou puis ma mâchoire, ses doigts se crispant dans mon dos. J'ai l'impression qu'il veut être sûr que je suis bien là. Sa bouche effleure enfin mes lèvres alors que mes yeux sont toujours fermés et j'entend tout doucement.. un murmure qui s'envole dans l'air mais que moi je garde précieusement.
- Putain mais moi aussi je t'aime.
Je souris alors que ses lèvres se posent sur les miennes de façon plus appuyé. J'avais oublié que ses baisers me faisaient autant décoller. Mais c'est peut-être aussi les mots qu'il vient de me dire qui me font un petit effet.Il me l'a dit... j'ai pas révé, il m'a bien dit "je t'aime".
J'appuie légèrement mes mains sur sa nuque au même moment où sa langue demande l'accés à mes lèvres d'un coup de langue. Je la sens s'infiltrer entre mes lèvres et après avoir toucher mes dents, elle rejoind la mienne.
Le premier contact me fait soupirer.
Comment s'en passer?
Notre premier baiser depuis nos retrouvailles. C'est là que je me rend compte que Tom peut tout faire, même les choses les plus horribles, j'crois que j'lui pardonnerais. Pas que j'ai quelque chose à lui pardonner mais je peux plus me passer de sa présence et je sais que quoiqu'il fasse je pourrais pas le rejeter.
Dans ses baisers j'oublie tout.
J'oublie qu'il y a quelques minutes il a gueulé à s'en pêter les cordes vocales, qu'il m'a peut-être dit des choses blessantes.... j'oublie qu'il m'a fait subir plusieurs épreuves. Si c'est pour en arriver là, je ne regrette rien. Il m'a dit qu'il m'aimait qu'est ce qu'il pourrait m'arriver de mieux à cet instant?
Plus rien ne compte à ce moment là, il n'y a que Tom. C'est le centre de mon monde, sans lui je sais que je pourrais plus. Seulement 2 jours et je n'avais plus envie de rien, alors je ne préfère même pas imaginer ce qui se passerait si c'était plus.
Mais plus besoin de penser à tout ça. Plus besoin de se torturer l'esprit parce qu'il est bien là.
Ses bras autour de ma taille, ses mains qui s'accrochent à mon tee-shirt et ses jambes entre les miennes. Tout me prouve bien qu'il est à mes côtés. Mais surtout ses lèvres sur les miennes, sa langue sur la mienne. Qu'est ce qu'il y a de meilleur qu'un baiser de celui qu'on aime?
Cet échange intime qui peut faire passer tant de sentiments. Embrasser est peut-être même plus intime que faire l'amour, ou non que "niquer", parce que dans un baiser, on passe beaucoup plus de sentiments qu'on le voudrait. Là je sais que je ne me prive pas de l'embrasser avec tout l'amour que je peux ressentir pour lui. Là je lui déballe tous mes sentiments à son égard dans la gueule et je ne regrette pas que ça soit tomber sur lui.
J'enroule habilement ma langue autour de celle de Tom, qui va un peu plus loin dans ma bouche et passe ensuite mon pierçing sous sa langue, faisant traîner la boule métallique sur le membre humide. Mes bras se posent plus confortablement sur ses épaules alors que mes mains vont se poser sur sa casquette. Sa langue d'abord douce et tendre cherche à être coquine et mène la danse.
C'est un baiser dans les régles de l'Art.
Tout y est, tout est dosé pour qu'il soit parfait.
Ma voix s'élève à travers le baiser. Toujours mes lèvres collées en surface sur les siennes, je ne veux pas briser le contact, j'en ai trop bavé depuis 3 semaines pour ne pas profiter au maximum de chaque seconde que j'ai. En même temps, je sais que maintenant, à partir d'aujourd'hui, quelque chose va changer et ce sera encore plus fort.
J'ouvre doucement les yeux alors que Tom continue de me faire une tonne de petits bisous sur mes lèvres me regardant aussi. C'est une petite voix qui sort de mes cordes vocales, j'ai l'impression que c'est celle d'un enfant à qui on a offert un cadeau. De plus beau des cadeaux...
- C'est vrai?
Il me mord la lèvre inférieure avant d'embrasser mon grain de beauté sous la lèvre alors que ses mains passant sous mes fesses pour me soulever et me plaquer doucement contre la porte d'entrée. Je me laisse faire sans rien dire trop heureux que cette proximité qui existait à Berlin revienne. Nos corps s'emboîtent l'un contre l'autre alors que nos yeux ne se lâchent pas. Je pose un peu plus mes lèvres sur les siennes en faisant passer ma langue à l'intérieur de sa bouche avant de dériver et de descendre le long de sa mâchoire pour atterir dans son cou.
Son odeur m'envahit et je me shoote.
C'est définitivement lui ma drogue...
Quelques mots murmurés à mon oreille, quelques mots qui me confirme une nouvelle fois que je ne rêve pas et que tout ce qui se passe est réel. Je ne vais pas me réveiller et me rendre compte que tout cela n'est qu'un rêve. Ce n'est pas mon imagination qui me joue des tours.
- Tu crois que c'est pourquoi que je suis venu.
- Désolé...
Je crois que je ne pourrais pas le serrer plus fort que ce que je fais maintenant. Je colle mon corps le plus possible au sien pour sentir sa chaleur imprégner mes habits pour ensuite mieux m'imprégner moi, pour que tout mon corps ressente cette chaleur qui émane du corps de Tom... du corps de celui que j'aime. Nos nez se frôlent dans une synchronisation parfaite. Le mouvement de notre tête est inversé et comme si c'était écrit nos lèvres se frôlent d'abord. Juste un baiser aérien avant de se toucher plus franchement. Sa bouche se pose sur la mienne qui l'ouvre avec sa langue. Doucement, simplement tendrement notre baiser commence. Son corps se laisse aller contre le mien alors que notre baiser se fait plus long, mais toujours avec cette même lenteur. On prend notre temps, on l'a ce temps. Ce temps que je croyais impossible, il a fait en sorte qu'on l'ait. Pour pouvoir se découvrir un peu plus, pour pouvoir se connaître plus qu'au début et surtout... il a fait en sorte qu'on ait le temps de rester ensemble.
A deux.
Nos yeux se sont fermés dés le premier contact de nos lèvres ensemble.
Un de mes mains se posent sur sa joue en passant par sa mâchoire alors que j'écarte un peu mes lèvres des siennes. Mes yeux s'ouvrent, apercevant sa bouche entrouverte. Mes doigts passent sur sa lèvre inférieure en la caressant doucement, de long en large dans un effleurement léger. Je rapproche mon visage du sien et superpose mes lèvres sur un de mes doigt qui traîner sur celles de Tom.
- Je te quitte plus maintenant...
Je suis désolée d'êrtre aussi lente mais... j'ai mes partiels qui arrivent et je commence à flipper grave. Je me languis que tout soit fini et que j'aille enfin à Paris. Besoin de vacances là lol.
J'espère que cette partie vous a plu et je vous dis direct que pour moi ça a été galère. Pour le passage de l'énervation de Tom, HEUREUSEMENT que j'ai eu ma p'tite manue pour m'aider parce que sinon... ça aurait été de la merde. lol
Donc on dit tous en choeur:
"Merci manue d'avoir aidé manue ^^ "
Lol. Sinon la paretie 3? Euh... débuter mais vraiment un petit bout et je sais pas quand je pourrais la finir le 19 mai j'ai un partiel et j'ai 2 sujets à rendre pour jeudi donc bon hein... faut que je me calme et que je me mette à bosser U_U.
Je vous dis à bientôt et merchi pour tous vos coms et vos visites qui sotn toujours plus nombreuses. J'espère que ça vous plaira toujours autant en tout cas ^^.
Bisous bisous tout le monde ^^
Et pour ce que qui est des personnes qui veulent être prévenues pas de soucis. ^^
Faut juste que vous me le rappeler à chaque fois dans un com mdr sinon j'oublis et comme je prend les coms du dernier chapitre à chque fois pour prévenir lol.
Celles qui m'y font pas penser, je les oublie è_è.
Gros bisous!!!
Désolé... ce n'est pas la suite et elle ne sera pas là avant le semaine prochaine. Demain j'ai un exam et j'ai beaucoup de choses à rendre cette semaine don ça va être difficile d'écrire. Je vous promet de le faire le plus vite possible, mais je sais que vous comprenez, que mes études j'aipas envie de les louper lol.
Tokio Hotel ne le mérite pas <_< mdr!
Je vous dis à bientot et merci à toutes celles qui continuent de me laisser des coms et de venir en espérant voir la suite... je sais que vous avez du être déçu en voyant que ce n'était qu'un édit qui sert à rien.. désolé U_U.
Bisous à tout le monde en tout cas
Merci <3
J'essaie de finir la suite pour ce soir, je suis en plein dedans là lol.
Bisousssssssssss !!!!!




